vendredi 28 mai 2021

Les détours, seuls les détours constituent la vie : parce que le temps de la vie est celui des détours. Arriver au but (arriver à soi) signifie mourir.

Imre Kertész, Journal de galère

jeudi 27 mai 2021

Au commencement était l'Acte.

Johann Wolfgang von Goethe, Faust

mercredi 26 mai 2021

On ne se libère pas d'une chose en l'évitant mais en la traversant.

Cesare Pavese

mardi 25 mai 2021

Le centre de toute bonté et de toute joie est l'amour.

Hermann Hesse

vendredi 21 mai 2021

Quelle libération peut-on comparer à celle de l'amour ? L'amour est la seule chose qui donne sens à nos allées et venues.

Malcolm Lowry

jeudi 20 mai 2021

Il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens.

Vincent Van Gogh, Lettre à son frère Théo

mercredi 19 mai 2021

L'époque est sombre. Ce n'est heureusement pas mon devoir de l'éclairer.

Lettre de Sigmund Freud à Arnold Zweig du 2 mai 1935

mardi 18 mai 2021

On écrit pour consoler et enchanter l’enfant qu’on porte en soi.

Michel del Castillo
, Rue des archives

lundi 17 mai 2021

Penser que le bonheur puisse se travailler grâce à des exercices, c'est aller droit à l'échec. Le bonheur est quelque chose qui vous surprend. Il provient de l'accomplissement de souhaits qui remontent à l'enfance, de l'amour que vous donnez à l'autre et que l'autre vous porte et à la façon dont vous investissez le monde et découvrez les autres.

Sophie de Mijolla-Mellor, propos recueillis par Christine Angiolini, Psychologie positive : le bonheur à portée de main, Le Monde, février 2012

vendredi 14 mai 2021

Sigmund Freud, le plus irreligieux des hommes, devait découvrir à la fin de sa vie que la mystique et la psychanalyse visaient.... un point commun. Comment serait-ce possible ?

Puisque le principe de plaisir commande notre vie psychique, nous sommes assujettis à deux espèces de bourreaux, dit -il en substance : nos pulsions et les objets supposés les satisfaire. Face au malaise de la civilisation qui profite de ce principe et l'exacerbe, et avant la catastrophe de la Shoah, le docteur viennois commence à entendre chez ses patients un « au-delà du principe de plaisir » : c'est la pulsion de mort. Question : existe-t-il un au-delà de la pulsion de mort ? Une sorte de re-naissance, de résurrection ? Les mystiques témoignent de cette aventure psychique et physique: non pas « au-delà » mais, en les traversant, ils se soucient du désir à mort et se mettent à l'écoute de la pulsion de mort. Dans la terminologie de sa nouvelle science, Freud dira que, par l'expérience mystique, des « rapports autrement inaccessibles » s'établissent entre « le Moi et les couches profondes pulsionnels du Ça » .

Et c'est ici que, brusquement, sous la plume de ce juif athée, tombe la formulation extravagante: la psychanalyse se choisit « un point d'attaque similaire » ». Le Moi de l'analysant, affranchi de la tutelle du Surmoi, élargit ses perceptions et se consolide de manière à s'approprier des fragments du Ça. « Là où C'était, le Moi doit advenir ». Tel serait le travail de la civilisation: à long terme, peut-être impossible, comme l'assèchement du Zuidersee. Nous sommes en 1932, Freud écrit ses Nouvelles conférences sur la psychanalyse. La nuit tombera bientôt sur l'Europe et le monde. Mais Freud n'abandonne pas son archéologie du « point d'attaque similaire » entre psychanalyse et mystique. Peu avant sa mort, le 22 août 1938, le dernier mot de sa main trace cependant une ligne de démarcation dans cette similitude troublante : « Mysticisme: autoperception obscure du règne, au-delà du Moi, du Ça ». Entendons : plongée et perte du Moi dans l'autoperception du Ça (côté mystique) ; mais réorganisation du Moi par une interminable élucidation du Ça (côté psychanalyse). Va-et-vient fragile, risqué, indécidable ? Sans adhérer à l'expérience mystique, sans l'ignorer non plus, l'écoute analytique donne sens à sa jouissance.

Julia Kristeva, La séduction mystique

mercredi 12 mai 2021

Comment se présente la maladie créatrice ? Souvent comme une névrose banale, qualifiée de « neurasthénie » ou de tout autre diagnostic conforme aux théories psychiatriques du jour. On observe des symptômes de dépression, d'épuisement, d'irritabilité, de l'insomnie, des maux de tête, des névralgies. Plus rarement, la maladie créatrice prend l'allure d'une psychose plus ou moins grave, ou encore revêt le caractère d'une maladie psychosomatique. Dans tous les cas, cependant, elle se distingue par quelques traits caractéristiques. Généra­lement, le début succède à une période de travail intellectuel intense, à de longues réflexions, à des méditations, peut-être encore à un travail plus technique tel que la recherche et l'accumulation du matériel intellectuel.

Pendant la maladie, le sujet est généralement obsédé par une préoccupation dominante qu'il laisse parfois apparaître mais cache souvent. Il est préoccupé par la recherche d'une chose, d'une idée qui lui importe par-dessus tout et qu'il ne perd jamais complètement de vue.

La terminaison est vécue non seulement comme libération d'une longue période de souffrances, mais comme une illumination. L'esprit du sujet est alors envahi par une idée nouvelle qui lui apparaît comme une révélation ou un ensemble de révélations. La guérison est souvent brusque, à tel point que le sujet peut en donner la date exacte. Elle est généralement suivie d'un sentiment d'exaltation, d'euphorie et d'enthousiasme si intenses que le sujet peut arriver à se sentir dédommagé d'un seul coup de toutes ses souffrances passées.

Henri F. Ellenberger, Traité d'anthropologie médicale

mardi 11 mai 2021

Il est convenu de se plaindre du babélisme des langues psychanalytiques sans voir que cette diversité signe d'abord l'impossibilité de s'en tenir au point de vue unitaire, quel qu'il soit. Ce qui est dogmatiquement possible de l'intérieur d'une théorie, ne l'est plus dès lors que l'on se frotte aux incertitudes de l'expérience pratique.

Jacques André, La revanche des méduses

lundi 10 mai 2021

La vérité la plus blessante finit toujours par être perçue et s'imposer, une fois que les intérêts qu'elle blesse et les émotions qu'elle soulève ont épuisé leur virulence.

Sigmund Freud, Perspectives d'avenir de la thérapeutique analytique

vendredi 7 mai 2021

Ce n'est pas la volonté qui est la faculté première de l'homme mais l'imagination.

Emile Coué, la Maîtrise de soi par l'autosuggestion consciente

jeudi 6 mai 2021

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est.

Jean Jaurès, L'Esprit du socialisme

mercredi 5 mai 2021

Les rêves sont la littérature du sommeil.

Jean Cocteau, Essai de critique indirecte

mardi 4 mai 2021

Que vous veut-on, quand on vous dit : « Je t'aime » ? La déclaration ne déclare guère ce qu'elle déclare. Pas même si elle est de l'offre ou de la demande. La magie de la formule ne tient pas à son sens, mais à son élocution. Sans dire ce qu'elle requiert, elle l'exige, tout simplement. « Je t'aime » est une clé, un mot de passe.
Qui exprime sa flamme se confère des droits. L'amour a l'étrange vertu de légitimer ce qui se trame en son nom. De l'ardeur à la caresse, il n'a rien à justifier, du dépit à la violence, non plus. Ce que vous veut qui vous aime est sans recours. L'amour ne s'autorise que de lui-même.
Et à quoi s'expose-t-on quand on aime ?
Au pire, évidemment ! De l'autre comme de soi.
L'amour invite à souffrir autant qu'à faire souffrir. Il anoblit ce qu'on subit comme ce qu'on fait subir. L'amour contente pour autant qu'il aveugle. Il pare de noblesse nos plus grandes faiblesses. En son nom tout peut se faire.
En son nom, tout se fait.
Est-ce folie d'aimer ?

Jean-Claude Lavie, L'amour est un crime parfait

vendredi 30 avril 2021

Allumer les vieilles lampes, chercher l'eau à la pompe, allumer le foyer, faire la cuisine, sont des actes simples qui rendent l'homme simple...

Carl Gustav Jung à Bollingen

jeudi 29 avril 2021

Quand tu pardonnes, tu ne changes pas le passé... Tu changes le futur !

Anonyme

mercredi 28 avril 2021

Ce n’est pas moi qui ai un corps, c’est la Matière qui se transforme en moi.
Ce n’est pas moi qui vis, c’est la Vie qui se vit en moi.
Ce n’est pas moi qui pense, c’est l’Esprit qui se pense en moi.
Notre corps doit se connecter à la Substance.
Notre vie doit se connecter à l’Intention.
Notre pensée doit se connecter avec l’Esprit.

Marc Halévy, Qu'est-ce qui arrive à... la Spiritualité ?

mardi 27 avril 2021

Si vous traversez l'enfer, surtout continuez d'avancer.

Winston Churchill

lundi 26 avril 2021

L'illusion sexologique est que la sexualité est affaire de savoir : savoir anatomique, savoir érotique. C'est méconnaître ce qui constitue l'essentiel du sexuel humain et qui transcende tout savoir, tout apprentissage : sa dimension inconsciente.

Jacques André, La sexualité féminine

vendredi 23 avril 2021

Mettez deux navires en pleine mer, sans vent, sans courant, et ils finiront par s'accoster.

Jules Verne, Une ville flottante

jeudi 22 avril 2021

Le spectacle est le contraire du dialogue.

Guy Debord, La société du spectacle

mercredi 21 avril 2021

Le mouton a craint le loup toute sa vie. Mais c'est le berger qui l'a mangé.

Dicton géorgien

mardi 20 avril 2021

On croit souvent que la spiritualité se doit d'être grave et austère, comme si l'importance de l'enjeu excluait nécessairement la gaieté et l'humour. Or, le rire est l'expression spontanée de l'expérience intérieure et il revêt de surcroît une fonction d'éveil.

Eric Edelmann, Le sourire de la sagesse

lundi 19 avril 2021

Le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à l'adversaire.

Mila Kundera, L'Immortalité

vendredi 16 avril 2021

Samuel Dock : Dans L'Horloge enchantée, vous dites que le personnage principal du couple est le Temps.

Julia Kristeva : En effet. Mais comment ? Avec ses différences et ses autonomies, le couple ne dure que si le soin en devient une composante majeure. À ne pas confondre avec le maternage. La reliance est une expérience qui incombe aux deux sexes. Elle est au cœur de l'humanisation, je crois - rien de moins ! Il s'agit de prendre conscience de l'ambivalence des pulsions et des passions : attachement et agressivité, amour et haine, et de les transformer en lien, en possibilité de parler et de penser. La reliance opère contre l'emprise maternelle, pour que, au contraire, la séparation devienne possible et que l'autonomie favorise de nouvelles rencontres. Je t'écoute, tu m'écoutes, je t'entends, tu m'entends, ça nous change. Tu me fais confiance, je varie. Tu mûris. Une thérapie régénérative. Dans reliance, il y a « confiance » et « re-commencement » du lien.

Julia Kristeva, Je me voyage, entretiens avec Samuel Dock

jeudi 15 avril 2021

Il me semble qu’avec la théorie de l’accomplissement de souhait, seule la solution psychologique serait donnée, non la solution biologique, ou pour mieux dire, métapsychique. (D’ailleurs je vais te demander sérieusement si je peux utiliser le nom de “métapsychologie” pour ma psychologie qui mène derrière la conscience.)

Sigmund Freud, Lettre à Wilhelm Fließ

mercredi 14 avril 2021

L'Ego a besoin de problèmes, de conflits et d'ennemis pour renforcer le sentiment de division dont dépend son identité.

Eckhart Tolle

mardi 13 avril 2021

Pour créer son propre paradis, il faut puiser dans son enfer personnel.

Frida Kahlo

lundi 12 avril 2021

Arrête de réfléchir, ça t'empêche de penser !

Marc Lavoine

vendredi 9 avril 2021

Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton cœur !

Râmakrishna

jeudi 8 avril 2021

Si la vie m'a bien appris quelque chose, c'est que les choses que nous désirons vraiment finissent toujours par arriver, mais rarement de la façon dont nous les attendions.

Gabrielle Isis

mercredi 7 avril 2021

Le vrai plaisir de la dispute, c'est la réconciliation.

Guy Bedos

mardi 6 avril 2021

Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion. Lorsque vous y pénétrez, prenez tout votre être avec vous.

Khalil Gibran, Le Prophète

vendredi 2 avril 2021

Seul celui qui a parcouru la route sait où les trous sont profonds.

Proverbe chinois

jeudi 1 avril 2021

La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie.

Sénèque

mercredi 31 mars 2021

Il faut au contraire concevoir que tout concept est comme un être vivant qui défend son organisme (l'espace qu'il occupe) contre les agressions de l'environnement, c'est-à-dire, en fait, l'expansionnisme des concepts voisins qui le limitent dans l'espace substrat : il faut regarder tout concept comme un être amiboïde, qui réagit aux stimilus extérieurs en émettant des pseudopodes et en phagocytant ses ennemis.

René Thom

mardi 30 mars 2021

La vie est un songe.

Pedro Calderón de la Barca

lundi 29 mars 2021

Je vois la folie comme l'un des derniers refuges contre l'absurdité. Parmi les définitions étymologiques du mot "fou", on trouve l'idée d'un vide à remplir d'air. Ça tient du souffle. Ce vide, néanmoins, est encore un espace où l'on peut vivre.

Serge Lutens

vendredi 26 mars 2021

La pire souffrance est dans la solitude qui l’accompagne.

André Malraux, La condition humaine

jeudi 25 mars 2021

La noirceur porte plus d'un masque, aucun n'est aussi dangereux que le masque de la vertu.

Washington Irving, Sleepy Hollow : La Légende du cavalier sans tête

mercredi 24 mars 2021

Ce qui est taillé en sens contraire s'assemble ; de ce qui diffère naît la plus belle harmonie ; tout devient par discorde.

Héraclite, Fragments

mardi 23 mars 2021

Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera.

Victor Hugo, Les Misérables

lundi 22 mars 2021

Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur.

Jean Cocteau, Les mariés de la Tour Eiffel

vendredi 19 mars 2021

Nous aimons penser que nos idées sont notre propriété personnelle, mais, tant que nous n'avons pas mis notre contribution à la disposition du reste du groupe, nous n'aurons pas la moindre chance de mobiliser cette sagesse collective qui pourrait nous mener à des progrès et à des développements nouveaux.

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

jeudi 18 mars 2021

Voilà, Dieu. Il y a un mysticisme, là. Tu as envie de rendre quelque chose qu'on te donne...

Alina Reyes et Stéphane Zagdanski, La Vérité nue

mercredi 17 mars 2021

Les bleus

Lorsque sur moi il pleut des coups
De poing et d’ta canne en bambou
Que l’rimmel coule le long d’mes joues
Que j’m’évanouie, que j’suis à bout

Je m’dis qu’les bleus sont les bijoux
Les plus précieux et les plus fous
Et si un soir, on n’est sans l’sous
J’pourrais toujours les mettre au clou

J’ai des émeraudes autour du cou
Des améthystes un peu partout
Si t’étais pas aussi jaloux
J’irai au bal, quel succès fou

J’arriverais couverte de bijoux
Qui étincelleraient de tout
Leur feu, j’vois d’ici l’œil jaloux
Des aut’ nanas et d’leurs matous

Tabasse-moi encore voyou
File m’en encore pour quelque sous
Vas y rentre moi dans le chou
Tellement j’ai mal, j’sens plus les coups

Oui mes bleus sont mes seuls bijoux
Y en a qu’j’ai payé un prix fou
Tu m’as tellement rouée de coups
Me voilà millionnaire de partout

C’soir t’es encore complètement saoul
Tu m’regardes avec tes yeux fous
Ça y est, voilà que tu m’secoues
Doucement mon amour, vas y mou

J’ai beau être de caoutchouc
Et même rebondir sous les coups
Un jour tu cass’ras ton joujou
Tu le regrett’ras, après coup

Paroles et musique de Serge Gainsbourg

mardi 16 mars 2021

Il n'appartient qu'au courage de régler la vie.

Luc de Clapiers marquis de Vauvenargues

lundi 15 mars 2021

Pour conserver, il faut accepter de perdre, et pour vivre, il faut mourir un peu.

Jack London, L'amour et rien d'autre

vendredi 12 mars 2021

Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme est de volonté.

Alain, Propos sur le bonheur

jeudi 11 mars 2021

Si tu veux changer ta vie... commence par faire ton lit.

William H. McRaven, Si tu veux changer ta vie... commence par faire ton lit

mercredi 10 mars 2021

Elle [la pandémie] a rendu la mort trop visible, trop flagrante, en même temps qu'elle a enfoui tout ce qui depuis toujours nous a aidé à la « vivre » - nos liens familiaux et sociaux, nos fêtes, nos rites funéraires, notre production artistique et culturelle, nos parcs, nos voyages... ; elle nous a plaqués, abrutis, devant la lumière bleuâtre des écrans, rendant évident notre besoin de signification, de sublimation, notre besoin d'un monde interne peuplé et d'un monde externe ouvert aux liens et aux avenirs possibles.

Ana de Staal et Howard B. Levine (Dir.), Psychanalyse et vie covidienne : détresse collective, expérience individuelle

mardi 9 mars 2021

Il est vrai que sur le divan, rares sont ceux qui usent véritablement de la liberté de parole qui leur est donnée.

Jean-Claude Lavie, Le sexe dans la bouche

lundi 8 mars 2021

Il nous faut devenir adultes pour comprendre que les adultes n'existent pas et que nous avons été élevés par des enfants que l'armure de nos rires rendaient faussement invulnérables.

Christian Bobin

vendredi 5 mars 2021

On croit que tout est fini, mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter.

Paul Claudel

jeudi 4 mars 2021

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille et le bonheur se cultive.

Bouddha

mercredi 3 mars 2021

Or, ni l'attention portée à la vie amoureuse, ni la fréquentation de la littérature, ni la pratique de la psychanalyse ne sont aujourd'hui reconnues comme des activités d'une grande importance.

Jean-Michel Hirt, La dignité humaine : sous le regard d'Etty Hillesum et de Sigmund Freud

mardi 2 mars 2021

Tu enseignes le mieux ce que tu as le plus besoin d'apprendre.

Richard Bach, Le Messie récalcitrant

lundi 1 mars 2021

Je ne cite les autres que pour mieux m'exprimer moi-même.

Montaigne

vendredi 26 février 2021

Pour pouvoir contempler un arc-en-ciel, il faut d’abord endurer la pluie.

Proverbe chinois

jeudi 25 février 2021

J’aime le contraste, brouiller un peu les pistes et les repères. Le trop évident ne m’intéresse pas et puis, la vie, les choses, les gens sont complexes, constitués d’ombre et de lumière. Il y a dans “Pieds Nus”, du profane et du sacré, du chaos et de la sérénité, du vivant et du mort, de la souillure et de la pureté. Or, de cette rencontre inopportune naît une certaine harmonie. J’aime l’idée que ces univers puissent se compléter, s’équilibrer et finalement se réguler.

Emma Barthere, A la lumière des femmes par Julien Foulatier, Boum!Bang!, 30 janvier 2013

mercredi 24 février 2021

Une sortie, c'est une entrée qu'on prend dans l'autre sens.

Boris Vian, Traité de civisme

mardi 23 février 2021

La plus ancienne et la plus forte des émotions humaines est la peur, et le type de plus ancien et le plus fort de peur est la peur de l'inconnu.

Howard Phillips Lovecraft, Epouvante et surnaturel en littérature

lundi 22 février 2021

Les caractéristiques de l'expérience mystique ont été différenciées en sept types par Stace, en 1961. On peut y voir une description de l'expérience mystique universelle, une « expérience religieuse primordiale », dépassant et intégrant les clivages imposés par les religions « institutionnalisées ».

En voici la liste synthétique :

  • Qualité noétique : le mystique ressent ce qu'il vit comme une illumination ou un accès à la connaissance authentique : ses visions et pensées sont vécues comme appartenant à une réalité objective et indépendante, basée sur une connaissance directe et intuitive ;
  • Emotions profondément positives (la texture de l'univers est Amour) : des sentiments de grâce, de joie, de paix, de bonheur et d'harmonie ;
  • Sentiment du caractère sacré de la vie et de toutes choses : tout ce qui est appréhendé revêt une nature divine ;
  • L'Unité interne : tout est « Un » ; sentiment que derrière la multiplicité apparente du monde, il y a une unité qui est appréhendée lorsque la conscience se détache des formes sensorielles et des contenus conceptuels ; au bout du compte, le mystique sent que les frontières du soi se dissipent et il devient un avec une existence plus large que lui-même ; s'y associe le sentiment que toutes les choses et créatures sont reliées, et que toutes les choses sont vivantes ;
  • Transcendance des limites du temps et de l'espace : passé, présent et futur coexistent simultanément sur un axe vertical ; le mystique ressent que les notions de temps et d'espace ne sont plus applicables ;
  • Ineffabilité de l'expérience : il s'agit d'une difficulté à décrire par des mots l'expérience mystique, les concepts habituels semblant inadaptés ou insuffisants, pour des phénomènes se situant au-delà de toute description verbale ;
  • La paradoxalité : les canons de la logique sont remis en cause ; pour atteindre les royaumes du Divin, on doit laisser derrière nous notre rationalité habituelle ;
Pahnke (1963) rajoute deux autres catégories à cette liste :
  • Le caractère transitoire : la durée de l'état de conscience mystique est délimitée, et bien différenciée quand l'expérience est terminée ; c'est une différence importante entre la conscience mystique et la psychose ;
  • Des changements positifs durables dans les attitudes et les comportements : quand une personne traverse une expérience caractérisée par les huit catégories décrites ci-dessus, elle présente souvent des changements dans l'un ou moins des domaines suivants :
    • envers elle-même : intégration plus forte de la personnalité ; plus grand sentiment de valeur personnelle ; détente des mécanismes de défense de l'ego ; meilleure acceptation de soi ; plus grande foi dans la créativité personnelle : plus grand optimisme ;
    • envers les autres : plus grande sensibilité, tolérance, compassion et plus d'amour ;
    • envers la vie : changements de valeurs, de buts et de signification de la vie ; plus grande implication professionnelle ; perte de la peur de la mort ; appréciation plus grande envers la totalité de la création ;
    • envers l'expérience mystique elle-même : elle est ressentie comme ayant conduit à un apprentissage utile. Après être ressorti de cette expérience, bien des gens reconnaissent pour la première fois qu'ils sont le centre créatif de leur existence physique, qu'ils sont entièrement responsables de ce qu'ils font, autant par leurs pensées que par leurs actes ; leurs problèmes sont vécus comme le lieu par excellence où ils peuvent découvrir la sagesse et l'amour.
En effet, il existe, en dehors d'une expérience passagère, le transpersonnel au quotidien, qui se fait dans l'affrontement existentiel de la dure réalité de tous les jours et dans l'appel confiant au forces supérieures protectrices (Descamps, 1999).

Olivier Chambon et Michel Marie-Cardine, Les bases de la psychothérapie

vendredi 19 février 2021

S'il y a quelque chose de certain, c'est que la certitude se trompe.

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

jeudi 18 février 2021

La psychanalyse ne conduit pas nécessairement à la santé, à un bien-être ou à un « mieux-être », elle reconnaît même de l'incurable dû à la condition humaine, un mal-être, une négativité, non de circonstance mais de structure. Par contre, correctement menée, elle pousse à découvrir ou inventer de nouveaux possibles et peut conduire à un « plus-de-vie », un « un plus-être » : être plus proche de son désir, de sa « vie propre », être dans plus de sentir, plus d'intensité, plus de liberté jaillissante... C'est en ce sens que la psychanalyse est une véritable expérience spirituelle, une preuve d'extension.. Freud, toujours en mouvement et évolution, avait commencé à le réaliser à la fin de sa vie. La psychanalyse est un voyage de découverte et de créativité dans l'in-time intimité de l' « l'être même du sujet », le  « sujet de la vie » et sa métamorphose intérieure, loin de toute démarche scientifique ou philosophique, de tout psychologisme ou quelconque fonction psy, qui ont aujourd'hui le vent en poupe et envahissent tout.

Alain Amselek, Le livre rouge de la psychanalyse

mercredi 17 février 2021

Et puis un jour on s'en fout, et ça fait du bien.

Anonyme

mardi 16 février 2021

Ce qui nous pousse à n'accorder aux philosophes, dans leur ensemble, qu'un regard où se mêlent méfiance et raillerie, ce n'est pas tant de découvrir à tout bout de champ combien ils sont innocents, combien de fois et avec quelle facilité ils se trompent et s'égarent, bref, quelle puérilité est la leur, quel enfantillage ; c'est de voir avec quel manque de sincérité ils élèvent un concert unanime de vertueuses et bruyantes protestations dès que l'on touche, même de loin, au problème de leur sincérité. Ils font tous comme s'ils avaient découvert et conquis leurs opinions propres par l'exercice spontané d'une dialectique pure, froide et divinement impassible (à la différence des mystiques de toute classe, qui, plus honnêtes et plus balourds, parlent de leur "inspiration"), alors que le plus souvent c'est une affirmation arbitraire, une lubie, une "intuition", et plus souvent encore un vœu très cher mais quintessencié et soigneusement passé au tamis, qu'ils défendent par des raisons inventées après coup. Tous sont, quoi qu'ils en aient, les avocats et souvent même les astucieux défenseurs de leurs préjugés, baptisés par eux "vérités".

Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal

lundi 15 février 2021

Qui comprend invente.

Louis Scutenaire

vendredi 12 février 2021

Liste des choses à faire, aujourd'hui :

1. Respirer par le nez.

2. Ne rien précipiter.

3. Rester calme et centré.

4. Conserver son sens de l'humour.

5. Laisser aller ce que l'on ne peut pas contrôler.

6. Se rappeler que tout passe.

Nicole Bordeleau

mercredi 10 février 2021

L’homme qui se relève est encore plus fort que celui qui n’est pas tombé.

Viktor Frankl

mardi 9 février 2021

Le premier degré de la grandeur est d'être en réalité ce que nous semblons être.

Socrate

lundi 8 février 2021

Il extériorise ce qui déchire tout enfant (et adulte) intérieurement : le désir de vaincre et l'envie d'être bercé.

Anne Dufourmantelle, Chroniques

jeudi 4 février 2021

Ainsi, dans la séparation, l’objet s’éloignant jusqu’à n’être plus qu’un point à l’horizon, le Moi quitte son corps et le suit dans la fuite ; et les patients de se vivre comme n’existant plus, privés du sentiment de leur habitat en un corps qui n’est presque plus le leur et n’est plus qu’une sorte de dépouille sans existence, alors que leur âme endolorie continue à courir après l’objet qu’elle a perdu.

André Green, Le Corps, le sens

mercredi 3 février 2021

Les mots, c'est pire que des lance-pierres.

Michel Audiard

mardi 2 février 2021

Il lui était arrivé d'écrire qu'on devrait davantage « observer les minéraux, les cailloux, la lave pétrifiée, les fossiles, les roches » quand l'amour se retire ou meurt.

Robert Maggiori, préface à Chroniques, Anne Dufourmantelle

lundi 1 février 2021

Si j'étais psychiatre, au malade qui souffre d'angoisse, je conseillerais, dès l'apparition de la crise, de lire le poème de Baudelaire, de dire bien doucement le mot baudelairien dominateur, ce mot vaste qui donne calme et unité, ce mot qui ouvre un espace, qui ouvre l'espace illimité.

Gaston Bachelard, La Poétique de l'espace

vendredi 29 janvier 2021

Le péché originel, c'est de limiter l'Être. Ne le fais pas.

Richard Bach, Le Messie récalcitrant

jeudi 28 janvier 2021

La question n'est plus aujourd'hui : « Comment puis-je me débarrasser de mon ombre ? » car on a suffisamment vu la malédiction qu'on encourt en n'étant que la moitié de soi-même. La question qu'il faut se poser est maintenant celle-ci : « Comment l'homme peut-il vivre avec son ombre sans qu'il en naisse toute une série de malheur ? » La reconnaissance de l'ombre fournit une raison à l'humilité et même à la crainte devant l'insondable nature humaine.

Carl Gustav Jung, Psychologie du transfert

mercredi 27 janvier 2021

Sur le fond de la bonne santé régnante, la mort.

Theodor W. Adorno, Minima Moralia

mardi 26 janvier 2021

Le visage est ce qui nous interdit de tuer.

Emmanuel Levinas, Ethique et infini

lundi 25 janvier 2021

Aujourd'hui, il n'y a pas de vérités, il n'y a que des explosions.

J. M. G. Le Clézio, Haï

vendredi 22 janvier 2021

Le monde possède déjà le rêve d'un temps dont il doit maintenant posséder la conscience pour le vivre réellement.

Guy Debord, La Société du spectacle

jeudi 21 janvier 2021

La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres.

Romain Gary, Gros-Câlin

mercredi 20 janvier 2021

Certes la pratique de la psychanalyse nous habitue à cette confrontation à des parties hétérogènes du moi, et qui coexistent ensemble.

Ghyslain Lévy, La vie partielle

mardi 19 janvier 2021

On va tous dans la même direction, on prend des chemins différents c'est tout.

Francis Scott Fitzgerald, L'étrange histoire de Benjamin Button

lundi 18 janvier 2021

Si un autre me ressemble, c'est donc que j'étais quelqu'un.

Marcel Proust, Jean Santeuil

vendredi 15 janvier 2021

De nombreuses études cherchent à définir le profil des gens. A l'aide de QCM (questionnaires à choix médiocres), des experts nous « qualifient » et se permettent de nous ranger dans des cases, par groupes de caractères, de couleurs ou d'animaux totems. Nos faits et gestes sont expliqués par des majorités de carrés ou de triangles ou par des préférences de mots. Beaucoup de gens, à qui ont fait croire à ces « sciences humaines », agissent d'après la définition qu'on leur a donnée d'eux-mêmes. « Je suis un bleu à tendance rouge au niveau professionnel, ça explique que je sois ambitieux. » J'ai envie de leur demander quelle est la couleur de la bêtise.
Grâce à des bilans de compétences fumeux, des employés lâchement licenciés pensent découvrir leur nouvelles aspirations. Il se voient tous « consultants en communication » puisque le test confirme qu'ils aiment le contact humain.
Ces études, de la plus archaïque à la plus sophistiquée, n'ont pour moi qu'un seul but : raccourcir l'humain comme on taille un buisson.
C'est le rêve caché du marketing qui veut parfaitement connaître nos comportements d'achats. Raccourcir l'humain, c'est ce qui est pratiqué lorsqu'on considère que tel ou tel programme de télévision s'adresse à la ménagère de plus de cinquante ans ou aux ados de 12 de QI. Raccourcir l'humain, c'est ce que les personnalités politiques désirent le plus au monde. Pour se faire élire en racontant ce que la « cible » veut entendre, mais aussi pour gouverner, car il est beaucoup plus simple de cocher des cases dans lesquelles on enferme des sujets plutôt que de s'adapter à une société complexe et plurielle.
L'humanité est trop élaborée pour beaucoup de décideurs. Ils tentent désespérément de la ramener à la portée de leur piètre intelligence.

Haroun, Les pensées d'Héractète

jeudi 14 janvier 2021

Les méchants haïssent et envient, c'est leur manière d'admirer.

Victor Hugo, Tas de pierres

mercredi 13 janvier 2021

La vie est comme un livre. Ne jamais sauter aucun chapitre et continuer de tourner les pages, tôt ou tard on comprendra pourquoi chaque paragraphe était nécessaire.

Bernard Werber

mardi 12 janvier 2021

Nous n'avons rien à nous que le temps, dont jouissent ceux mêmes qui n'ont point de demeure.

Baltasar Gracián, L'Homme de cour

vendredi 8 janvier 2021

Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s’il existe une différence entre rêver et vivre.

Jorge Luis Borges

jeudi 7 janvier 2021

La chose la plus apaisante en ce monde c’est quand quelqu’un embrasse vos blessures en ne les voyant pas comme des catastrophes dans votre âme mais simplement comme des fissures dans lesquelles mettre son amour.

Emery Allen

mercredi 6 janvier 2021

Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. 

Albert Camus, Lettre à René Char du 17 septembre 1957

mardi 5 janvier 2021

Lekh Lekha !

Va vers toi-même !

Echo de l'Appel entendu par Abraham dans les Commencements

lundi 4 janvier 2021

De la douceur, de la douceur, de la douceur !

Paul Verlaine, Lassitude

jeudi 24 décembre 2020

Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.

Jean d'Ormesson, Voyez comme on danse

mercredi 23 décembre 2020

Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.

Marc-Aurèle

mardi 22 décembre 2020

Dans les personnes que nous aimons, il y a, immanent à elles, un certain rêve que nous ne savons pas toujours distinguer mais que nous poursuivons.

Marcel Proust, Le temps retrouvé

lundi 21 décembre 2020

Et puis il y a ceux qu'on aime. Une poignée. Les fils de soie qui nous retiennent au monde.

Michel Onfray, Le deuil de la mélancolie

vendredi 18 décembre 2020

L'amour est un rêve à deux.

Björk

jeudi 17 décembre 2020

Le centrage constitue dans mon expérience, le sommet jamais dépassé du développement, lequel se caractérise parce qu'il coïncide dans la pratique avec l'effet thérapeutique maximum.

Carl Gustav Jung, Les racines de la conscience

mercredi 16 décembre 2020

Tuer l'infans, selon la compréhension que je propose, signifie tuer un autre en soi, occire cette part de soi résignée à demeurer mutique, faute de recevoir de réponse adéquate à ses tentatives de sollicitations de l'entourage.

Nathalie de Kernier, Le suicide

mardi 15 décembre 2020

Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie.

Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe

lundi 14 décembre 2020

J'aime à parler, pourvu que je contredise.

Jules Renard, Journal, 31 janvier 1908

jeudi 10 décembre 2020

Le masochisme érogène, plaisir de l'excitation sexuelle, est à la base des masochismes féminin et moral. Le masochisme féminin ne concerne pas spécifiquement la femme et est connu au travers de fantasmes masculins. Le masochisme moral est révélé par des conduites dictées par la culpabilité inconsciente. Je postule que ces conduites, ou symptômes, sont l'épiphénomène d'une faillite du masochisme érogène primaire intricateur des pulsions décrit par Freud en 1924 [...].

Marilia Aisenstein, Désir, douleur, pensée

mercredi 9 décembre 2020

La seule industrie française qui ne connaisse pas le sous-emploi est la méchanceté.

Albert Camus

mardi 8 décembre 2020

Vingt-quatre heures à la fois.

Adage des Alcooliques Anonymes

lundi 7 décembre 2020

Les qualités de l'objet sexuel, nous les nommerons : excitantes.

Sigmund Freud, Trois essais sur la théorie sexuelle

vendredi 4 décembre 2020

J'ai souvent pensé à des formules qui exprimeraient le mécanisme du progrès humain et les changements historiques. Elle pourraient être les suivantes :

    La Réalité - les Rêves = l'Animal

    La Réalité + les Rêves = un Mal de cœur (habituellement appelé Idéalisme)

    La Réalité - l'Humour = le Réalisme (aussi appelé Conservatisme)

    Les Rêves - l'Humour = le Fanatisme

    Les Rêves + l'Humour = la Fantaisie

    La Réalité + les Rêves + l'Humour = la Sagesse

Ainsi la sagesse, ou le plus haut type de pensée, consiste à atténuer nos rêves, ou notre idéalisme, par le sens de l'humour, appuyé sur la réalité elle-même.

Lin Yutang, l'Importance de vivre

jeudi 3 décembre 2020

Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.

Françoise Sagan, Bonjour tristesse

mercredi 2 décembre 2020

On se sert des couleurs, mais on peint avec le sentiment.

Jean Siméon Chardin

mardi 1 décembre 2020

Je fais reculer la mort à force de vivre, de souffrir, de me tromper, de risquer, de donner et de perdre.

Anaïs Nin, Vénus Erotica

lundi 30 novembre 2020

Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l’intérieur le chagrin, l’amertume, et une tristesse qui s’attache au cœur comme un vampire.

Gustave Courbet, Lettre à Alfred Bruyas

vendredi 27 novembre 2020

Et si l'on peut te prendre ce que tu possèdes, qui peut te prendre ce que tu donnes ?

Antoine de Saint-Exupéry

jeudi 26 novembre 2020

Si tu rencontres une pensée simple, tue-la !

André Green, Seminari romani, 1995

mercredi 25 novembre 2020

Il faut beaucoup de temps - disons, une ou deux décennies de pratique clinique à plein temps - avant d'acquérir, en tant qu'analystes, une maturité qui nous permette de parler avec chacun de nos patients d'une voix tout à fait propre, d'une manière qui ne s'adresse finalement qu'à ce patient précis, à ce moment précis de la conversation analytique avec lui. Il faut avoir profondément intégré la technique psychanalytique avant d'être en mesure de l'“oublier”, c'est-à-dire de la redécouvrir par soi-même.

Thomas H. Ogden, Redécouvrir la psychanalyse

mardi 24 novembre 2020

Nutrisco et extinguo.

Je nourris et j'éteins.

Devise de François 1er

lundi 23 novembre 2020

Hâte-toi de choisir un jour digne d’éclore.

Paul Valéry, Air de Sémiramis

vendredi 20 novembre 2020

Chaque homme doit inventer son chemin.

Jean-Paul Sartre, Les Mouches

jeudi 19 novembre 2020

La définition la plus simple de l'angoisse serait de dire qu'il s'agit d'une peur enkystée, un abcès de peur qui dure depuis un passé qui semble oublié (la petite enfance), et que le temps ne guérit en aucune manière.

Christian Jeanclaude, Freud et la question de l'angoisse

mercredi 18 novembre 2020

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière,
D'espérer en ses rêves les plus éphémères,
Lorsqu'on n'en n'a plus le courage,
Ni même l'envie davantage.

Edmond Rostand, Chantecler

mardi 17 novembre 2020

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! "

Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

Sagesse amérindienne

lundi 16 novembre 2020

La foi, c'est la confiance que les choses peuvent arriver même si vous ne savez pas comment.

Aurore Roegiers, Espoir

vendredi 13 novembre 2020

Je me souviens d'une cascade au fond des grottes. Quelqu'un que je connaissais, un ami nommé Robert Desnos, parlait. Il avait retrouvé à la faveur d'un sommeil étrange plusieurs secrets perdus de tous. Il parlait. Mais ce qui s'appelle parler. Il parlait comme on ne parle pas. La grande mer commune se trouvait du coup dans la chambre, qui était n'importe quelle chambre avec ses ustensiles étonnés.

Louis Aragon, Traité du style

jeudi 12 novembre 2020

C'est parce qu'il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de “victoire”, de “sagesse” ou de “joie” ont un sens.

Simone de Beauvoir, Pour une morale de l'ambiguïté

mardi 10 novembre 2020

On est capable d’avoir de l’empathie pour de la douleur physique mais c’est plus rare pour de la douleur psychique.

Fayçal Mouaffak, Covid-19 en France : "Derrière la vague épidémique, la vague psychiatrique", Ouest-France, 4 novembre 2020

lundi 9 novembre 2020

Le corps sans les mots c'est effrayant
Mais les mots sans le corps,
C'est pire !

Catherine Potel, Du contre-transfert corporel

vendredi 6 novembre 2020

La parole est soudaine et c'est un dieu qui tremble.

Guillaume Apollinaire, La Victoire

jeudi 5 novembre 2020

La grande, la seule originalité de l'amour est de rendre le bonheur indistinct du malheur.

Emil Cioran, Aveux et anathèmes

mercredi 4 novembre 2020

Je me suis demandé si une réflexion sur le dialogue ne doit pas comprendre le moment où le patient se met à parler à lui-même parce que les forces qui sont à l’œuvre en lui se reconfigurent et engendrent en lui un réalité nouvelle. Quel rapport entre le dialogue thérapeutique et ce monologue qui, le moment venu, prend le relais ? Quel rapport, d’autre part, entre ce monologue-là et le phénomène plus général de la pensée et de son expression langagière ?

Jean-François Billeter, Le dialogue thérapeutique

mardi 3 novembre 2020

Moins on s'occupe du contre-transfert, plus il s'occupe de vous.

Jacques André, L'inconscient est politiquement incorrect

lundi 2 novembre 2020

Il faut être plus grands, malgré nous.

Napoléon, Maximes et pensées

vendredi 30 octobre 2020

L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre.

Georges Wolinski

jeudi 29 octobre 2020

Un seul remède, si l'on en peut user : aimer plus fort qu'on ne souffre. 

Jean Rostand, Les pensées d'un biologiste

mercredi 28 octobre 2020

Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, il se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser.

Blaise Pascal, Les Pensées

mardi 27 octobre 2020

On ne coupe pas l'arbre pour avoir le fruit.

Proverbe français

lundi 26 octobre 2020

Chaque pas est une victoire.

Lao-tseu Tao Te King

vendredi 23 octobre 2020

Ecrire c'est agir.

François Mauriac

jeudi 22 octobre 2020

Passons maintenant en contexte freudien : la résistance à la satisfaction de la pulsion, née de la censure psychique, fait en sorte que ce qui vient à l'esprit de l'analysant ne soit jamais le refoulé même, mais seulement quelque chose qui s'en approche, dit Freud, « sur le mode d'une allusion », nach Art einer Anspielung. Dès lors qu'un désir ne peut s'exprimer directement, il ne peut plus le faire, en effet, au stade indiciel du symptôme, que de façon détournée : un conflit d'ambivalence ne pouvant être liquidé sur la même personne, ce désir fera ainsi l'objet d'un contournement - Umgang - sur un objet substitutif (du père au cheval, chez le petit Hans). Tout le langage du symptôme est donc, de la façon dont nous le décrit Freud, une façon prudente et stratégique de s'écarter de l'objet du désir censuré pour ne cesser ensuite de pouvoir venir rôder et « jouer autour, à proximité : ad-lusio. Et ce, d'autant plus librement, échappant au contrôle, que ce symptôme s'en est d'abord ostensiblement écarté ; c'est-à-dire qu'il s'est mis à l'abri d'une telle vigilance par cet éloignement même.

François Jullien, Cinq concepts proposés à la psychanalyse

mercredi 21 octobre 2020

De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou.

Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique

mardi 20 octobre 2020

Gentil n'a qu'un œil.

Proverbe français

lundi 19 octobre 2020

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.

Blaise Pascal, Pensées

vendredi 16 octobre 2020

Celui-ci, à juste titre, repousse la radiesthésie, la métapsychie, l’astrologie ; mais en repoussant de même la psychanalyse, il fait voir que rien n’est plus rare que le discernement dans la négation.

Jean Rostand, Pensées d’un biologiste

jeudi 15 octobre 2020

La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre. 

Emile Zola, Correspondance (1887-1890)

mercredi 14 octobre 2020

L'amour, tout agréable qu'il est, plaît encore plus par les manières dont il se montre que par lui-même.

François de La Rochefoucauld, Maximes

mardi 13 octobre 2020

 ... et la fesse ne se remuscle jamais.

Claire Bretécher, Agrippine

lundi 12 octobre 2020

La capacité d’être seul est la capacité d’aimer. Cela peut vous sembler paradoxal, mais c’est le cas. C’est une vérité existentielle : seules les personnes capables d’être seules sont capables d’aimer, de partager, d’aller profondément à la rencontre d’une autre personne – sans posséder l’autre, sans devenir dépendantes de l’autre, sans réduire l’autre à une chose, et sans devenir accro à l’autre.

Osho

vendredi 9 octobre 2020

Je suis ce que je cherche.

Denis Marquet, Aimez à l'infini

jeudi 8 octobre 2020

En rêvant que le hasard devient providence.

France Gall, La seule chose qui compte, paroles de Michel Berger

mercredi 7 octobre 2020

Il est temps de comprendre davantage pour avoir moins peur.

Marie Curie

mardi 6 octobre 2020

Prolonger l'incertitude, c'était prolonger l'espoir.

Charlotte Brontë, Jane Eyre

lundi 5 octobre 2020

L’interprétation du narrateur du rêve précède celle de l’analyste, qui renonce à sa supposée prérogative et prend le parti du refoulé, soutenant le travail de pensée de l’analysant face au déplaisir.

Maurice Dayan, Le rêve nous pense-t-il ?

vendredi 2 octobre 2020

Toute vie est bien entendu un processus de démolition.

Francis Scott Fitzgerald, La fêlure

jeudi 1 octobre 2020

Le chemin est le but.

Chögyam Trungpa

mercredi 30 septembre 2020

Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités.

Sigmund Freud, Inhibition, symptôme et angoisse

mardi 29 septembre 2020

Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.

Christian Bobin, Une petite robe de fête

lundi 28 septembre 2020

Ce n'est pas très compliqué d'écrire, disait Thomas Bernhard, il suffit d'incliner la tête et de laisser tomber tout ce qu'il y a dedans sur une feuille de papier.

Emmanuel Carrère, Yoga

vendredi 25 septembre 2020

Se laisser aimer, c'est aimer déjà.

Henry de Montherlant

jeudi 24 septembre 2020

Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout.

Victor Hugo, Le Rhin, lettres à un ami, Lettre XXVIII

mercredi 23 septembre 2020

Je voudrais soutenir que demain la psychanalyse pourrait être peut-être un des rares lieux préservés pour le changement et la surprise, c'est à dire : pour une vie.

Julia Kristeva, À quoi bon la psychanalyse en temps de détresse qui s'ignore ?

mardi 22 septembre 2020

La résistance de l'analysé provient de son moi [...] Il faut se libérer de l'idée erronée selon laquelle on aurait affaire, lorsqu'on combat les résistances, à la résistance de l'inconscient.

Sigmund Freud, Au-delà du principe de plaisir

lundi 21 septembre 2020

Tous les hommes meurent un jour mais peu d’entre eux vivent vraiment.

William Wallace (Mel Gibson), Braveheart, scénario de Randall Wallace

vendredi 18 septembre 2020

En vérité, je ne voyage pas, moi, pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager.

Robert Louis Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes

jeudi 17 septembre 2020

Il est grand temps de rallumer les étoiles.

Guillaume Apollinaire

mercredi 16 septembre 2020

Personne n'est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement.

Montaigne, Les Essais, III, 1

mardi 15 septembre 2020

Il est donné à très peu d'esprits de découvrir que les choses et les êtres existent.

Simone Weil, Correspondance (Le bruit du temps)

lundi 14 septembre 2020

Or, la première découverte fondamentale de la psychanalyse c'est que les symptômes névrotiques doivent être expliqués historiquement comme des effets de stades dépassés, et plus précisément infantiles, notamment par le fait que certaines représentations liées à des pulsions caractéristiques de ces stades, bien que refoulées hors du conscient, n'en restent pas moins actives.

Pierre Pellegrin, Introduction à Le Malaise dans la culture de Sigmund Freud

vendredi 11 septembre 2020

Un homme qui cultive son jardin, comme le souhaitait Voltaire.
Celui qui est reconnaissant à la musique d’exister.
Celui qui découvre avec bonheur une étymologie.
Deux employés qui dans un café du Sud jouent une modeste partie d’échecs.
Le céramiste qui médite une couleur et une forme.
Le typographe qui compose bien cette page, qui peut-être ne lui plaît pas.
Une femme et un homme qui lisent les derniers tercets d’un certain chant.
Celui qui caresse un animal endormi.
Celui qui justifie ou cherche à justifier le mal qu’on lui a fait.
Celui qui est reconnaissant à Stevenson d’exister.
Celui qui préfère que les autres aient raison.
Tous ceux-là, qui s’ignorent, sauvent le monde.

Jorge Luis Borges, Les Justes

jeudi 10 septembre 2020

Charles de Foucauld, lorsqu'il se réveillait la nuit, peu importe à quelle heure, avait pour principe de se lever et de considérer que la journée était commencée - façon radicale de traiter l'insomnie.

Emmanuel Carrère, Yoga

mercredi 9 septembre 2020

Prenez quelques feuilles de papier et écrivez pendant trois jours sans tricherie ni hypocrisie, tout ce qui vous passe par la tête. Écrivez ce que vous pensez de vous-même, de vos femmes, de la guerre contre les Turcs, de Goethe, du procès criminel de Fonk, du Jugement Dernier, de vos supérieurs, et après ces trois jours vous serez hors de vous d’émerveillement des nouvelles idées inouïes que vous aurez eues.

Ludwig Börne, L’Art de devenir un écrivain original en trois jours

mardi 8 septembre 2020

C'est à la fois très simple... Et très compliqué !

Hergé, Capitaine Haddock, Tintin au pays de l'or noir

lundi 7 septembre 2020

La visée de l'art n'est pas la décharge momentanée d'une sécrétion d'adrénaline mais la construction patiente, sur la durée d'une vie entière, d'un état de quiétude et d'émerveillement.

Glenn Gould

vendredi 4 septembre 2020

L’amour s’extorque tout autant qu’il se mérite, se mendie ou s’attend. Ce qu’en son nom chacun inflige aux autres ou à soi-même lui semble depuis toujours pleinement légitime. L’amour est un crime parfait !

Jean-Claude Lavie, L'amour est un crime parfait

jeudi 3 septembre 2020

Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux du malheur de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leur nid dans vos cheveux.

Proverbes chinois

mercredi 2 septembre 2020

De nombreuses personnes se font une fausse idée du bonheur. On ne l’atteint pas en satisfaisant ses désirs, mais en se vouant à un but louable.

Helen Keller, Journal

mardi 1 septembre 2020

J'ai servi la beauté. Y a-t-il au monde chose plus grande ?

Sappho

vendredi 31 juillet 2020

Être un homme, c'est bien. Mais il y a encore mieux : être humain.

Jules Romains

jeudi 30 juillet 2020

Il n'y a qu'une route vers le bonheur c'est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté.

Epictète

mercredi 29 juillet 2020

Tous les rêveurs sont [...] d'insupportables plaisantins, et cela par nécessité, parce qu'ils se trouvent dans l'embarras et que la voie directe leur est fermée.

Sigmund Freud, Lettre à Wilhelm Fliess du 11 septembre 1899

mardi 28 juillet 2020

Rien, au regard de la psychanalyse, ne peut être tenu pour futile, dérisoire, absurde, insignifiant - ou rebutant ; tout, au contraire, fait signe et sens. [...] pour la psychanalyse, rien n'est rebut, tout fait rébus. Ce qui revient à dire que le déchet n'existe pas, que tout élément de réalité, et l'humaine réalité par-dessus tout, s'offre comme un ensemble de signes apparents capables de révéler, à l'aide de combinaisons réglées, un sens caché, des sens cachés - une multitude de sens cachés. Avec Freud donc, le rebut, sous toutes ses formes, fait une mémorable entrée dans le domaine du savoir et de l'analyse rationnelle, avec toutes les implications qu'un tel événement comporte.

Roger Dadoun, Sigmund Freud

vendredi 24 juillet 2020

Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n'a laissé son empreinte.

Virginia Woolf, De la maladie

jeudi 23 juillet 2020

Ne confondez pas le sombre avec l'obscur. L'obscur accepte l'idée de bonheur ; le sombre accepte l'idée de grandeur.

Victor Hugo, Philosophie prose

mercredi 22 juillet 2020

Vivez, ah ! Vivez donc, et qu’importe la suite ! N’ayez pas de remords. Vous n’êtes pas Juge.

Blaise Cendrars, Bourlinguer

mardi 21 juillet 2020

Savez-vous ce que cela veut dire, être devant le néant ? Savez-vous ce que cela veut dire ? Et pourtant ce néant n’est qu’une méprise européenne : le Nirvana indien n’est pas le néant mais l’au-delà de tous les contraires. Ce n’est nullement un divertissement voluptueux comme on l’admet si volontiers en Europe, mais une vue dernière, surhumaine, une vue qu’on imagine à peine, glacée où tout est résumé.

Propos de Sigmund Freud recueillis par Bruno Goetz, Souvenirs sur Sigmund Freud

lundi 20 juillet 2020

Lâcher prise, c’est accepter ses limites, c’est arrêter de se battre au détriment de son équilibre, de son intégrité et de sa liberté.

Nathalie Dinh

vendredi 10 juillet 2020

Le rêver procède sans l’appui d’un je pense, sans objet ni projet. Il ne juge pas, ne subsume pas au moyen de catégories l’expérience qui advient, ne se représente pas un quelconque ensemble de prédicats ou de relations.

Maurice Dayan, Le rêve nous pense-t-il ?

jeudi 9 juillet 2020

La réalité laisse beaucoup à l'imagination.

John Lennon

mercredi 8 juillet 2020

L'imagination est amie de l'avenir.

Rivarol, L'Esprit de Rivarol

mardi 7 juillet 2020

L’université n’est pas une usine à fabriquer des diplômes, à la façon des usines à saucisses qui fabriquent des saucisses. C’est le lieu où une chance est donnée à des hommes de devenir qui ils sont vraiment.

Simon Leys, Le Studio de l'inutilité

lundi 6 juillet 2020

L'amitié est un abri qui protège de la douleur d'aimer.

J.-B. Pontalis, Le songe de Monomotapa

vendredi 3 juillet 2020

L'amour est toujours devant vous. Aimez !

André Breton, Le surréalisme et la peinture

jeudi 2 juillet 2020

Puissiez-vous vivre des temps intéressants.

Sagesse chinoise

mercredi 1 juillet 2020

Aimer c'est agir.

Victor Hugo

mardi 30 juin 2020

L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.

William Blake, Le Mariage du Ciel et de l'Enfer

lundi 29 juin 2020

Un voyage de mille lieues commence toujours par un pas.

Lao-tseu, Tao Te King

vendredi 26 juin 2020

C'est d'âme qu'il faut changer, non de climat.

Sénèque, Lettres à Lucilius

jeudi 25 juin 2020

Une femme amena un jour son jeune garçon au Mahatma Gandhi et lui demanda :
« Mahatma-ji, dites-lui de ne plus manger de sucre.
- Veuillez revenir dans trois jours », dit Gandhi.
Trois jours après, la femme revient avec son fils, et Gandhi dit au garçon :
« Cesse de manger du sucre. »
La femme demanda :
« Pourquoi nous fallait-il attendre trois jours pour que vous lui disiez cela ? »
Et le Mahatma répondit :
« Il y a trois jours, je mangeais moi-même encore du sucre. »

Eric Edelmann, Le sourire de la sagesse