Représentation
Formation psychique qui comporte un contenu représentatif (figurable) psychiquement investi. La dissociation entre l'affect et la représentation proprement dite (la figuration) peut intervenir sous l'effet du refoulement ou d'un autre mécanisme de défense.
Dominique Bourdin, La psychanalyse de Freud à aujourd'hui
dimanche 29 septembre 2013
samedi 28 septembre 2013
vendredi 27 septembre 2013
jeudi 26 septembre 2013
Il est intéressant de comparer le concept d'objet transitionnel avec le concept d'objet interne de Melanie Klein. L'objet transitionnel n'est pas un objet interne (lequel est un concept mental) - c'est une possession. Et pourtant ce n'est pas non plus (pour le nourrisson) un objet externe.
Je dois faire la complexe déclaration suivante. Le nourrisson peut utiliser un objet transitionnel quand l'objet interne est vivant et réel et suffisamment bon (pas trop persécuteur). Mais cet objet interne dépend, dans ses qualités, de l'existence, du caractère vivant et du comportement de l'objet externe (sein, image de la mère, et en général soins apportés par l'environnement). Le caractère mauvais ou l'échec de ce dernier conduisent indirectement à la mort de l'objet interne, celui-ci cesse d'avoir une signification pour le nourrisson et dès lors, et seulement alors, le stade transitionnel cesse également d'avoir un sens. L'objet transitionnel peut tenir lieu de sein "externe", mais indirectement, en tant qu'il représente la mère "interne".
L'objet transitionnel n'est jamais sous contrôle magique comme l'objet interne, ni sous contrôle extérieur comme l'est la mère réelle.
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
Je dois faire la complexe déclaration suivante. Le nourrisson peut utiliser un objet transitionnel quand l'objet interne est vivant et réel et suffisamment bon (pas trop persécuteur). Mais cet objet interne dépend, dans ses qualités, de l'existence, du caractère vivant et du comportement de l'objet externe (sein, image de la mère, et en général soins apportés par l'environnement). Le caractère mauvais ou l'échec de ce dernier conduisent indirectement à la mort de l'objet interne, celui-ci cesse d'avoir une signification pour le nourrisson et dès lors, et seulement alors, le stade transitionnel cesse également d'avoir un sens. L'objet transitionnel peut tenir lieu de sein "externe", mais indirectement, en tant qu'il représente la mère "interne".
L'objet transitionnel n'est jamais sous contrôle magique comme l'objet interne, ni sous contrôle extérieur comme l'est la mère réelle.
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
mercredi 25 septembre 2013
mardi 24 septembre 2013
Une définition possible de la cure psychanalytique, celle de permettre au patient de faire des expériences archaïques, fondamentales, constitutives de la psyché, du moi, et du penser, qu'il n'a pas eu l'occasion de faire dans son existence naturelle.
Didier Anzieu, Journal de psychanalyse de l'enfant n° 14, 1993
Didier Anzieu, Journal de psychanalyse de l'enfant n° 14, 1993
lundi 23 septembre 2013
samedi 21 septembre 2013
vendredi 20 septembre 2013
jeudi 19 septembre 2013
Que sont ces transferts ? Ce sont de nouvelles éditions, ou des fac-similés de motions et de fantaisies qui sont éveillés et rendus conscients à mesure que se déroule l'analyse ; mais ils ont cette particularité, caractéristique de leur espèce, de substituer à une personne antérieure la personne du médecin. Autrement dit : toute une série d'expériences psychologiques sont ravivées non pas en tant qu'appartenant au passé mais en tant que s'appliquant présentement au médecin.
Sigmund Freud, Fragment d'une analyse d'un cas d'hystérie
Sigmund Freud, Fragment d'une analyse d'un cas d'hystérie
mercredi 18 septembre 2013
mardi 17 septembre 2013
On pose généralement que le Moi s'édifie à partir de ses identifications successives. Peut-être, pour ce qui est des fonctions étroitement instrumentales. Mais je me demande parfois si ce n'est aussi de cette manière qu'il se falsifie ; car le "Je" le plus vrai ne peut-être ailleurs que dans l'élaboration de l'instinct, c'est-à-dire dans ce qu'il y a de plus essentiel et, comme l'inconscient lui-même, de plus inacceptable pour l'esprit.
Michel de M'Uzan, Contre-transfert et système paradoxal
Michel de M'Uzan, Contre-transfert et système paradoxal
lundi 16 septembre 2013
dimanche 15 septembre 2013
Nous savons comment le psychanalyste Jung fut amené à la notion de synchronicité, cette curieuse corrélation qui s'établit parfois entre un état de la psyché et un événement extérieur.
Un jour, une de ses patientes lui racontait un rêve qui l'avait particulièrement impressionnée. Dans ce rêve, un inconnu lui donnait un scarabée d'or sous la forme d'un objet très précieux. A ce moment, Jung entendit quelque chose qui tapait discrètement contre la fenêtre derrière lui. Il se retourna. C'était un cétoine vert doré qui cherchait à entrer. Elle ressemblait étrangement au scarabée que décrivait au même moment sa patiente.
La présence de ce scarabée à la fois dans le rêve et dans la réalité sensible était pleine de sens. En Egypte ancienne, le scarabée symbolisait la transformation, la renaissance. Or, la patiente de Jung était précisément dans une phase de grande métamorphose intérieure et extérieure.
[...]
En fait, toute personne qui entretient un lien magique avec sa propre vie, sait que de tels faits existent en profusion. Si nous sommes suffisamment attentifs, c’est réellement une "forêt de symboles" qui s'ouvre. Tout parle. Tout est signe. L'univers reflète nos états intérieurs, et la destinée peut s’interpréter comme un rêve s'interprète.
Cette étrange osmose entre le "dedans" et le "dehors" suggère que le monde extérieur se déroule en fait à l'intérieur de notre conscience.... comme un rêve. comme si la substance du rêve et la substance du monde étaient deux cristallisation différentes de la même et unique substance.
Si le monde parle comme un rêve, c'est qu'il est un rêve.
Erik Sablé, L'univers est un rêve
Un jour, une de ses patientes lui racontait un rêve qui l'avait particulièrement impressionnée. Dans ce rêve, un inconnu lui donnait un scarabée d'or sous la forme d'un objet très précieux. A ce moment, Jung entendit quelque chose qui tapait discrètement contre la fenêtre derrière lui. Il se retourna. C'était un cétoine vert doré qui cherchait à entrer. Elle ressemblait étrangement au scarabée que décrivait au même moment sa patiente.
La présence de ce scarabée à la fois dans le rêve et dans la réalité sensible était pleine de sens. En Egypte ancienne, le scarabée symbolisait la transformation, la renaissance. Or, la patiente de Jung était précisément dans une phase de grande métamorphose intérieure et extérieure.
[...]
En fait, toute personne qui entretient un lien magique avec sa propre vie, sait que de tels faits existent en profusion. Si nous sommes suffisamment attentifs, c’est réellement une "forêt de symboles" qui s'ouvre. Tout parle. Tout est signe. L'univers reflète nos états intérieurs, et la destinée peut s’interpréter comme un rêve s'interprète.
Cette étrange osmose entre le "dedans" et le "dehors" suggère que le monde extérieur se déroule en fait à l'intérieur de notre conscience.... comme un rêve. comme si la substance du rêve et la substance du monde étaient deux cristallisation différentes de la même et unique substance.
Si le monde parle comme un rêve, c'est qu'il est un rêve.
Erik Sablé, L'univers est un rêve
samedi 14 septembre 2013
vendredi 13 septembre 2013
Ce qu'une psychanalyse est appelée à expliquer est d'ailleurs étroitement limité. Les frappantes formations symptomatiques sont à expliquer par la découverte de leur genèse, les mécanismes de nature instinctuelle auxquelles on est ainsi conduit ne sont pas à expliquer mais à décrire.
Sigmund Freud, A partir de l'histoire d'une névrose infantile : l'Homme aux loups
Sigmund Freud, A partir de l'histoire d'une névrose infantile : l'Homme aux loups
jeudi 12 septembre 2013
Lorsque les forces cruelles ou destructrices menacent de dominer les forces d’amour, l’individu est obligé de trouver une manière de se défendre : se retourner comme un gant, mettre en scène son monde interne à l’extérieur, jouer lui-même le rôle destructeur et obtenir qu’une autorité extérieure accepte de le contrôler.
Donald W. Winnicott, Agressivité, culpabilité et réparation
Donald W. Winnicott, Agressivité, culpabilité et réparation
mercredi 11 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
Cela me rappelle, dans la théorie de Jung, la persona qu'il définit comme étant un self qui se présente en société sous un aspect poli et socialisé. Cela ressemble au self sain de la théorie de Winnicott, qui constitue un intermédiaire entre le self privé et le monde extérieur au sens large. Une trop grande identification avec sa persona cependant est considéré par Jung comme relevant d'une organisation pathologique - tout comme le faux self présenté dans l'échelle d'évaluation par Winnicott.
Jan Abram, Le langage de Winnicott. Dictionnaire explicatif des termes winnicottiens
Jan Abram, Le langage de Winnicott. Dictionnaire explicatif des termes winnicottiens
lundi 9 septembre 2013
dimanche 8 septembre 2013
samedi 7 septembre 2013
vendredi 6 septembre 2013
jeudi 5 septembre 2013
En écho aux craintes de certains patients, un collègue me dit un jour: "J'espère qu'ils ne pensent pas que tes deux oreilles sont aussi fermées que ces deux portes". Je lui répondis qu'il devait savoir que pour un analyste, la seule oreille qui vaille était la troisième, l'analytique, celle dont bien peu de gens souhaitent qu'elle reste constamment ouverte.
Dominique Maugrendre, lu sur www.melaniegribinski.com
Dominique Maugrendre, lu sur www.melaniegribinski.com
mercredi 4 septembre 2013
mardi 3 septembre 2013
lundi 2 septembre 2013
dimanche 21 juillet 2013
samedi 20 juillet 2013
La vieillesse d'un homme, ce n'est pas uniquement le temps passé de sa vie, tout le parcours traversé par son corps se déployant avant de se tasser puis de s'éteindre, de la naissance à la mort, mais l'accumulation en lui par le souvenir, non seulement de ce qu'il a personnellement vécu et engrangé, mais aussi de ses liens avec les autres : contemporains, ascendants et descendants, cette chaîne de vie unissant ses morts et ceux qui sortiront de sa souche...
André Green, La diachronie en psychanalyse
André Green, La diachronie en psychanalyse
vendredi 19 juillet 2013
jeudi 18 juillet 2013
A certains stades de certaines analyses, le patient recherche en fait la haine de l'analyste, et ce dont on a alors besoin est une haine qui soit objective. Si le patient recherche une haine objective ou justifiée, il doit pouvoir la rencontrer, sinon il ne pourra pas sentir qu'il peut atteindre un amour objectif.
Donald W. Winnicott, La haine dans le contre-transfert
Donald W. Winnicott, La haine dans le contre-transfert
mercredi 17 juillet 2013
mardi 16 juillet 2013
lundi 15 juillet 2013
dimanche 14 juillet 2013
La référence au travail de la séance montre bien que nous ne cessons d’avoir en tête la préoccupation de suivre, au fur et à mesure que celle-ci progresse, l’expression d’un processus de transformations incessant selon les relations de l’intrapsychique et de l’intersubjectif, et selon le double angle du transfert sur la parole et du transfert sur l’objet.
André Green, Idées directrices pour une psychanalyse contemporaine
André Green, Idées directrices pour une psychanalyse contemporaine
samedi 13 juillet 2013
mercredi 10 juillet 2013
mardi 9 juillet 2013
lundi 8 juillet 2013
dimanche 7 juillet 2013
samedi 6 juillet 2013
La morale dominante du XIXe siècle édictait à la femme l'impératif suivant : travaille, économise et renonce à la chair ! L'impératif tout aussi catégorique d'aujourd'hui, tel qu'il est par exemple véhiculé par les magazines féminins, dit : sois heureuse, sois comblée, bref : jouis ! Entre ces deux injonctions, Margaret Mead notait avec humour que la première avait au moins le mérite d'être réalisable.
Jacques André, La sexualité féminine
Jacques André, La sexualité féminine
vendredi 5 juillet 2013
jeudi 4 juillet 2013
mercredi 3 juillet 2013
mardi 2 juillet 2013
lundi 1 juillet 2013
vendredi 28 juin 2013
lundi 24 juin 2013
jeudi 20 juin 2013
mardi 18 juin 2013
lundi 17 juin 2013
vendredi 14 juin 2013
mercredi 12 juin 2013
mardi 11 juin 2013
lundi 10 juin 2013
dimanche 9 juin 2013
[...] combien il est central et décisif que le psychanalysant, répétant son enfance, rencontre un objet (l'analyste) qui, sans irritation ni angoisse, affronte les pulsions instinctives qu'il dirige vers ce même objet, l'analyste ; de cette manière, on peut introjecter dans le surmoi un objet qui est plus tolérant et plus compréhensif que les "objets archaïques".
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique : transfert et contre-transfert
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique : transfert et contre-transfert
vendredi 7 juin 2013
jeudi 6 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
mardi 4 juin 2013
lundi 3 juin 2013
dimanche 2 juin 2013
Peut-être faut-il que nous nous pénétrions de l'idée qu'on ne parle jamais de l'enfant. Parce que les adultes qui parlent de l'enfant portent encore en eux leur enfance dont l'enseignement de la psychanalyse a montré qu'elle ne passait jamais avec le temps, mais qu'elle demeure intacte dans l'adulte. Cet enfant omniprésent dans l'adulte et dictant ses vues les plus apparemment objectives n'est pas l'enfant-dans-le-monde, pas plus qu'il n'est l'enfant-dans-la-famille ; il est l'enfant intériorisé, l'enfant s'intériorisant lui-même après qu'il a introjecté les imagos parentales qui sont constitutives de sa réalité psychique. La psychanalyse doit renoncer à la recherche de l'enfant "en soi", non parce que celui-ci est inaccessible, mais parce qu'un tel enfant est une fiction de l'adulte qui prétend son enfance révolue. Or la révolution psychanalytique a montré que la prétendue révolution de l'enfance est un mythe. Il existe bien des fixations infantiles qui commandent des régressions plus ou moins massives. Mais ces fixations et ces régressions témoignent plutôt, de la part de ceux qui les subissent, non de l'attachement à leur enfance, mais d'un rejet de celle-ci.
André Green, La diachronie en psychanalyse
André Green, La diachronie en psychanalyse
jeudi 30 mai 2013
Les six degrés de séparation (aussi appelée Théorie des 6 poignées de main) est une théorie établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.
Avec le développement des Technologies de l'information et de la communication, le degré de séparation a été mesuré de 4,74 sur le réseau social Facebook1 à 6,6 sur l'échange de plusieurs milliards de messages instantanés étudiés en 2008 par Eric Horvitz et Jure Leskovec2, chercheurs chez Microsoft, en analysant des discussions de Windows Live Messenger34.
Cette théorie est reprise en 1967 par Stanley Milgram à travers l'étude du petit monde.
Cette théorie peut se démontrer de nos jours avec le site Facebook, qui met en évidence les liens que nous avons avec les autres et les liens que nous avons avec des personnes que nous ne connaissons pas (amis de vos amis). Elle est encore plus manifeste sur LinkedIn, qui signale le degré de séparation entre deux individus ainsi que les « chemins » possibles qui relient un individu à un autre à travers leurs réseaux relationnels respectifs.
wikipedia.fr
Avec le développement des Technologies de l'information et de la communication, le degré de séparation a été mesuré de 4,74 sur le réseau social Facebook1 à 6,6 sur l'échange de plusieurs milliards de messages instantanés étudiés en 2008 par Eric Horvitz et Jure Leskovec2, chercheurs chez Microsoft, en analysant des discussions de Windows Live Messenger34.
Cette théorie est reprise en 1967 par Stanley Milgram à travers l'étude du petit monde.
Cette théorie peut se démontrer de nos jours avec le site Facebook, qui met en évidence les liens que nous avons avec les autres et les liens que nous avons avec des personnes que nous ne connaissons pas (amis de vos amis). Elle est encore plus manifeste sur LinkedIn, qui signale le degré de séparation entre deux individus ainsi que les « chemins » possibles qui relient un individu à un autre à travers leurs réseaux relationnels respectifs.
wikipedia.fr
mercredi 29 mai 2013
mardi 28 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
Les psychanalyses aujourd’hui ne manquent pas de constater que les « nouveaux patients » ne rêvent pas, ou peu. Insomniaques ? Ou incapables de verbaliser ? Il est possible que les « nouvelles maladies de l’âme » (dépression, toxicomanie, délinquance, psycho-somatose) proviennent précisément de l’incapacité des hommes et des femmes modernes de construire un espace psychique : c’est-à-dire des représentations verbales et trans-verbales correspondant à leurs excitations neuronales.
Julia Kristeva, Ma vie en dormant
Julia Kristeva, Ma vie en dormant
jeudi 23 mai 2013
mercredi 22 mai 2013
La théorie freudienne de l'après-coup
C'est le grand mérite d'abord de Lacan (1953), puis de Pontalis et Laplanche (d'abord in : Fantasme originaire, fantasmes des origines, origine du fantasme (1964), puis dans leur Vocabulaire de la psychanalyse 1967) d'avoir attiré l'attention sur le concept freudien d'après-coup c'est :
1) ce qui vient tout simplement plus tard ;
2) ce qui fera vivre, dans un deuxième temps, quelque chose qui a été déposé dans la psyché auparavant. Chez Freud, cet « éveil », ce deuxième temps, est nécessaire pour « créer » l'événement psychique, l'événement traumatique. Dans cette optique, l'événement « pur » ne se trouve pas dans la psyché ;
3) avec « L'homme aux loups » (1918), Freud développe enfin le troisième versant de l'après-coup : toutes les expériences infantiles laissent une trace mnésique qui demande à être réinterprétée et qui le sera ultérieurement.
Susann Heenen-Wolff, Revue belge de psychanalyse
C'est le grand mérite d'abord de Lacan (1953), puis de Pontalis et Laplanche (d'abord in : Fantasme originaire, fantasmes des origines, origine du fantasme (1964), puis dans leur Vocabulaire de la psychanalyse 1967) d'avoir attiré l'attention sur le concept freudien d'après-coup c'est :
1) ce qui vient tout simplement plus tard ;
2) ce qui fera vivre, dans un deuxième temps, quelque chose qui a été déposé dans la psyché auparavant. Chez Freud, cet « éveil », ce deuxième temps, est nécessaire pour « créer » l'événement psychique, l'événement traumatique. Dans cette optique, l'événement « pur » ne se trouve pas dans la psyché ;
3) avec « L'homme aux loups » (1918), Freud développe enfin le troisième versant de l'après-coup : toutes les expériences infantiles laissent une trace mnésique qui demande à être réinterprétée et qui le sera ultérieurement.
Susann Heenen-Wolff, Revue belge de psychanalyse
mardi 21 mai 2013
jeudi 16 mai 2013
mercredi 15 mai 2013
Seulement voilà : Winnicott n'observait pas les enfants ; on peut même dire qu'il ne les interprétait pas non plus, sachant, dans sa pratique plus visiblement que dans sa théorie, laisser venir le sens et aussi respecter leur non-sens. Pour être plus exact, disons qu'il interprétait à sa façon. Car on ne peut pas ne pas interpréter l'enfant. C'est même dans les premiers temps de l'existence, une condition de sa vie, parfois de sa survie : une mère doit plus même que répondre aux besoins de l'infans, elle doit les deviner. De son côté, l'enfant n'en n'est pas moins, d'entrée de jeu, interprète. C'est de cet écart entre les deux interprétations que Winnicott a tiré parti. Aussi bien ne pratiquait-il pas la psychothérapie de l'enfant, mais avec lui. L'écart fait jeu. L'espace intermédiaire facilite le langage qui n'est pas mettre ses mots dans la bouche de l'autre.
J.-B. Pontalis, Perdre de vue
J.-B. Pontalis, Perdre de vue
mardi 14 mai 2013
lundi 13 mai 2013
dimanche 12 mai 2013
vendredi 10 mai 2013
mardi 7 mai 2013
lundi 6 mai 2013
Effet Pygmalion
L'effet Pygmalion, également appelé effet Rosenthal ou prophétie auto-réalisante, a été mis en évidence dans une situation expérimentale célèbre.
Robert Rosenthal et son équipe ont tout simplement fait croire à des groupes d'étudiants qu'ils comptaient effectuer une expérience sur des rats dans une situation d'apprentissage dans un labyrinthe.
L'astuce de l'expérience résidant en ceci, justement, de faire croire à certains groupes d'étudiants que les rats qu'ils reçoivent pour l'expérience ont été très soigneusement sélectionnés sur base d'une intelligence supérieure, tandis qu'à d'autres groupes d'étudiants, ont prétend que les rats reçus ont été sélectionnés pour leur très médiocres capacités intellectuelles.
En réalité, la répartition des rats est effectuée tout à fait par hasard.
Ce qui est observé par les chercheurs est étonnant. Les rats soi-disant intelligents sont, au final, beaucoup plus performants que les rats soi-disant idiots; les premiers sont "devenus intelligents" tandis que les seconds sont au final "très bêtes".
L'élément crucial qui est entré en jeu étant, "simplement", le fait que les étudiants aient été convaincus que... Convaincus que leur rats étaient très intelligents, ils se sont comportés en accord avec cette hypothèse, les stimulants, leur accordant de l'attention (à l'inverse des étudiants de l'autre condition expérimentale). Et ils ont de ce fait suscité la confirmation de leur hypothèse, ce qui s'est traduit par des performances meilleures de leurs rats..... intelligents.
Jérôme Vermeulen, texte paru sur le www.lepsychologue.be
L'effet Pygmalion, également appelé effet Rosenthal ou prophétie auto-réalisante, a été mis en évidence dans une situation expérimentale célèbre.
Robert Rosenthal et son équipe ont tout simplement fait croire à des groupes d'étudiants qu'ils comptaient effectuer une expérience sur des rats dans une situation d'apprentissage dans un labyrinthe.
L'astuce de l'expérience résidant en ceci, justement, de faire croire à certains groupes d'étudiants que les rats qu'ils reçoivent pour l'expérience ont été très soigneusement sélectionnés sur base d'une intelligence supérieure, tandis qu'à d'autres groupes d'étudiants, ont prétend que les rats reçus ont été sélectionnés pour leur très médiocres capacités intellectuelles.
En réalité, la répartition des rats est effectuée tout à fait par hasard.
Ce qui est observé par les chercheurs est étonnant. Les rats soi-disant intelligents sont, au final, beaucoup plus performants que les rats soi-disant idiots; les premiers sont "devenus intelligents" tandis que les seconds sont au final "très bêtes".
L'élément crucial qui est entré en jeu étant, "simplement", le fait que les étudiants aient été convaincus que... Convaincus que leur rats étaient très intelligents, ils se sont comportés en accord avec cette hypothèse, les stimulants, leur accordant de l'attention (à l'inverse des étudiants de l'autre condition expérimentale). Et ils ont de ce fait suscité la confirmation de leur hypothèse, ce qui s'est traduit par des performances meilleures de leurs rats..... intelligents.
Jérôme Vermeulen, texte paru sur le www.lepsychologue.be
jeudi 2 mai 2013
Imaginons deux phares tournant en sens inverse et dont les feux se coupent périodiquement. C'est lorsque transfert et contre-transfert s'entrecroisent que se situent les moments de la plus grande brillance. Moments privilégiés où fulgure la vérité de l'interprétation.
Serge Viderman, La construction de l'espace analytique
Serge Viderman, La construction de l'espace analytique
lundi 29 avril 2013
Indiquons au lecteur qui ne connaît pas le vocabulaire de la cybernétique que "rétroaction négative" (ou feedback négatif) se rapporte à l'opposé ou l'inverse (et donc à la correction) d'une déviation constatée. Une rétroaction positive, au contraire, accroît la déviation.
Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, Changements, paradoxes et psychothérapie
Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, Changements, paradoxes et psychothérapie
vendredi 26 avril 2013
jeudi 25 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
Aujourd'hui, il me semble toujours très important, dans le travail de supervision, d'aider mes jeunes collègues à repérer leurs réactions contre-transférentielles. Je leur donne toujours le même exemple, celui d'une femme qui se plaignait régulièrement « Vous ne me faites rien, vous ne me trouvez pas un homme, vous ne m'aidez pas à gagner ma vie correctement. ». Un vendredi, elle m'a dit : « Vous allez voir, ce week-end je vais me suicider ». Je m'entends lui répondre : « Si vous faites ça, je ne vous parlerai plus jamais ! ». Elle est revenue le lundi suivant : « J'ai ri tout le week-end sur l'absurdité de ce que vous avez dit et je me suis dit, pour la première fois, que vous teniez vraiment à moi ».
Joyce McDougall, Entretien avec Marie-Rose Moro, Le Carnet/Psy
Joyce McDougall, Entretien avec Marie-Rose Moro, Le Carnet/Psy
mardi 23 avril 2013
lundi 22 avril 2013
jeudi 18 avril 2013
mardi 16 avril 2013
L'"Identification projective" désigne avant tout un processus de clivage du premier moi dans lequel des parties bonnes ou mauvaises du soi sont clivées et détachées du soi, puis projetées amoureusement ou haineusement dans des objets extérieurs, ce qui conduit à une fusion et à une identification des parties projetées du soi avec les objets extérieurs. Ces processus mettent en jeu d'importantes angoisses paranoïdes, car les objets remplis des parties agressives du soi deviennent persécuteurs et le patient les ressent comme menaçants, il craint de leur part des représailles qui consisteraient à rentrer de force dans son moi avec toutes les mauvaises parties du soi qu'elles contiennent.
Extrait d'une conférence d'Herbert Rosenfeld, Colloque international sur la psychose, Montréal, novembre 1969
Extrait d'une conférence d'Herbert Rosenfeld, Colloque international sur la psychose, Montréal, novembre 1969
mercredi 10 avril 2013
Le conflit psychique est l’un des organisateurs majeurs de la psyché. Il se présente cliniquement le plus souvent selon une opposition entre deux termes, expression manifeste d’un autre conflit sous jacent plus fondamental ; celui entre une tendance à éteindre la pulsion et un impératif à l’investir selon diverses modalités. En 1924, Freud écrit à son propos « Il y a trois grands types de maladies suivant les instances en conflit : moi–ça (névroses de transfert), moi–surmoi (névroses narcissiques), moi–monde extérieur : (psychoses). », mais il reconnaît aussitôt que le conflit ne peut être réduit à une telle lutte entre instances. En 1937 il invite une révision de la conception du conflit psychique au regard de la dualité pulsionnelle et de l’existence d’ une « tendance au conflit ». La constitution du conflit psychique devient dès lors centrale ainsi que sa qualité et la préoccupation technique de le faire advenir sur la scène du transfert : « Les adversaires, souligne Freud, ne se trouvent pas plus l’un face à l’autre que l'ours blanc et la baleine. Une vraie solution ne peut intervenir que lorsque les deux se retrouvent sur le même terrain ».
Bernard Chervet, Laurent Danon-Boileau et Marie-Claire Durieux, Le conflit psychique
Bernard Chervet, Laurent Danon-Boileau et Marie-Claire Durieux, Le conflit psychique
lundi 8 avril 2013
Syndrome de Peter Pan
Cet homme dont le coeur est resté bloqué dans l'enfance ne peut agir véritablement en adulte quand il s'agit de sentiments. Sa maturation émotionnelle n'étant pas achevée, il attend naturellement de sa femme qu'elle se comporte en mère à son égard.
Il a besoin d'être aimé d'amour maternel, mais paradoxalement cet amour peut lui faire peur, puisqu'il ne le comprend pas. L'angoisse est par définition la peur de l'inconnu. C'est avec cette angoisse qu'il vit chaque jour : l'angoisse de ne pas tout saisir des sentiments adultes, et en particulier de l'amour.
L'homme-enfant ne peut pas comprendre l'amour gratuit, totalement désintéressé, qu'est par exemple celui d'une mère pour son enfant, ou d'un prêtre pour les âmes. Dans son monde, cet amour n'existe pas car il a au fond de lui la mentalité de l'enfant qui ramène tout à lui. Il pense alors naturellement que tout le monde aime de cette façon.
Il a une fausse conception de l'amour. Il est alors réellement incapable de vivre pleinement l'amour adulte et d'en tirer satisfaction.
Le jour où sa femme a besoin qu'il se comporte véritablement en homme, il ne saisit pas ce qui se passe, ni le bien-fondé des désirs qu'elle exprime. Vu qu'il ignore qu'il est victime d'un blocage émotionnel, il ne trouve pas d'explication au comportement de sa femme. Elle est insatisfaite et il ne voit pas pourquoi.
Angoissé face aux demandes de sa femme qu'il ne parvient pas à satisfaire, il perd peu à peu confiance en lui dans sa vie affective. La moindre remarque devient alors pour lui une montagne. A chaque conflit, sa confiance en lui s'effrite davantage. Il finit par ne plus savoir par lui-même s'il est quelqu'un de bien : sa femme devient pour lui comme le miroir de ce qu'il vaut : il se voit mauvais à la moindre plainte (ou simple demande), et ne se croit bon que lorsqu'elle semble satisfaite. Pour parvenir à se croire bon, il n'a d'autre solution que de s'évertuer à la rendre parfaitement heureuse. Mais il est encore desservi par son manque d'empathie : il ne ressent pas ses sentiments normalement à cause de son blocage émotionnel, et a alors beaucoup de mal à imaginer ce que peuvent ressentir les autres.
Il fait le maximum et elle se rebelle : c'est pour lui une terrible injustice. Il finit par penser qu'elle est vraiment trop exigeante, qu'elle profite de sa bonté. Il se sent exploité et la croit méchante.
www.syndrome-de-peter-pan.com
Cet homme dont le coeur est resté bloqué dans l'enfance ne peut agir véritablement en adulte quand il s'agit de sentiments. Sa maturation émotionnelle n'étant pas achevée, il attend naturellement de sa femme qu'elle se comporte en mère à son égard.
Il a besoin d'être aimé d'amour maternel, mais paradoxalement cet amour peut lui faire peur, puisqu'il ne le comprend pas. L'angoisse est par définition la peur de l'inconnu. C'est avec cette angoisse qu'il vit chaque jour : l'angoisse de ne pas tout saisir des sentiments adultes, et en particulier de l'amour.
L'homme-enfant ne peut pas comprendre l'amour gratuit, totalement désintéressé, qu'est par exemple celui d'une mère pour son enfant, ou d'un prêtre pour les âmes. Dans son monde, cet amour n'existe pas car il a au fond de lui la mentalité de l'enfant qui ramène tout à lui. Il pense alors naturellement que tout le monde aime de cette façon.
Il a une fausse conception de l'amour. Il est alors réellement incapable de vivre pleinement l'amour adulte et d'en tirer satisfaction.
Le jour où sa femme a besoin qu'il se comporte véritablement en homme, il ne saisit pas ce qui se passe, ni le bien-fondé des désirs qu'elle exprime. Vu qu'il ignore qu'il est victime d'un blocage émotionnel, il ne trouve pas d'explication au comportement de sa femme. Elle est insatisfaite et il ne voit pas pourquoi.
Angoissé face aux demandes de sa femme qu'il ne parvient pas à satisfaire, il perd peu à peu confiance en lui dans sa vie affective. La moindre remarque devient alors pour lui une montagne. A chaque conflit, sa confiance en lui s'effrite davantage. Il finit par ne plus savoir par lui-même s'il est quelqu'un de bien : sa femme devient pour lui comme le miroir de ce qu'il vaut : il se voit mauvais à la moindre plainte (ou simple demande), et ne se croit bon que lorsqu'elle semble satisfaite. Pour parvenir à se croire bon, il n'a d'autre solution que de s'évertuer à la rendre parfaitement heureuse. Mais il est encore desservi par son manque d'empathie : il ne ressent pas ses sentiments normalement à cause de son blocage émotionnel, et a alors beaucoup de mal à imaginer ce que peuvent ressentir les autres.
Il fait le maximum et elle se rebelle : c'est pour lui une terrible injustice. Il finit par penser qu'elle est vraiment trop exigeante, qu'elle profite de sa bonté. Il se sent exploité et la croit méchante.
www.syndrome-de-peter-pan.com
vendredi 5 avril 2013
Je propose d'englober dans le terme "psychothérapie" toute procédure d'influence destinée à modifier radicalement, profondément et durablement une personne, une famille ou simplement une situation, et cela à partir d'une intention "thérapeutique".
Tobie Nathan, Quel avenir pour la psychiatrie et la psychothérapie ?
Tobie Nathan, Quel avenir pour la psychiatrie et la psychothérapie ?
jeudi 4 avril 2013
mardi 2 avril 2013
On appelle "humour" le processus psychique opérant dans le champ du Préconscient, étayé sur la dynamique interinstancielle et apparenté à un mécanisme de défense, consistant en une réévaluation inattendue des exigences de la réalité qui en renverse la tonalité affective pénible, offrant ainsi à un Moi triomphant ce gain de plaisir par lequel il affiche un narcissisme invulnérable.
Jean-Pierre Kamieniak, article "Humour", Dictionnaire international de psychanalyse
Jean-Pierre Kamieniak, article "Humour", Dictionnaire international de psychanalyse
vendredi 29 mars 2013
Parfois l'analyste aime génitalement la patiente et désire qu'elle ait un amour génital pour lui, il ressent de la rivalité si par la suite elle aime un autre homme et de l'envie pour leur plaisir sexuel.
Peut s'ensuivre une réaction thérapeutique négative de l'analyste, en lien avec son complexe d'Oedipe non résolu, qui se défend alors inconsciemment de la soigner.
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
Peut s'ensuivre une réaction thérapeutique négative de l'analyste, en lien avec son complexe d'Oedipe non résolu, qui se défend alors inconsciemment de la soigner.
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
mercredi 27 mars 2013
Le faux self est une fonction de défense qui s'établit sur la base d'identifications ; il vise à protéger le "vrai self". L'individu peut, par sa réussite sociale (c'est-à-dire par une bonne organisation du faux self), arriver à aborder autrui et à cacher sa détresse. Dans la relation mère-nourrisson, le "faux self" est le "faux self" de la mère ; et, si la mère n'a pas laissé au bébé la possibilité "d'être", il peut se développer identifié à ce point aux insignes de la mère qu'il ne devra son existence qu'à l'imitation. Le vrai self serait la position (dans la relation à autrui) qui permet le geste spontané, le jeu et la création.
Maud Mannoni, La théorie comme fiction
Maud Mannoni, La théorie comme fiction
mardi 26 mars 2013
Les écoles de psychanalyse sont d'une valeur inestimable. Tout analyste a, semble-t-il, l'obligation éthique de s'imprégner de l'orientation théorique des principales écoles de psychanalyse : freudienne, kleinienne, hartmanienne, kohutienne, bionienne, winnicottienne et lacanienne. Cela revient à accroître ses facultés perceptuelles, élargir son esprit, accueillir les patients avec une sagesse qui ne s'acquiert que par la rencontre avec la différence.
Christopher Bollas, Le moment freudien
Christopher Bollas, Le moment freudien
vendredi 22 mars 2013
L'un des concepts les plus employés par les thérapeutes de famille est celui de "délégation" : conformément au double sens du verbe latin delegare, qui signifie en même temps "envoyer" et "confier une mission", ce concept implique que la personne déléguée est tout à la fois envoyée par sa famille et liée à elle par un processus de loyauté ; or il importe de noter que cette délégation n'est pas forcément source de pathologie, puisqu'elle concourt aussi à bâtir l'image que nous nous faisons de nous-mêmes.
Selon [Helm] Stierlin, il existe trois types de missions selon qu'elles servent le ça, le moi ou le surmoi de la personne qui délègue. Les missions qui servent le ça peuvent déboucher, notamment, sur des comportements de toxicomanie ou de promiscuité sexuelle ; celles qui sont au service du moi aident les parents à faire face aux aspects pratiques de la vie quotidienne ; quant à celles déléguées par le surmoi, elles suscitent le désir de réussir dans tel ou tel domaine où les parents n'ont pas réussi.
Mony Elkaïm (Dir.), Panorama des thérapies familiales
Selon [Helm] Stierlin, il existe trois types de missions selon qu'elles servent le ça, le moi ou le surmoi de la personne qui délègue. Les missions qui servent le ça peuvent déboucher, notamment, sur des comportements de toxicomanie ou de promiscuité sexuelle ; celles qui sont au service du moi aident les parents à faire face aux aspects pratiques de la vie quotidienne ; quant à celles déléguées par le surmoi, elles suscitent le désir de réussir dans tel ou tel domaine où les parents n'ont pas réussi.
Mony Elkaïm (Dir.), Panorama des thérapies familiales
jeudi 21 mars 2013
mercredi 20 mars 2013
Le terme isolation recouvre deux sens. Il peut désigner :
- une élimination de l'affect lié à une représentation (souvenir, idée, pensée) conflictuelle, alors que la représentation en question reste consciente ;
- une séparation artificielle entre deux pensées ou deux comportements qui en réalité sont liés, leur relation ne pouvant être reconnu sans angoisse par la personne.
Serban Ionescu, Marie-Madeleine Jacquet et Claude Lhote, Les mécanismes de défense : théorie et clinique
- une élimination de l'affect lié à une représentation (souvenir, idée, pensée) conflictuelle, alors que la représentation en question reste consciente ;
- une séparation artificielle entre deux pensées ou deux comportements qui en réalité sont liés, leur relation ne pouvant être reconnu sans angoisse par la personne.
Serban Ionescu, Marie-Madeleine Jacquet et Claude Lhote, Les mécanismes de défense : théorie et clinique
mardi 19 mars 2013
lundi 18 mars 2013
Quand on dit que le premier objet est le sein, le mot "sein" est utilisé, ce me semble, pour rendre compte autant de la technique de maternage que de la chair elle-même. Il n'est pas impossible à une mère d'être suffisamment bonne (selon ma façon de dire) en utilisant un biberon pour nourrir son enfant.
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
dimanche 17 mars 2013
Pour beaucoup de personnes âgées, c'est l'horreur qui est au rendez-vous avec d'un côté le refus de se souvenir que le passé est révolu et le désir d'oublier que la fin est proche, et de l'autre la crainte de la maladie d'Alzheimer et donc la peur d'oublier et le désir éperdu de se souvenir. Comment la mémoire ne serait-elle pas cisaillée par des désirs aussi contradictoires ?
Jean Maisondieu, préface à Mémoire, souvenirs, oublis. Compilation de textes de Sigmund Freud
samedi 16 mars 2013
Il m'a dit, lors de la première séance : "Vous n'êtes pas venu me voir pour me parler de votre vie sexuelle, ni pour parler de votre enfance ni pour parler de vos rêves. Vous êtes venu me dire simplement ce que vous avez dans la tête."
Paroles de Masud R. Kahn adressées à Adam Phillips, Is ordinary good enough? Entretien avec Michel Gribinski, Penser/rêver n° 22, automne 2012
Paroles de Masud R. Kahn adressées à Adam Phillips, Is ordinary good enough? Entretien avec Michel Gribinski, Penser/rêver n° 22, automne 2012
vendredi 15 mars 2013
mardi 12 mars 2013
En outre, l’analyste n’entend pas seulement avec son oreille – fût-ce la troisième – mais avec son corps tout entier. Il est sensible non seulement aux paroles mais aussi aux intonations de la voix, aux suspensions du récit, aux silences et à toute l’expression émotionnelle du patient. Sans la dimension de l’affect, l’analyse est une entreprise vaine et stérile. Sans le partage avec les émotions du patient, l’analyste n’est qu'un robot-interprète qui ferait mieux de changer de métier avant qu'il ne soit trop tard.
André Green, La déliaison
André Green, La déliaison
lundi 11 mars 2013
vendredi 8 mars 2013
jeudi 7 mars 2013
mercredi 6 mars 2013
Quand nous interprétons quelque chose que l'analysant rejette de sa conscience, sans inclure dans cette interprétation la partie de son moi qui est porteuse du rejet, il en résulte que l'analysant verra en nous cette partie rejetante de son moi. De cette manière, nous courrons le risque de cliver l'analysant un peu plus au lieu de l'intégrer.
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
lundi 4 mars 2013
samedi 2 mars 2013
À Karin Obholzer qui lui demandait : « Aujourd’hui, croyez-vous encore à la psychanalyse ? », Serguei Constantinovitch Pankjeff répondit autour de 1975 : « Aujourd’hui, je ne crois plus à rien ».
– « À plus rien ? » insista-t-elle. Et alors, « l’homme aux loups » de répondre : « Mon Dieu, je crois au transfert. »
– « À plus rien ? » insista-t-elle. Et alors, « l’homme aux loups » de répondre : « Mon Dieu, je crois au transfert. »
jeudi 28 février 2013
Si une personne vient vous parler et qu'en l'écoutant vous avez le sentiment qu'elle vous ennuie, dans ce cas elle est malade et il lui faut un traitement psychiatrique. Mais si votre intérêt reste soutenu, peu importe la gravité de sa détresse ou de son conflit, dans ce cas vous pouvez très bien l'aider.
Paroles de Donald W. Winnicott rapportées dans la préface de Fragment d'une analyse
Paroles de Donald W. Winnicott rapportées dans la préface de Fragment d'une analyse
mardi 26 février 2013
lundi 25 février 2013
samedi 23 février 2013
vendredi 15 février 2013
jeudi 14 février 2013
mardi 12 février 2013
lundi 11 février 2013
Souvent, lorsqu'on a communiqué la règle fondamentale psychanalytique à un patient dont l’histoire de vie est pleine de vicissitudes et l’histoire de maladie fort longue, qu'on a alors invité celui-ci à dire ce qui lui vient à l’idée, et qu'on s’attend maintenant à ce que ses communications se répandent à flots, on apprend tout d’abord qu'il ne sait quoi dire. Il se tait et affirme que rien ne veut lui venir à l’idée. Naturellement, cela n’est rien d’autre que la répétition d’une attitude homosexuelle qui vient s’imposer en tant que résistance à toute remémoration. Aussi longtemps qu'il restera en traitement, il ne se libérera plus de cette contrainte de répétition. On comprend finalement que c’est là sa façon de se remémorer.
Sigmund Freud, Remémoration, répétition et perlaboration
vendredi 8 février 2013
mercredi 6 février 2013
Et certes cela ne veut pas dire que M. Legrandin ne fût pas sincère quand il tonnait contre les snobs. Il ne pouvait pas savoir, au moins par lui-même, qu'il le fût, puisque nous ne connaissons jamais que les passions des autres, et que ce que nous arrivons à savoir des nôtres, ce n'est que d'eux que nous avons pu l'apprendre. Sur nous, elles n'agissent que d'une façon seconde, par l'imagination qui substitue aux premiers mobiles des mobiles relais qui sont plus décents.
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
mardi 5 février 2013
lundi 4 février 2013
dimanche 3 février 2013
vendredi 1 février 2013
[La grande force de Winnicott tenait à ce] qu'il attendait toujours du patient qu'il rende compte de lui-même au maximum, plutôt que de se fier à ses propres spéculations... Il reconnaissait que seul le patient pouvait rendre le transfert possible et que ça dépendait de son initiative.
John Padel, interview cité in "Melanie Klein : son monde et son oeuvre" de Phyllis Grosskurth
John Padel, interview cité in "Melanie Klein : son monde et son oeuvre" de Phyllis Grosskurth
mercredi 30 janvier 2013
mardi 29 janvier 2013
Dans le groupe, on s'aperçoit que ce que les membres souhaitent substituer aux processus de groupe serait de pouvoir arriver parfaitement équipés, comme des êtres adultes capables de savoir par instinct, sans évolution et sans apprentissage, comment il faut vivre, agir et s'établir dans un groupe.
Wilfred R. Bion, Recherches sur les petits groupes
Wilfred R. Bion, Recherches sur les petits groupes
lundi 28 janvier 2013
vendredi 25 janvier 2013
Je voudrais utiliser ici comme modèle la méthode du tailleur de diamants qui taille une pierre de sorte qu'un rayon de lumière qui entre dans la pierre soit réfléchi en retour par la même voie de telle manière que la lumière en soit augmentée - la même "association libre" est réfléchie en retour par la même voie, mais avec une brillance augmentée. Ainsi le patient acquiert-il la capacité à voir sa "réflexion" bien plus clairement que ce qu'il peut voir de sa personnalité si elle n'est exprimée que par lui seul (c'est-à-dire sans analyste).
Mot de Wilfred R. Bion à Donald Meltzer, Etudes pour une métapsychologie élargie
Mot de Wilfred R. Bion à Donald Meltzer, Etudes pour une métapsychologie élargie
mercredi 23 janvier 2013
mardi 22 janvier 2013
lundi 21 janvier 2013
Nous avons alors l'impression de voir l'amour se transformer en haine. Mais nous allons au-delà de cette description si nous concevons que dans ce cas la haine, motivée dans la réalité, est renforcée par la régression de l'amour au stade préliminaire sadique, de sorte que la haine acquiert un caractère érotique et que la continuité de la relation d'amour est garantie.
Sigmund Freud, Métapsychologie
Sigmund Freud, Métapsychologie
jeudi 17 janvier 2013
A l’origine du masochisme il y a une crainte d’un événement douloureux à venir. L’humain le redoute parce qu’il ne sait pas quand il surviendra et de quelle intensité il sera. Le masochiste a compris qu’une façon de réduire cette peur était de provoquer lui-même l’événement pénible. Ainsi au moins il saura quand et comment il arrivera.
Le problème, c’est qu’en suscitant lui-même l’événement redouté, le masochiste découvre qu’il contrôle enfin sa vie. Il est capable de décider quand, comment, pourquoi et de qui lui arrivent des malheurs. Il est alors envahi d’une volonté de tout contrôler. Il provoque tout ce qui lui fait peur afin de s’assurer qu’il ne sera pas surpris.
Plus le masochiste se torture lui-même, moins il a l’impression d’être ballotté par un destin qui le dépasse. Et mieux il peut mesurer sa force. Car il sait que les autres ne pourront pas égaler en intensité douloureuse ce qu’il s’inflige lui-même. Il n’a donc plus rien à craindre de la vie. Plus il augmente sa douleur plus le masochiste se pénètre d’une sensation de contrôle total de son futur. Pas étonnant que nombre de dirigeants et de personnes de pouvoir soient coutumiers de ce genre de fantasmes.
Cependant, il y a un prix à payer. A force de lier la notion de souffrance à la notion de maîtrise de sa vie, le masochiste perd la notion de plaisir. Il est amené à devenir anti-hédoniste. C’est-à-dire qu’il ne souhaite plus recevoir de satisfactions, il demeure uniquement en quête de nouvelles épreuves de plus en plus difficiles.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Le problème, c’est qu’en suscitant lui-même l’événement redouté, le masochiste découvre qu’il contrôle enfin sa vie. Il est capable de décider quand, comment, pourquoi et de qui lui arrivent des malheurs. Il est alors envahi d’une volonté de tout contrôler. Il provoque tout ce qui lui fait peur afin de s’assurer qu’il ne sera pas surpris.
Plus le masochiste se torture lui-même, moins il a l’impression d’être ballotté par un destin qui le dépasse. Et mieux il peut mesurer sa force. Car il sait que les autres ne pourront pas égaler en intensité douloureuse ce qu’il s’inflige lui-même. Il n’a donc plus rien à craindre de la vie. Plus il augmente sa douleur plus le masochiste se pénètre d’une sensation de contrôle total de son futur. Pas étonnant que nombre de dirigeants et de personnes de pouvoir soient coutumiers de ce genre de fantasmes.
Cependant, il y a un prix à payer. A force de lier la notion de souffrance à la notion de maîtrise de sa vie, le masochiste perd la notion de plaisir. Il est amené à devenir anti-hédoniste. C’est-à-dire qu’il ne souhaite plus recevoir de satisfactions, il demeure uniquement en quête de nouvelles épreuves de plus en plus difficiles.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
mercredi 16 janvier 2013
mardi 15 janvier 2013
lundi 14 janvier 2013
samedi 12 janvier 2013
La psychanalyse ne rend pas compte des objets sociaux, mais seulement de leur fonction d'étayage ou de dépôt, ou encore de cadre dans la formation de la réalité psychique : c'est à ce titre qu'elle les interroge aussi comme des lieux d'inscription de la psyché.
René Kaës, Le groupe et le sujet du groupe
René Kaës, Le groupe et le sujet du groupe
vendredi 11 janvier 2013
mardi 8 janvier 2013
Dans le cadre de la psychanalyse, Bion envisage les transformations comme l'effort du psychanalyste pour aider l'analysant à transformer (changer la forme, non pas la nature profonde ou invariant) la partie de l'expérience émotionnelle dont il est inconscient en une expérience émotionnelle dont il est conscient.
James S. Grotstein, article "Transformations" in Dictionnaire international de psychanalyse
James S. Grotstein, article "Transformations" in Dictionnaire international de psychanalyse
lundi 17 décembre 2012
Cette relation non verbale née jadis dans le silence de l'indéterminé, de l'indéfini ne peut retrouver vie que dans le silence et c'est parce que certains silences me sont apparus au cours de l'analyse comme une condition nécessaire à l'éclosion d'un état intérieur confusément ressenti par le malade comme une sorte d'équivalent de l'état d'union parfaite et totale auquel il aspire inconsciemment. Si l'on veut, il atteint autrement et plus directement l'objet dans le silence que par la parole, car celle-ci butte sans cesse contre l'évidence de l'éloignement de l'objet.
Sacha Nacht, Guérir avec Freud
Sacha Nacht, Guérir avec Freud
dimanche 16 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
... quand le petit garçon aperçoit de prime abord la région génitale de la petite fille, il se conduit de manière irrésolue, peu intéressé avant tout ; il ne voit rien ou bien par un déni il atténue sa perception, cherche des informations qui permettent de l'accorder à ce qu'il espère. Ce n'est que plus tard, lorsqu'une menace de castration a pris de l'influence sur lui, que cette observation devient pour lui pleine de signification: s'il se la remémore ou s'il la répète, il est la proie d'une terrible tempête émotionnelle et se met à croire à la réalité d'une menace dont il se riait jusqu'alors.
Sigmund Freud, Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes
samedi 8 décembre 2012
vendredi 7 décembre 2012
lundi 3 décembre 2012
On peut dire qu’une fantaisie flotte en quelque sorte en trois temps, les trois moments de notre activité représentative. Le travail psychique se rattache à une impression, une occasion dans le présent qui a été en mesure de réveiller un des grands désirs de l’individu ; à partir de là, il se reporte sur le souvenir d’une expérience antérieure, la plupart du temps infantile, au cours de laquelle ce désir était accompli ; et il crée maintenant une situation rapportée à l’avenir, qui se présente comme l’accomplissement de ce désir, précisément le rêve diurne ou la fantaisie, qui porte désormais sur lui les traces de son origine à partir de l’occasion et du souvenir. Passé, présent, avenir donc, comme enfilés sur les cordeaux du désir qui les traverse.
Sigmund Freud, Le créateur littéraire et la fantaisie
Sigmund Freud, Le créateur littéraire et la fantaisie
dimanche 2 décembre 2012
Là où "l'ombre de l'objet tombe sur le moi" s'indique la trace de l'échec historique du moi à trouver son reflet dans l'objet, s'indique l'échec de la fonction réflexive de l'objet, c’est là où l'objet ne réfléchit pas le sujet que plane son ombre.
René Roussillon, Pluralité de l'appropriation subjective
René Roussillon, Pluralité de l'appropriation subjective
jeudi 29 novembre 2012
lundi 26 novembre 2012
dimanche 25 novembre 2012
J'ai introduit les termes d'objet transitionnel et de phénomènes transitionnels pour désigner l'aire intermédiaire d'expérience qui se situe entre le pouce et l'ours en peluche, entre l'érotisme oral et la véritable relation d'objet, entre l'activité créative primaire et la projection de ce qui a été introjecté, entre l'ignorance primaire de la dette et la reconnaissance de celle-ci.
Donald W. Winnicott, Objets transitionnels et phénomènes transitionnels
Donald W. Winnicott, Objets transitionnels et phénomènes transitionnels
vendredi 23 novembre 2012
jeudi 22 novembre 2012
Ce n'est donc jamais une seule signification qui serait réellement présente à l'esprit, et donc par conséquent l'interprétation serait vraie ou fausse, mais toujours un ensemble partiellement actualisé de significations, dont l'interprétation n'est vraie ou fausse que si elle tient compte de leurs relations potentielles.
Pierre-Henri Castel, Introduction à "l'Interprétation du rêve" de Sigmund Freud
Pierre-Henri Castel, Introduction à "l'Interprétation du rêve" de Sigmund Freud
mercredi 21 novembre 2012
mardi 20 novembre 2012
Psychanalyste, c’est une fonction. Pas un être. Ce n’est pas une identité. J’espère par exemple ne pas l’être avec mes proches, ne pas les bombarder d’interprétations plus ou moins sauvages. Et puis, même parfois dans mon cabinet, je ne le suis pas toujours non plus. Quand j’étais psychanalyste débutant, je me demandais ce que je faisais là : de quel droit ? Je dis souvent que se prendre pour un analyste est le commencement de l’imposture. Et si j’ai réussi à le devenir, c’est bien parce que je ne me suis pas pris pour un analyste.
J.-B. Pontalis, Entretien donné à Psychologies Magazine
J.-B. Pontalis, Entretien donné à Psychologies Magazine
lundi 19 novembre 2012
Le moment du vécu et le moment de la signification ne coïncident pas. Ce qui est signifié au moment du vécu est pour ainsi dire en souffrance, en attente de signification. Le moment de la signification est toujours rétroactif. Si une signification paraît dans la remémoration avoir coïncidé avec le vécu, le plus souvent il s'agit d'une élaboration ultérieure, rapportée au vécu initial. Celui-ci s'accompagne d'une « signification » tout autre, était en quelque sorte cadré par une « théorie sexuelle » qui en rendait compte. On pourrait presque avancer que vécu et signification s'appellent l'un l'autre sans jamais se rejoindre. Le vécu court après la signification sans jamais la trouver. La signification est acquise quand le vécu est à jamais perdu.
André Green, Le discours vivant
André Green, Le discours vivant
mercredi 14 novembre 2012
lundi 12 novembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
L'Œdipe n'est plus un mythe, mais un complexe, c'est-à-dire un micro-système. Il est la structure qui fait communiquer les structures de l'individu et celles de la société (...). L'Œdipe organise les pulsions qui l'organisent en retour, comme il organise la culture et est organisée par elle.
André Green, Le mythe : un objet transitionnel collectif in La Déliaison
André Green, Le mythe : un objet transitionnel collectif in La Déliaison
vendredi 9 novembre 2012
dimanche 4 novembre 2012
samedi 3 novembre 2012
jeudi 1 novembre 2012
Le passage de l'identification narcissique (projective) à l’identification introjective est conditionné par l’élaboration de la position dépressive, dont la réussite sous la prédominance des pulsions libidinales permet de renoncer au recours massif à l’identification projective avec l'objet qui était auparavant utilisée pour dénier la reconnaissance de la séparation avec les angoisses qui l'accompagnent.
Jean Bégoin, Présentation : quelques repères sur l'évaluation du concept d'identification
Jean Bégoin, Présentation : quelques repères sur l'évaluation du concept d'identification
mercredi 31 octobre 2012
mardi 30 octobre 2012
dimanche 28 octobre 2012
[...] le contre-transfert n'apparaît pas directement à la conscience mais se manifeste comme signe à décrypter ni repéré ni compris d'emblée, surgissant sous forme d'affects, de sentiments, d’associations de représentations, de fantasmes, d'images, de lapsus, d'actes manqués, de rêves, de métaphores ou comparaisons inattendues, tous rejetons de l’inconscient ou expression directes de celui-ci - certains affects. Il se situe à l'opposé des représentations conscientes et des affects dont l'objet est d'emblée conscient.
Louise de Urtubey, Le travail de contre-transfert
Louise de Urtubey, Le travail de contre-transfert
jeudi 25 octobre 2012
mercredi 24 octobre 2012
Le surmoi de l’enfant ne s’édifie pas d’après le modèle des parents mais d’après le surmoi parental ; il se remplit du même contenu, il devient porteur de la tradition, de toutes les valeurs à l’épreuve du temps qui se sont perpétuées de cette manière de génération en génération.
Sigmund Freud, Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse
Sigmund Freud, Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse
mardi 23 octobre 2012
lundi 22 octobre 2012
Le moi se forme pour une bonne part à partir d’identifications qui remplacent des investissements abandonnés par le ça, et que les premières de ces identifications se comportent régulièrement comme une instance particulière dans le moi, s’opposent au moi comme sur-moi, tandis que le moi une fois renforcé peut plus tard se montrer plus résistant face à l’influence de telles identifications. Le sur-moi doit sa position particulière dans le moi ou par rapport au moi à un facteur qui doit être apprécié de deux côtés : premièrement, il est la première identification qui se soit produite tant que le moi était encore faible, et deuxièmement, il est l’héritier du complexe d’Œdipe et a donc introduit dans le moi les objets de la plus haute importance.
Sigmund Freud, Le moi et le ça
Sigmund Freud, Le moi et le ça
dimanche 21 octobre 2012
jeudi 18 octobre 2012
mercredi 17 octobre 2012
Durant les dernières décennies, la clinique psychanalytique a vu son principal centre d’intérêt se déplacer des névroses dites classiques aux troubles des personnalités limites. Ce changement a été accompagné d’un désintérêt pour la sexualité au profit du fonctionnement du moi ou des relations d’objet. En fait, ni les troubles du moi, ni les relations d’objet régressives ne devraient être séparés de la sexualité et de ses vicissitudes.
André Green, La Clinique psychanalytique contemporaine
André Green, La Clinique psychanalytique contemporaine
mardi 16 octobre 2012
L’analyste lui-même est également soumis à la situation infantile dont il fait partie. En fait, la situation infantile à laquelle il est exposé contient un facteur infantile plus important encore, l’analysé qui régresse. Le Moi de l’analyste est aussi scindé en une part qui observe et une part qui éprouve. L’analyste a l’expérience de sa minutieuse analyse personnelle et sait ce qui l’attend, et, de surcroît, à l’inverse de son analysé, se trouve dans une situation d’autorité. Alors que c’est le travail de l’analysé que de s’adapter par la régression à la situation infantile, il incombe à l’analyste de résister à une adaptation de cet ordre. Alors que l’analysé doit faire l’expérience du passé et observer le présent, l’analyste doit éprouver le présent et observer le passé ; il doit résister à toute tendance intérieure à la régression. S’il devient la victime de sa propre technique et éprouve le passé au lieu de l’observer, il est sujet à une contre-résistance. Le phénomène du contre-transfert peut être très bien décrit en paraphrasant la formule de Fenichel : l’analyste déforme le passé par référence au présent.
Ida Macalpine, The development of the transference
lundi 15 octobre 2012
... On se rend compte à quel point le travail psychique fourni par l’analyste est compliqué, en vérité. On laisse agir sur soi les associations libres du patient et en même temps on laisse sa propre fantaisie jouer avec ce matériel associatif ; entre-temps on compare les connexions nouvelles avec les résultats antérieurs de l’analyse sans négliger, fût-ce un seul instant, la prise en compte et la critique de ses tendances propres.
Sándor Ferenczi, Élasticité de la technique psychanalytique
Sándor Ferenczi, Élasticité de la technique psychanalytique
jeudi 11 octobre 2012
mardi 9 octobre 2012
lundi 8 octobre 2012
dimanche 7 octobre 2012
En fin de compte, le complexe d'OEdipe connaît trois types d'identification : a) l’identification au rival, permettant la compensation de l'investissement et qui s'effectue sur le modèle de l’identification hystérique autour d'une qualité émotionnelle commune qui demeure inconsciente ; b) l’identification régressive sur le mode de l'objet perdu, renoncement à l'investissement sexuel de l'objet par identification à cet objet ; c) l’identification progressive et "maturante", dans laquelle coexistent identification et investissement dans l'espace triangulaire.
Jean-Luc Donnet et Jean-Pierre Pinel, Le problème de l’identification chez Freud
Jean-Luc Donnet et Jean-Pierre Pinel, Le problème de l’identification chez Freud
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