N'est consolateur que ce qui laisse un manque.
Jacques Hochmann, La consolation
lundi 24 juin 2013
jeudi 20 juin 2013
mardi 18 juin 2013
lundi 17 juin 2013
vendredi 14 juin 2013
mercredi 12 juin 2013
mardi 11 juin 2013
lundi 10 juin 2013
dimanche 9 juin 2013
[...] combien il est central et décisif que le psychanalysant, répétant son enfance, rencontre un objet (l'analyste) qui, sans irritation ni angoisse, affronte les pulsions instinctives qu'il dirige vers ce même objet, l'analyste ; de cette manière, on peut introjecter dans le surmoi un objet qui est plus tolérant et plus compréhensif que les "objets archaïques".
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique : transfert et contre-transfert
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique : transfert et contre-transfert
vendredi 7 juin 2013
jeudi 6 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
mardi 4 juin 2013
lundi 3 juin 2013
dimanche 2 juin 2013
Peut-être faut-il que nous nous pénétrions de l'idée qu'on ne parle jamais de l'enfant. Parce que les adultes qui parlent de l'enfant portent encore en eux leur enfance dont l'enseignement de la psychanalyse a montré qu'elle ne passait jamais avec le temps, mais qu'elle demeure intacte dans l'adulte. Cet enfant omniprésent dans l'adulte et dictant ses vues les plus apparemment objectives n'est pas l'enfant-dans-le-monde, pas plus qu'il n'est l'enfant-dans-la-famille ; il est l'enfant intériorisé, l'enfant s'intériorisant lui-même après qu'il a introjecté les imagos parentales qui sont constitutives de sa réalité psychique. La psychanalyse doit renoncer à la recherche de l'enfant "en soi", non parce que celui-ci est inaccessible, mais parce qu'un tel enfant est une fiction de l'adulte qui prétend son enfance révolue. Or la révolution psychanalytique a montré que la prétendue révolution de l'enfance est un mythe. Il existe bien des fixations infantiles qui commandent des régressions plus ou moins massives. Mais ces fixations et ces régressions témoignent plutôt, de la part de ceux qui les subissent, non de l'attachement à leur enfance, mais d'un rejet de celle-ci.
André Green, La diachronie en psychanalyse
André Green, La diachronie en psychanalyse
jeudi 30 mai 2013
Les six degrés de séparation (aussi appelée Théorie des 6 poignées de main) est une théorie établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.
Avec le développement des Technologies de l'information et de la communication, le degré de séparation a été mesuré de 4,74 sur le réseau social Facebook1 à 6,6 sur l'échange de plusieurs milliards de messages instantanés étudiés en 2008 par Eric Horvitz et Jure Leskovec2, chercheurs chez Microsoft, en analysant des discussions de Windows Live Messenger34.
Cette théorie est reprise en 1967 par Stanley Milgram à travers l'étude du petit monde.
Cette théorie peut se démontrer de nos jours avec le site Facebook, qui met en évidence les liens que nous avons avec les autres et les liens que nous avons avec des personnes que nous ne connaissons pas (amis de vos amis). Elle est encore plus manifeste sur LinkedIn, qui signale le degré de séparation entre deux individus ainsi que les « chemins » possibles qui relient un individu à un autre à travers leurs réseaux relationnels respectifs.
wikipedia.fr
Avec le développement des Technologies de l'information et de la communication, le degré de séparation a été mesuré de 4,74 sur le réseau social Facebook1 à 6,6 sur l'échange de plusieurs milliards de messages instantanés étudiés en 2008 par Eric Horvitz et Jure Leskovec2, chercheurs chez Microsoft, en analysant des discussions de Windows Live Messenger34.
Cette théorie est reprise en 1967 par Stanley Milgram à travers l'étude du petit monde.
Cette théorie peut se démontrer de nos jours avec le site Facebook, qui met en évidence les liens que nous avons avec les autres et les liens que nous avons avec des personnes que nous ne connaissons pas (amis de vos amis). Elle est encore plus manifeste sur LinkedIn, qui signale le degré de séparation entre deux individus ainsi que les « chemins » possibles qui relient un individu à un autre à travers leurs réseaux relationnels respectifs.
wikipedia.fr
mercredi 29 mai 2013
mardi 28 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
Les psychanalyses aujourd’hui ne manquent pas de constater que les « nouveaux patients » ne rêvent pas, ou peu. Insomniaques ? Ou incapables de verbaliser ? Il est possible que les « nouvelles maladies de l’âme » (dépression, toxicomanie, délinquance, psycho-somatose) proviennent précisément de l’incapacité des hommes et des femmes modernes de construire un espace psychique : c’est-à-dire des représentations verbales et trans-verbales correspondant à leurs excitations neuronales.
Julia Kristeva, Ma vie en dormant
Julia Kristeva, Ma vie en dormant
jeudi 23 mai 2013
mercredi 22 mai 2013
La théorie freudienne de l'après-coup
C'est le grand mérite d'abord de Lacan (1953), puis de Pontalis et Laplanche (d'abord in : Fantasme originaire, fantasmes des origines, origine du fantasme (1964), puis dans leur Vocabulaire de la psychanalyse 1967) d'avoir attiré l'attention sur le concept freudien d'après-coup c'est :
1) ce qui vient tout simplement plus tard ;
2) ce qui fera vivre, dans un deuxième temps, quelque chose qui a été déposé dans la psyché auparavant. Chez Freud, cet « éveil », ce deuxième temps, est nécessaire pour « créer » l'événement psychique, l'événement traumatique. Dans cette optique, l'événement « pur » ne se trouve pas dans la psyché ;
3) avec « L'homme aux loups » (1918), Freud développe enfin le troisième versant de l'après-coup : toutes les expériences infantiles laissent une trace mnésique qui demande à être réinterprétée et qui le sera ultérieurement.
Susann Heenen-Wolff, Revue belge de psychanalyse
C'est le grand mérite d'abord de Lacan (1953), puis de Pontalis et Laplanche (d'abord in : Fantasme originaire, fantasmes des origines, origine du fantasme (1964), puis dans leur Vocabulaire de la psychanalyse 1967) d'avoir attiré l'attention sur le concept freudien d'après-coup c'est :
1) ce qui vient tout simplement plus tard ;
2) ce qui fera vivre, dans un deuxième temps, quelque chose qui a été déposé dans la psyché auparavant. Chez Freud, cet « éveil », ce deuxième temps, est nécessaire pour « créer » l'événement psychique, l'événement traumatique. Dans cette optique, l'événement « pur » ne se trouve pas dans la psyché ;
3) avec « L'homme aux loups » (1918), Freud développe enfin le troisième versant de l'après-coup : toutes les expériences infantiles laissent une trace mnésique qui demande à être réinterprétée et qui le sera ultérieurement.
Susann Heenen-Wolff, Revue belge de psychanalyse
mardi 21 mai 2013
jeudi 16 mai 2013
mercredi 15 mai 2013
Seulement voilà : Winnicott n'observait pas les enfants ; on peut même dire qu'il ne les interprétait pas non plus, sachant, dans sa pratique plus visiblement que dans sa théorie, laisser venir le sens et aussi respecter leur non-sens. Pour être plus exact, disons qu'il interprétait à sa façon. Car on ne peut pas ne pas interpréter l'enfant. C'est même dans les premiers temps de l'existence, une condition de sa vie, parfois de sa survie : une mère doit plus même que répondre aux besoins de l'infans, elle doit les deviner. De son côté, l'enfant n'en n'est pas moins, d'entrée de jeu, interprète. C'est de cet écart entre les deux interprétations que Winnicott a tiré parti. Aussi bien ne pratiquait-il pas la psychothérapie de l'enfant, mais avec lui. L'écart fait jeu. L'espace intermédiaire facilite le langage qui n'est pas mettre ses mots dans la bouche de l'autre.
J.-B. Pontalis, Perdre de vue
J.-B. Pontalis, Perdre de vue
mardi 14 mai 2013
lundi 13 mai 2013
dimanche 12 mai 2013
vendredi 10 mai 2013
mardi 7 mai 2013
lundi 6 mai 2013
Effet Pygmalion
L'effet Pygmalion, également appelé effet Rosenthal ou prophétie auto-réalisante, a été mis en évidence dans une situation expérimentale célèbre.
Robert Rosenthal et son équipe ont tout simplement fait croire à des groupes d'étudiants qu'ils comptaient effectuer une expérience sur des rats dans une situation d'apprentissage dans un labyrinthe.
L'astuce de l'expérience résidant en ceci, justement, de faire croire à certains groupes d'étudiants que les rats qu'ils reçoivent pour l'expérience ont été très soigneusement sélectionnés sur base d'une intelligence supérieure, tandis qu'à d'autres groupes d'étudiants, ont prétend que les rats reçus ont été sélectionnés pour leur très médiocres capacités intellectuelles.
En réalité, la répartition des rats est effectuée tout à fait par hasard.
Ce qui est observé par les chercheurs est étonnant. Les rats soi-disant intelligents sont, au final, beaucoup plus performants que les rats soi-disant idiots; les premiers sont "devenus intelligents" tandis que les seconds sont au final "très bêtes".
L'élément crucial qui est entré en jeu étant, "simplement", le fait que les étudiants aient été convaincus que... Convaincus que leur rats étaient très intelligents, ils se sont comportés en accord avec cette hypothèse, les stimulants, leur accordant de l'attention (à l'inverse des étudiants de l'autre condition expérimentale). Et ils ont de ce fait suscité la confirmation de leur hypothèse, ce qui s'est traduit par des performances meilleures de leurs rats..... intelligents.
Jérôme Vermeulen, texte paru sur le www.lepsychologue.be
L'effet Pygmalion, également appelé effet Rosenthal ou prophétie auto-réalisante, a été mis en évidence dans une situation expérimentale célèbre.
Robert Rosenthal et son équipe ont tout simplement fait croire à des groupes d'étudiants qu'ils comptaient effectuer une expérience sur des rats dans une situation d'apprentissage dans un labyrinthe.
L'astuce de l'expérience résidant en ceci, justement, de faire croire à certains groupes d'étudiants que les rats qu'ils reçoivent pour l'expérience ont été très soigneusement sélectionnés sur base d'une intelligence supérieure, tandis qu'à d'autres groupes d'étudiants, ont prétend que les rats reçus ont été sélectionnés pour leur très médiocres capacités intellectuelles.
En réalité, la répartition des rats est effectuée tout à fait par hasard.
Ce qui est observé par les chercheurs est étonnant. Les rats soi-disant intelligents sont, au final, beaucoup plus performants que les rats soi-disant idiots; les premiers sont "devenus intelligents" tandis que les seconds sont au final "très bêtes".
L'élément crucial qui est entré en jeu étant, "simplement", le fait que les étudiants aient été convaincus que... Convaincus que leur rats étaient très intelligents, ils se sont comportés en accord avec cette hypothèse, les stimulants, leur accordant de l'attention (à l'inverse des étudiants de l'autre condition expérimentale). Et ils ont de ce fait suscité la confirmation de leur hypothèse, ce qui s'est traduit par des performances meilleures de leurs rats..... intelligents.
Jérôme Vermeulen, texte paru sur le www.lepsychologue.be
jeudi 2 mai 2013
Imaginons deux phares tournant en sens inverse et dont les feux se coupent périodiquement. C'est lorsque transfert et contre-transfert s'entrecroisent que se situent les moments de la plus grande brillance. Moments privilégiés où fulgure la vérité de l'interprétation.
Serge Viderman, La construction de l'espace analytique
Serge Viderman, La construction de l'espace analytique
lundi 29 avril 2013
Indiquons au lecteur qui ne connaît pas le vocabulaire de la cybernétique que "rétroaction négative" (ou feedback négatif) se rapporte à l'opposé ou l'inverse (et donc à la correction) d'une déviation constatée. Une rétroaction positive, au contraire, accroît la déviation.
Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, Changements, paradoxes et psychothérapie
Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, Changements, paradoxes et psychothérapie
vendredi 26 avril 2013
jeudi 25 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
Aujourd'hui, il me semble toujours très important, dans le travail de supervision, d'aider mes jeunes collègues à repérer leurs réactions contre-transférentielles. Je leur donne toujours le même exemple, celui d'une femme qui se plaignait régulièrement « Vous ne me faites rien, vous ne me trouvez pas un homme, vous ne m'aidez pas à gagner ma vie correctement. ». Un vendredi, elle m'a dit : « Vous allez voir, ce week-end je vais me suicider ». Je m'entends lui répondre : « Si vous faites ça, je ne vous parlerai plus jamais ! ». Elle est revenue le lundi suivant : « J'ai ri tout le week-end sur l'absurdité de ce que vous avez dit et je me suis dit, pour la première fois, que vous teniez vraiment à moi ».
Joyce McDougall, Entretien avec Marie-Rose Moro, Le Carnet/Psy
Joyce McDougall, Entretien avec Marie-Rose Moro, Le Carnet/Psy
mardi 23 avril 2013
lundi 22 avril 2013
jeudi 18 avril 2013
mardi 16 avril 2013
L'"Identification projective" désigne avant tout un processus de clivage du premier moi dans lequel des parties bonnes ou mauvaises du soi sont clivées et détachées du soi, puis projetées amoureusement ou haineusement dans des objets extérieurs, ce qui conduit à une fusion et à une identification des parties projetées du soi avec les objets extérieurs. Ces processus mettent en jeu d'importantes angoisses paranoïdes, car les objets remplis des parties agressives du soi deviennent persécuteurs et le patient les ressent comme menaçants, il craint de leur part des représailles qui consisteraient à rentrer de force dans son moi avec toutes les mauvaises parties du soi qu'elles contiennent.
Extrait d'une conférence d'Herbert Rosenfeld, Colloque international sur la psychose, Montréal, novembre 1969
Extrait d'une conférence d'Herbert Rosenfeld, Colloque international sur la psychose, Montréal, novembre 1969
mercredi 10 avril 2013
Le conflit psychique est l’un des organisateurs majeurs de la psyché. Il se présente cliniquement le plus souvent selon une opposition entre deux termes, expression manifeste d’un autre conflit sous jacent plus fondamental ; celui entre une tendance à éteindre la pulsion et un impératif à l’investir selon diverses modalités. En 1924, Freud écrit à son propos « Il y a trois grands types de maladies suivant les instances en conflit : moi–ça (névroses de transfert), moi–surmoi (névroses narcissiques), moi–monde extérieur : (psychoses). », mais il reconnaît aussitôt que le conflit ne peut être réduit à une telle lutte entre instances. En 1937 il invite une révision de la conception du conflit psychique au regard de la dualité pulsionnelle et de l’existence d’ une « tendance au conflit ». La constitution du conflit psychique devient dès lors centrale ainsi que sa qualité et la préoccupation technique de le faire advenir sur la scène du transfert : « Les adversaires, souligne Freud, ne se trouvent pas plus l’un face à l’autre que l'ours blanc et la baleine. Une vraie solution ne peut intervenir que lorsque les deux se retrouvent sur le même terrain ».
Bernard Chervet, Laurent Danon-Boileau et Marie-Claire Durieux, Le conflit psychique
Bernard Chervet, Laurent Danon-Boileau et Marie-Claire Durieux, Le conflit psychique
lundi 8 avril 2013
Syndrome de Peter Pan
Cet homme dont le coeur est resté bloqué dans l'enfance ne peut agir véritablement en adulte quand il s'agit de sentiments. Sa maturation émotionnelle n'étant pas achevée, il attend naturellement de sa femme qu'elle se comporte en mère à son égard.
Il a besoin d'être aimé d'amour maternel, mais paradoxalement cet amour peut lui faire peur, puisqu'il ne le comprend pas. L'angoisse est par définition la peur de l'inconnu. C'est avec cette angoisse qu'il vit chaque jour : l'angoisse de ne pas tout saisir des sentiments adultes, et en particulier de l'amour.
L'homme-enfant ne peut pas comprendre l'amour gratuit, totalement désintéressé, qu'est par exemple celui d'une mère pour son enfant, ou d'un prêtre pour les âmes. Dans son monde, cet amour n'existe pas car il a au fond de lui la mentalité de l'enfant qui ramène tout à lui. Il pense alors naturellement que tout le monde aime de cette façon.
Il a une fausse conception de l'amour. Il est alors réellement incapable de vivre pleinement l'amour adulte et d'en tirer satisfaction.
Le jour où sa femme a besoin qu'il se comporte véritablement en homme, il ne saisit pas ce qui se passe, ni le bien-fondé des désirs qu'elle exprime. Vu qu'il ignore qu'il est victime d'un blocage émotionnel, il ne trouve pas d'explication au comportement de sa femme. Elle est insatisfaite et il ne voit pas pourquoi.
Angoissé face aux demandes de sa femme qu'il ne parvient pas à satisfaire, il perd peu à peu confiance en lui dans sa vie affective. La moindre remarque devient alors pour lui une montagne. A chaque conflit, sa confiance en lui s'effrite davantage. Il finit par ne plus savoir par lui-même s'il est quelqu'un de bien : sa femme devient pour lui comme le miroir de ce qu'il vaut : il se voit mauvais à la moindre plainte (ou simple demande), et ne se croit bon que lorsqu'elle semble satisfaite. Pour parvenir à se croire bon, il n'a d'autre solution que de s'évertuer à la rendre parfaitement heureuse. Mais il est encore desservi par son manque d'empathie : il ne ressent pas ses sentiments normalement à cause de son blocage émotionnel, et a alors beaucoup de mal à imaginer ce que peuvent ressentir les autres.
Il fait le maximum et elle se rebelle : c'est pour lui une terrible injustice. Il finit par penser qu'elle est vraiment trop exigeante, qu'elle profite de sa bonté. Il se sent exploité et la croit méchante.
www.syndrome-de-peter-pan.com
Cet homme dont le coeur est resté bloqué dans l'enfance ne peut agir véritablement en adulte quand il s'agit de sentiments. Sa maturation émotionnelle n'étant pas achevée, il attend naturellement de sa femme qu'elle se comporte en mère à son égard.
Il a besoin d'être aimé d'amour maternel, mais paradoxalement cet amour peut lui faire peur, puisqu'il ne le comprend pas. L'angoisse est par définition la peur de l'inconnu. C'est avec cette angoisse qu'il vit chaque jour : l'angoisse de ne pas tout saisir des sentiments adultes, et en particulier de l'amour.
L'homme-enfant ne peut pas comprendre l'amour gratuit, totalement désintéressé, qu'est par exemple celui d'une mère pour son enfant, ou d'un prêtre pour les âmes. Dans son monde, cet amour n'existe pas car il a au fond de lui la mentalité de l'enfant qui ramène tout à lui. Il pense alors naturellement que tout le monde aime de cette façon.
Il a une fausse conception de l'amour. Il est alors réellement incapable de vivre pleinement l'amour adulte et d'en tirer satisfaction.
Le jour où sa femme a besoin qu'il se comporte véritablement en homme, il ne saisit pas ce qui se passe, ni le bien-fondé des désirs qu'elle exprime. Vu qu'il ignore qu'il est victime d'un blocage émotionnel, il ne trouve pas d'explication au comportement de sa femme. Elle est insatisfaite et il ne voit pas pourquoi.
Angoissé face aux demandes de sa femme qu'il ne parvient pas à satisfaire, il perd peu à peu confiance en lui dans sa vie affective. La moindre remarque devient alors pour lui une montagne. A chaque conflit, sa confiance en lui s'effrite davantage. Il finit par ne plus savoir par lui-même s'il est quelqu'un de bien : sa femme devient pour lui comme le miroir de ce qu'il vaut : il se voit mauvais à la moindre plainte (ou simple demande), et ne se croit bon que lorsqu'elle semble satisfaite. Pour parvenir à se croire bon, il n'a d'autre solution que de s'évertuer à la rendre parfaitement heureuse. Mais il est encore desservi par son manque d'empathie : il ne ressent pas ses sentiments normalement à cause de son blocage émotionnel, et a alors beaucoup de mal à imaginer ce que peuvent ressentir les autres.
Il fait le maximum et elle se rebelle : c'est pour lui une terrible injustice. Il finit par penser qu'elle est vraiment trop exigeante, qu'elle profite de sa bonté. Il se sent exploité et la croit méchante.
www.syndrome-de-peter-pan.com
vendredi 5 avril 2013
Je propose d'englober dans le terme "psychothérapie" toute procédure d'influence destinée à modifier radicalement, profondément et durablement une personne, une famille ou simplement une situation, et cela à partir d'une intention "thérapeutique".
Tobie Nathan, Quel avenir pour la psychiatrie et la psychothérapie ?
Tobie Nathan, Quel avenir pour la psychiatrie et la psychothérapie ?
jeudi 4 avril 2013
mardi 2 avril 2013
On appelle "humour" le processus psychique opérant dans le champ du Préconscient, étayé sur la dynamique interinstancielle et apparenté à un mécanisme de défense, consistant en une réévaluation inattendue des exigences de la réalité qui en renverse la tonalité affective pénible, offrant ainsi à un Moi triomphant ce gain de plaisir par lequel il affiche un narcissisme invulnérable.
Jean-Pierre Kamieniak, article "Humour", Dictionnaire international de psychanalyse
Jean-Pierre Kamieniak, article "Humour", Dictionnaire international de psychanalyse
vendredi 29 mars 2013
Parfois l'analyste aime génitalement la patiente et désire qu'elle ait un amour génital pour lui, il ressent de la rivalité si par la suite elle aime un autre homme et de l'envie pour leur plaisir sexuel.
Peut s'ensuivre une réaction thérapeutique négative de l'analyste, en lien avec son complexe d'Oedipe non résolu, qui se défend alors inconsciemment de la soigner.
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
Peut s'ensuivre une réaction thérapeutique négative de l'analyste, en lien avec son complexe d'Oedipe non résolu, qui se défend alors inconsciemment de la soigner.
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
mercredi 27 mars 2013
Le faux self est une fonction de défense qui s'établit sur la base d'identifications ; il vise à protéger le "vrai self". L'individu peut, par sa réussite sociale (c'est-à-dire par une bonne organisation du faux self), arriver à aborder autrui et à cacher sa détresse. Dans la relation mère-nourrisson, le "faux self" est le "faux self" de la mère ; et, si la mère n'a pas laissé au bébé la possibilité "d'être", il peut se développer identifié à ce point aux insignes de la mère qu'il ne devra son existence qu'à l'imitation. Le vrai self serait la position (dans la relation à autrui) qui permet le geste spontané, le jeu et la création.
Maud Mannoni, La théorie comme fiction
Maud Mannoni, La théorie comme fiction
mardi 26 mars 2013
Les écoles de psychanalyse sont d'une valeur inestimable. Tout analyste a, semble-t-il, l'obligation éthique de s'imprégner de l'orientation théorique des principales écoles de psychanalyse : freudienne, kleinienne, hartmanienne, kohutienne, bionienne, winnicottienne et lacanienne. Cela revient à accroître ses facultés perceptuelles, élargir son esprit, accueillir les patients avec une sagesse qui ne s'acquiert que par la rencontre avec la différence.
Christopher Bollas, Le moment freudien
Christopher Bollas, Le moment freudien
vendredi 22 mars 2013
L'un des concepts les plus employés par les thérapeutes de famille est celui de "délégation" : conformément au double sens du verbe latin delegare, qui signifie en même temps "envoyer" et "confier une mission", ce concept implique que la personne déléguée est tout à la fois envoyée par sa famille et liée à elle par un processus de loyauté ; or il importe de noter que cette délégation n'est pas forcément source de pathologie, puisqu'elle concourt aussi à bâtir l'image que nous nous faisons de nous-mêmes.
Selon [Helm] Stierlin, il existe trois types de missions selon qu'elles servent le ça, le moi ou le surmoi de la personne qui délègue. Les missions qui servent le ça peuvent déboucher, notamment, sur des comportements de toxicomanie ou de promiscuité sexuelle ; celles qui sont au service du moi aident les parents à faire face aux aspects pratiques de la vie quotidienne ; quant à celles déléguées par le surmoi, elles suscitent le désir de réussir dans tel ou tel domaine où les parents n'ont pas réussi.
Mony Elkaïm (Dir.), Panorama des thérapies familiales
Selon [Helm] Stierlin, il existe trois types de missions selon qu'elles servent le ça, le moi ou le surmoi de la personne qui délègue. Les missions qui servent le ça peuvent déboucher, notamment, sur des comportements de toxicomanie ou de promiscuité sexuelle ; celles qui sont au service du moi aident les parents à faire face aux aspects pratiques de la vie quotidienne ; quant à celles déléguées par le surmoi, elles suscitent le désir de réussir dans tel ou tel domaine où les parents n'ont pas réussi.
Mony Elkaïm (Dir.), Panorama des thérapies familiales
jeudi 21 mars 2013
mercredi 20 mars 2013
Le terme isolation recouvre deux sens. Il peut désigner :
- une élimination de l'affect lié à une représentation (souvenir, idée, pensée) conflictuelle, alors que la représentation en question reste consciente ;
- une séparation artificielle entre deux pensées ou deux comportements qui en réalité sont liés, leur relation ne pouvant être reconnu sans angoisse par la personne.
Serban Ionescu, Marie-Madeleine Jacquet et Claude Lhote, Les mécanismes de défense : théorie et clinique
- une élimination de l'affect lié à une représentation (souvenir, idée, pensée) conflictuelle, alors que la représentation en question reste consciente ;
- une séparation artificielle entre deux pensées ou deux comportements qui en réalité sont liés, leur relation ne pouvant être reconnu sans angoisse par la personne.
Serban Ionescu, Marie-Madeleine Jacquet et Claude Lhote, Les mécanismes de défense : théorie et clinique
mardi 19 mars 2013
lundi 18 mars 2013
Quand on dit que le premier objet est le sein, le mot "sein" est utilisé, ce me semble, pour rendre compte autant de la technique de maternage que de la chair elle-même. Il n'est pas impossible à une mère d'être suffisamment bonne (selon ma façon de dire) en utilisant un biberon pour nourrir son enfant.
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
dimanche 17 mars 2013
Pour beaucoup de personnes âgées, c'est l'horreur qui est au rendez-vous avec d'un côté le refus de se souvenir que le passé est révolu et le désir d'oublier que la fin est proche, et de l'autre la crainte de la maladie d'Alzheimer et donc la peur d'oublier et le désir éperdu de se souvenir. Comment la mémoire ne serait-elle pas cisaillée par des désirs aussi contradictoires ?
Jean Maisondieu, préface à Mémoire, souvenirs, oublis. Compilation de textes de Sigmund Freud
samedi 16 mars 2013
Il m'a dit, lors de la première séance : "Vous n'êtes pas venu me voir pour me parler de votre vie sexuelle, ni pour parler de votre enfance ni pour parler de vos rêves. Vous êtes venu me dire simplement ce que vous avez dans la tête."
Paroles de Masud R. Kahn adressées à Adam Phillips, Is ordinary good enough? Entretien avec Michel Gribinski, Penser/rêver n° 22, automne 2012
Paroles de Masud R. Kahn adressées à Adam Phillips, Is ordinary good enough? Entretien avec Michel Gribinski, Penser/rêver n° 22, automne 2012
vendredi 15 mars 2013
mardi 12 mars 2013
En outre, l’analyste n’entend pas seulement avec son oreille – fût-ce la troisième – mais avec son corps tout entier. Il est sensible non seulement aux paroles mais aussi aux intonations de la voix, aux suspensions du récit, aux silences et à toute l’expression émotionnelle du patient. Sans la dimension de l’affect, l’analyse est une entreprise vaine et stérile. Sans le partage avec les émotions du patient, l’analyste n’est qu'un robot-interprète qui ferait mieux de changer de métier avant qu'il ne soit trop tard.
André Green, La déliaison
André Green, La déliaison
lundi 11 mars 2013
vendredi 8 mars 2013
jeudi 7 mars 2013
mercredi 6 mars 2013
Quand nous interprétons quelque chose que l'analysant rejette de sa conscience, sans inclure dans cette interprétation la partie de son moi qui est porteuse du rejet, il en résulte que l'analysant verra en nous cette partie rejetante de son moi. De cette manière, nous courrons le risque de cliver l'analysant un peu plus au lieu de l'intégrer.
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
Heinrich Racker, Etudes sur la technique psychanalytique
lundi 4 mars 2013
samedi 2 mars 2013
À Karin Obholzer qui lui demandait : « Aujourd’hui, croyez-vous encore à la psychanalyse ? », Serguei Constantinovitch Pankjeff répondit autour de 1975 : « Aujourd’hui, je ne crois plus à rien ».
– « À plus rien ? » insista-t-elle. Et alors, « l’homme aux loups » de répondre : « Mon Dieu, je crois au transfert. »
– « À plus rien ? » insista-t-elle. Et alors, « l’homme aux loups » de répondre : « Mon Dieu, je crois au transfert. »
jeudi 28 février 2013
Si une personne vient vous parler et qu'en l'écoutant vous avez le sentiment qu'elle vous ennuie, dans ce cas elle est malade et il lui faut un traitement psychiatrique. Mais si votre intérêt reste soutenu, peu importe la gravité de sa détresse ou de son conflit, dans ce cas vous pouvez très bien l'aider.
Paroles de Donald W. Winnicott rapportées dans la préface de Fragment d'une analyse
Paroles de Donald W. Winnicott rapportées dans la préface de Fragment d'une analyse
mardi 26 février 2013
lundi 25 février 2013
samedi 23 février 2013
vendredi 15 février 2013
jeudi 14 février 2013
mardi 12 février 2013
lundi 11 février 2013
Souvent, lorsqu'on a communiqué la règle fondamentale psychanalytique à un patient dont l’histoire de vie est pleine de vicissitudes et l’histoire de maladie fort longue, qu'on a alors invité celui-ci à dire ce qui lui vient à l’idée, et qu'on s’attend maintenant à ce que ses communications se répandent à flots, on apprend tout d’abord qu'il ne sait quoi dire. Il se tait et affirme que rien ne veut lui venir à l’idée. Naturellement, cela n’est rien d’autre que la répétition d’une attitude homosexuelle qui vient s’imposer en tant que résistance à toute remémoration. Aussi longtemps qu'il restera en traitement, il ne se libérera plus de cette contrainte de répétition. On comprend finalement que c’est là sa façon de se remémorer.
Sigmund Freud, Remémoration, répétition et perlaboration
vendredi 8 février 2013
mercredi 6 février 2013
Et certes cela ne veut pas dire que M. Legrandin ne fût pas sincère quand il tonnait contre les snobs. Il ne pouvait pas savoir, au moins par lui-même, qu'il le fût, puisque nous ne connaissons jamais que les passions des autres, et que ce que nous arrivons à savoir des nôtres, ce n'est que d'eux que nous avons pu l'apprendre. Sur nous, elles n'agissent que d'une façon seconde, par l'imagination qui substitue aux premiers mobiles des mobiles relais qui sont plus décents.
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
mardi 5 février 2013
lundi 4 février 2013
dimanche 3 février 2013
vendredi 1 février 2013
[La grande force de Winnicott tenait à ce] qu'il attendait toujours du patient qu'il rende compte de lui-même au maximum, plutôt que de se fier à ses propres spéculations... Il reconnaissait que seul le patient pouvait rendre le transfert possible et que ça dépendait de son initiative.
John Padel, interview cité in "Melanie Klein : son monde et son oeuvre" de Phyllis Grosskurth
John Padel, interview cité in "Melanie Klein : son monde et son oeuvre" de Phyllis Grosskurth
mercredi 30 janvier 2013
mardi 29 janvier 2013
Dans le groupe, on s'aperçoit que ce que les membres souhaitent substituer aux processus de groupe serait de pouvoir arriver parfaitement équipés, comme des êtres adultes capables de savoir par instinct, sans évolution et sans apprentissage, comment il faut vivre, agir et s'établir dans un groupe.
Wilfred R. Bion, Recherches sur les petits groupes
Wilfred R. Bion, Recherches sur les petits groupes
lundi 28 janvier 2013
vendredi 25 janvier 2013
Je voudrais utiliser ici comme modèle la méthode du tailleur de diamants qui taille une pierre de sorte qu'un rayon de lumière qui entre dans la pierre soit réfléchi en retour par la même voie de telle manière que la lumière en soit augmentée - la même "association libre" est réfléchie en retour par la même voie, mais avec une brillance augmentée. Ainsi le patient acquiert-il la capacité à voir sa "réflexion" bien plus clairement que ce qu'il peut voir de sa personnalité si elle n'est exprimée que par lui seul (c'est-à-dire sans analyste).
Mot de Wilfred R. Bion à Donald Meltzer, Etudes pour une métapsychologie élargie
Mot de Wilfred R. Bion à Donald Meltzer, Etudes pour une métapsychologie élargie
mercredi 23 janvier 2013
mardi 22 janvier 2013
lundi 21 janvier 2013
Nous avons alors l'impression de voir l'amour se transformer en haine. Mais nous allons au-delà de cette description si nous concevons que dans ce cas la haine, motivée dans la réalité, est renforcée par la régression de l'amour au stade préliminaire sadique, de sorte que la haine acquiert un caractère érotique et que la continuité de la relation d'amour est garantie.
Sigmund Freud, Métapsychologie
Sigmund Freud, Métapsychologie
jeudi 17 janvier 2013
A l’origine du masochisme il y a une crainte d’un événement douloureux à venir. L’humain le redoute parce qu’il ne sait pas quand il surviendra et de quelle intensité il sera. Le masochiste a compris qu’une façon de réduire cette peur était de provoquer lui-même l’événement pénible. Ainsi au moins il saura quand et comment il arrivera.
Le problème, c’est qu’en suscitant lui-même l’événement redouté, le masochiste découvre qu’il contrôle enfin sa vie. Il est capable de décider quand, comment, pourquoi et de qui lui arrivent des malheurs. Il est alors envahi d’une volonté de tout contrôler. Il provoque tout ce qui lui fait peur afin de s’assurer qu’il ne sera pas surpris.
Plus le masochiste se torture lui-même, moins il a l’impression d’être ballotté par un destin qui le dépasse. Et mieux il peut mesurer sa force. Car il sait que les autres ne pourront pas égaler en intensité douloureuse ce qu’il s’inflige lui-même. Il n’a donc plus rien à craindre de la vie. Plus il augmente sa douleur plus le masochiste se pénètre d’une sensation de contrôle total de son futur. Pas étonnant que nombre de dirigeants et de personnes de pouvoir soient coutumiers de ce genre de fantasmes.
Cependant, il y a un prix à payer. A force de lier la notion de souffrance à la notion de maîtrise de sa vie, le masochiste perd la notion de plaisir. Il est amené à devenir anti-hédoniste. C’est-à-dire qu’il ne souhaite plus recevoir de satisfactions, il demeure uniquement en quête de nouvelles épreuves de plus en plus difficiles.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Le problème, c’est qu’en suscitant lui-même l’événement redouté, le masochiste découvre qu’il contrôle enfin sa vie. Il est capable de décider quand, comment, pourquoi et de qui lui arrivent des malheurs. Il est alors envahi d’une volonté de tout contrôler. Il provoque tout ce qui lui fait peur afin de s’assurer qu’il ne sera pas surpris.
Plus le masochiste se torture lui-même, moins il a l’impression d’être ballotté par un destin qui le dépasse. Et mieux il peut mesurer sa force. Car il sait que les autres ne pourront pas égaler en intensité douloureuse ce qu’il s’inflige lui-même. Il n’a donc plus rien à craindre de la vie. Plus il augmente sa douleur plus le masochiste se pénètre d’une sensation de contrôle total de son futur. Pas étonnant que nombre de dirigeants et de personnes de pouvoir soient coutumiers de ce genre de fantasmes.
Cependant, il y a un prix à payer. A force de lier la notion de souffrance à la notion de maîtrise de sa vie, le masochiste perd la notion de plaisir. Il est amené à devenir anti-hédoniste. C’est-à-dire qu’il ne souhaite plus recevoir de satisfactions, il demeure uniquement en quête de nouvelles épreuves de plus en plus difficiles.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
mercredi 16 janvier 2013
mardi 15 janvier 2013
lundi 14 janvier 2013
samedi 12 janvier 2013
La psychanalyse ne rend pas compte des objets sociaux, mais seulement de leur fonction d'étayage ou de dépôt, ou encore de cadre dans la formation de la réalité psychique : c'est à ce titre qu'elle les interroge aussi comme des lieux d'inscription de la psyché.
René Kaës, Le groupe et le sujet du groupe
René Kaës, Le groupe et le sujet du groupe
vendredi 11 janvier 2013
mardi 8 janvier 2013
Dans le cadre de la psychanalyse, Bion envisage les transformations comme l'effort du psychanalyste pour aider l'analysant à transformer (changer la forme, non pas la nature profonde ou invariant) la partie de l'expérience émotionnelle dont il est inconscient en une expérience émotionnelle dont il est conscient.
James S. Grotstein, article "Transformations" in Dictionnaire international de psychanalyse
James S. Grotstein, article "Transformations" in Dictionnaire international de psychanalyse
lundi 17 décembre 2012
Cette relation non verbale née jadis dans le silence de l'indéterminé, de l'indéfini ne peut retrouver vie que dans le silence et c'est parce que certains silences me sont apparus au cours de l'analyse comme une condition nécessaire à l'éclosion d'un état intérieur confusément ressenti par le malade comme une sorte d'équivalent de l'état d'union parfaite et totale auquel il aspire inconsciemment. Si l'on veut, il atteint autrement et plus directement l'objet dans le silence que par la parole, car celle-ci butte sans cesse contre l'évidence de l'éloignement de l'objet.
Sacha Nacht, Guérir avec Freud
Sacha Nacht, Guérir avec Freud
dimanche 16 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
... quand le petit garçon aperçoit de prime abord la région génitale de la petite fille, il se conduit de manière irrésolue, peu intéressé avant tout ; il ne voit rien ou bien par un déni il atténue sa perception, cherche des informations qui permettent de l'accorder à ce qu'il espère. Ce n'est que plus tard, lorsqu'une menace de castration a pris de l'influence sur lui, que cette observation devient pour lui pleine de signification: s'il se la remémore ou s'il la répète, il est la proie d'une terrible tempête émotionnelle et se met à croire à la réalité d'une menace dont il se riait jusqu'alors.
Sigmund Freud, Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes
samedi 8 décembre 2012
vendredi 7 décembre 2012
lundi 3 décembre 2012
On peut dire qu’une fantaisie flotte en quelque sorte en trois temps, les trois moments de notre activité représentative. Le travail psychique se rattache à une impression, une occasion dans le présent qui a été en mesure de réveiller un des grands désirs de l’individu ; à partir de là, il se reporte sur le souvenir d’une expérience antérieure, la plupart du temps infantile, au cours de laquelle ce désir était accompli ; et il crée maintenant une situation rapportée à l’avenir, qui se présente comme l’accomplissement de ce désir, précisément le rêve diurne ou la fantaisie, qui porte désormais sur lui les traces de son origine à partir de l’occasion et du souvenir. Passé, présent, avenir donc, comme enfilés sur les cordeaux du désir qui les traverse.
Sigmund Freud, Le créateur littéraire et la fantaisie
Sigmund Freud, Le créateur littéraire et la fantaisie
dimanche 2 décembre 2012
Là où "l'ombre de l'objet tombe sur le moi" s'indique la trace de l'échec historique du moi à trouver son reflet dans l'objet, s'indique l'échec de la fonction réflexive de l'objet, c’est là où l'objet ne réfléchit pas le sujet que plane son ombre.
René Roussillon, Pluralité de l'appropriation subjective
René Roussillon, Pluralité de l'appropriation subjective
jeudi 29 novembre 2012
lundi 26 novembre 2012
dimanche 25 novembre 2012
J'ai introduit les termes d'objet transitionnel et de phénomènes transitionnels pour désigner l'aire intermédiaire d'expérience qui se situe entre le pouce et l'ours en peluche, entre l'érotisme oral et la véritable relation d'objet, entre l'activité créative primaire et la projection de ce qui a été introjecté, entre l'ignorance primaire de la dette et la reconnaissance de celle-ci.
Donald W. Winnicott, Objets transitionnels et phénomènes transitionnels
Donald W. Winnicott, Objets transitionnels et phénomènes transitionnels
vendredi 23 novembre 2012
jeudi 22 novembre 2012
Ce n'est donc jamais une seule signification qui serait réellement présente à l'esprit, et donc par conséquent l'interprétation serait vraie ou fausse, mais toujours un ensemble partiellement actualisé de significations, dont l'interprétation n'est vraie ou fausse que si elle tient compte de leurs relations potentielles.
Pierre-Henri Castel, Introduction à "l'Interprétation du rêve" de Sigmund Freud
Pierre-Henri Castel, Introduction à "l'Interprétation du rêve" de Sigmund Freud
mercredi 21 novembre 2012
mardi 20 novembre 2012
Psychanalyste, c’est une fonction. Pas un être. Ce n’est pas une identité. J’espère par exemple ne pas l’être avec mes proches, ne pas les bombarder d’interprétations plus ou moins sauvages. Et puis, même parfois dans mon cabinet, je ne le suis pas toujours non plus. Quand j’étais psychanalyste débutant, je me demandais ce que je faisais là : de quel droit ? Je dis souvent que se prendre pour un analyste est le commencement de l’imposture. Et si j’ai réussi à le devenir, c’est bien parce que je ne me suis pas pris pour un analyste.
J.-B. Pontalis, Entretien donné à Psychologies Magazine
J.-B. Pontalis, Entretien donné à Psychologies Magazine
lundi 19 novembre 2012
Le moment du vécu et le moment de la signification ne coïncident pas. Ce qui est signifié au moment du vécu est pour ainsi dire en souffrance, en attente de signification. Le moment de la signification est toujours rétroactif. Si une signification paraît dans la remémoration avoir coïncidé avec le vécu, le plus souvent il s'agit d'une élaboration ultérieure, rapportée au vécu initial. Celui-ci s'accompagne d'une « signification » tout autre, était en quelque sorte cadré par une « théorie sexuelle » qui en rendait compte. On pourrait presque avancer que vécu et signification s'appellent l'un l'autre sans jamais se rejoindre. Le vécu court après la signification sans jamais la trouver. La signification est acquise quand le vécu est à jamais perdu.
André Green, Le discours vivant
André Green, Le discours vivant
mercredi 14 novembre 2012
lundi 12 novembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
L'Œdipe n'est plus un mythe, mais un complexe, c'est-à-dire un micro-système. Il est la structure qui fait communiquer les structures de l'individu et celles de la société (...). L'Œdipe organise les pulsions qui l'organisent en retour, comme il organise la culture et est organisée par elle.
André Green, Le mythe : un objet transitionnel collectif in La Déliaison
André Green, Le mythe : un objet transitionnel collectif in La Déliaison
vendredi 9 novembre 2012
dimanche 4 novembre 2012
samedi 3 novembre 2012
jeudi 1 novembre 2012
Le passage de l'identification narcissique (projective) à l’identification introjective est conditionné par l’élaboration de la position dépressive, dont la réussite sous la prédominance des pulsions libidinales permet de renoncer au recours massif à l’identification projective avec l'objet qui était auparavant utilisée pour dénier la reconnaissance de la séparation avec les angoisses qui l'accompagnent.
Jean Bégoin, Présentation : quelques repères sur l'évaluation du concept d'identification
Jean Bégoin, Présentation : quelques repères sur l'évaluation du concept d'identification
mercredi 31 octobre 2012
mardi 30 octobre 2012
dimanche 28 octobre 2012
[...] le contre-transfert n'apparaît pas directement à la conscience mais se manifeste comme signe à décrypter ni repéré ni compris d'emblée, surgissant sous forme d'affects, de sentiments, d’associations de représentations, de fantasmes, d'images, de lapsus, d'actes manqués, de rêves, de métaphores ou comparaisons inattendues, tous rejetons de l’inconscient ou expression directes de celui-ci - certains affects. Il se situe à l'opposé des représentations conscientes et des affects dont l'objet est d'emblée conscient.
Louise de Urtubey, Le travail de contre-transfert
Louise de Urtubey, Le travail de contre-transfert
jeudi 25 octobre 2012
mercredi 24 octobre 2012
Le surmoi de l’enfant ne s’édifie pas d’après le modèle des parents mais d’après le surmoi parental ; il se remplit du même contenu, il devient porteur de la tradition, de toutes les valeurs à l’épreuve du temps qui se sont perpétuées de cette manière de génération en génération.
Sigmund Freud, Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse
Sigmund Freud, Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse
mardi 23 octobre 2012
lundi 22 octobre 2012
Le moi se forme pour une bonne part à partir d’identifications qui remplacent des investissements abandonnés par le ça, et que les premières de ces identifications se comportent régulièrement comme une instance particulière dans le moi, s’opposent au moi comme sur-moi, tandis que le moi une fois renforcé peut plus tard se montrer plus résistant face à l’influence de telles identifications. Le sur-moi doit sa position particulière dans le moi ou par rapport au moi à un facteur qui doit être apprécié de deux côtés : premièrement, il est la première identification qui se soit produite tant que le moi était encore faible, et deuxièmement, il est l’héritier du complexe d’Œdipe et a donc introduit dans le moi les objets de la plus haute importance.
Sigmund Freud, Le moi et le ça
Sigmund Freud, Le moi et le ça
dimanche 21 octobre 2012
jeudi 18 octobre 2012
mercredi 17 octobre 2012
Durant les dernières décennies, la clinique psychanalytique a vu son principal centre d’intérêt se déplacer des névroses dites classiques aux troubles des personnalités limites. Ce changement a été accompagné d’un désintérêt pour la sexualité au profit du fonctionnement du moi ou des relations d’objet. En fait, ni les troubles du moi, ni les relations d’objet régressives ne devraient être séparés de la sexualité et de ses vicissitudes.
André Green, La Clinique psychanalytique contemporaine
André Green, La Clinique psychanalytique contemporaine
mardi 16 octobre 2012
L’analyste lui-même est également soumis à la situation infantile dont il fait partie. En fait, la situation infantile à laquelle il est exposé contient un facteur infantile plus important encore, l’analysé qui régresse. Le Moi de l’analyste est aussi scindé en une part qui observe et une part qui éprouve. L’analyste a l’expérience de sa minutieuse analyse personnelle et sait ce qui l’attend, et, de surcroît, à l’inverse de son analysé, se trouve dans une situation d’autorité. Alors que c’est le travail de l’analysé que de s’adapter par la régression à la situation infantile, il incombe à l’analyste de résister à une adaptation de cet ordre. Alors que l’analysé doit faire l’expérience du passé et observer le présent, l’analyste doit éprouver le présent et observer le passé ; il doit résister à toute tendance intérieure à la régression. S’il devient la victime de sa propre technique et éprouve le passé au lieu de l’observer, il est sujet à une contre-résistance. Le phénomène du contre-transfert peut être très bien décrit en paraphrasant la formule de Fenichel : l’analyste déforme le passé par référence au présent.
Ida Macalpine, The development of the transference
lundi 15 octobre 2012
... On se rend compte à quel point le travail psychique fourni par l’analyste est compliqué, en vérité. On laisse agir sur soi les associations libres du patient et en même temps on laisse sa propre fantaisie jouer avec ce matériel associatif ; entre-temps on compare les connexions nouvelles avec les résultats antérieurs de l’analyse sans négliger, fût-ce un seul instant, la prise en compte et la critique de ses tendances propres.
Sándor Ferenczi, Élasticité de la technique psychanalytique
Sándor Ferenczi, Élasticité de la technique psychanalytique
jeudi 11 octobre 2012
mardi 9 octobre 2012
lundi 8 octobre 2012
dimanche 7 octobre 2012
En fin de compte, le complexe d'OEdipe connaît trois types d'identification : a) l’identification au rival, permettant la compensation de l'investissement et qui s'effectue sur le modèle de l’identification hystérique autour d'une qualité émotionnelle commune qui demeure inconsciente ; b) l’identification régressive sur le mode de l'objet perdu, renoncement à l'investissement sexuel de l'objet par identification à cet objet ; c) l’identification progressive et "maturante", dans laquelle coexistent identification et investissement dans l'espace triangulaire.
Jean-Luc Donnet et Jean-Pierre Pinel, Le problème de l’identification chez Freud
Jean-Luc Donnet et Jean-Pierre Pinel, Le problème de l’identification chez Freud
mercredi 3 octobre 2012
mardi 2 octobre 2012
Victoire
Pourquoi autant de gens sont-ils attirés par la chaleur rassurante de la défaite? Peut-être parce qu'une défaite ne peut être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice. Tous les humains sentent confusément cette vérité. Beaucoup parmi les plus intelligents sont ainsi tentés de réussir non pas la plus belle victoire mais la plus belle défaite.
Hannibal fit demi-tour devant Rome offerte.
César insista pour aller aux ides de mars.
L'armée écossaise de Jacques 1er refusa d'entrer dans Londres qu'elle avait pourtant conquise. Napoléon annonça la retraite à Waterloo alors que la bataille était probablement gagnée. Et que dire de toutes ces stars du show business qui tout à coup tombent dans l'alcool, la drogue, ou le suicide sans aucune raison logique. Ils n'arrivaient pas à supporter la gloire, ils ont donc sciemment organisé leur défaite.
Tirons leçon de ces expériences passées. Derrière beaucoup de soi-disant réussites, il n'y a qu'une volonté de se hisser au plus haut plongeoir pour bien se planter de manière spectaculaire.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Pourquoi autant de gens sont-ils attirés par la chaleur rassurante de la défaite? Peut-être parce qu'une défaite ne peut être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice. Tous les humains sentent confusément cette vérité. Beaucoup parmi les plus intelligents sont ainsi tentés de réussir non pas la plus belle victoire mais la plus belle défaite.
Hannibal fit demi-tour devant Rome offerte.
César insista pour aller aux ides de mars.
L'armée écossaise de Jacques 1er refusa d'entrer dans Londres qu'elle avait pourtant conquise. Napoléon annonça la retraite à Waterloo alors que la bataille était probablement gagnée. Et que dire de toutes ces stars du show business qui tout à coup tombent dans l'alcool, la drogue, ou le suicide sans aucune raison logique. Ils n'arrivaient pas à supporter la gloire, ils ont donc sciemment organisé leur défaite.
Tirons leçon de ces expériences passées. Derrière beaucoup de soi-disant réussites, il n'y a qu'une volonté de se hisser au plus haut plongeoir pour bien se planter de manière spectaculaire.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
lundi 1 octobre 2012
Tout guerrier de la lumière a eu peur de s'engager dans le combat.
Tout guerrier de la lumière a trahi et menti par le passé.
Tout guerrier de la lumière a déjà perdu la foi en l'avenir.
Tout guerrier de la lumière a souffert pour des choses sans importance.
Tout guerrier de la lumière a douté d'être un guerrier de la lumière.
Tout guerrier de la lumière a manqué à ses obligations spirituelles.
Tout guerrier de la lumière a dit oui quand il voulait dire non.
Tout guerrier de la lumière a blessé quelqu'un qu'il aimait.
C'est pour cela qu'il est un guerrier de la lumière ; parce qu'il est passé par toutes ces expériences et n'a pas perdu l'espoir de devenir meilleur.
Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière
Tout guerrier de la lumière a trahi et menti par le passé.
Tout guerrier de la lumière a déjà perdu la foi en l'avenir.
Tout guerrier de la lumière a souffert pour des choses sans importance.
Tout guerrier de la lumière a douté d'être un guerrier de la lumière.
Tout guerrier de la lumière a manqué à ses obligations spirituelles.
Tout guerrier de la lumière a dit oui quand il voulait dire non.
Tout guerrier de la lumière a blessé quelqu'un qu'il aimait.
C'est pour cela qu'il est un guerrier de la lumière ; parce qu'il est passé par toutes ces expériences et n'a pas perdu l'espoir de devenir meilleur.
Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière
dimanche 30 septembre 2012
samedi 29 septembre 2012
vendredi 28 septembre 2012
- Le plus important, ce sont les petits soleils, ajouta Théodore. - Les petits soleils ? - Les petits soleils de chaque jour. Un sourire, un mot d'encouragement, un échange, un petit plaisir ou un grand, tout ce qui nous rend heureux, joyeux, vivants. Tous les petits soleils qui illuminent nos journées, à côté desquels il ne faut surtout pas passer.
Ondine Khayat, Les petits soleils de chaque jour
mercredi 26 septembre 2012
mardi 25 septembre 2012
Cela exige que l’analyste ne ferme plus la porte à cette folie, qu’il consente à l’accueillir et à la partager en l’analysant. Pour ce faire, il faut reconnaître à l’affect toute sa portée. C’est-à-dire laisser le champ libre aux affects dans leurs aspects les moins ordinaires et les moins raisonnables, les plus contradictoires et les plus complexes. Subir la charge de la passion du transfert est sans doute exténuant, c’est le prix à payer, par l’analyste, pour la marche de l’analyse. Inutile de dire que le contre-transfert est ici en première ligne.
André Green, Le discours vivant
lundi 24 septembre 2012
Jusqu'au DSM-IV-TR inclus (2000), on estimait toutefois qu'être triste à la suite du deuil d'un proche depuis moins de deux mois était normal, et n'avait absolument pas à être rangé dans les états dépressifs. A partir de 2013, dans la nouvelle édition de ce manuel, ça ne sera même plus le cas : le chagrin, même normal (il est plutôt logique d'être très triste suite au décès d'un proche) sera pathologisé. Les endeuillés pourront donc être des dépressifs comme les autres...
Sarah Chiche, De la mélancolie à la dépression sévère in L'histoire des troubles mentaux, Les grands dossiers des Sciences humaines n° 28
Sarah Chiche, De la mélancolie à la dépression sévère in L'histoire des troubles mentaux, Les grands dossiers des Sciences humaines n° 28
dimanche 23 septembre 2012
La défense, d'une façon générale porte sur l’excitation interne (pulsion) et électivement sur telle des représentations (souvenirs ou fantasmes) auxquelles celle-ci est liée, sur telle situation capable de déclencher cette excitation dans la mesure où elle est incompatible avec cet équilibre, et de ce fait, déplaisante pour le moi. Les affects déplaisants, motifs ou signaux de la défense peuvent être objets de celle-ci.
Jean Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse
Jean Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse
samedi 22 septembre 2012
vendredi 21 septembre 2012
mardi 18 septembre 2012
lundi 17 septembre 2012
dimanche 16 septembre 2012
samedi 15 septembre 2012
La pulsion est donc un des concepts de la démarcation entre le psychique et le somatique. L'hypothèse la plus simple et la commode sur la nature des pulsions serait qu'elles ne possèdent aucune qualité par elles-mêmes, mais qu'elles ne doivent être considérées que comme mesure du travail demandé à la vie psychique.
Sigmund Freud, Métapsychologie
Sigmund Freud, Métapsychologie
vendredi 14 septembre 2012
jeudi 13 septembre 2012
lundi 10 septembre 2012
Un jour, un chien plein de sagesse passa près de chats rassemblés.
S'en étant approché, il vit que les chats, très occupés, ne lui prêtaient pas attention; il s'arrêta alors.
Du milieu de l'assemblée se leva un grand chat, à l'air grave. Il regarda les autres et dit alors: " Frères prions! Quand vous aurez prié, et prié encore, alors, plus de doute, en vérité, il pleuvra des souris."
Le chien, entendant cela, rit dans son coeur et s'éloigna en disant: "Ô chats aveugles et insensés, n'est-il pas écrit - et n'ai-je pas appris comme mes pères avant moi - qu'en réponse aux prières, aux actes de foi, aux supplications, il ne pleut pas des souris, mais des os!"
Khalil Gibran, Le Fou
S'en étant approché, il vit que les chats, très occupés, ne lui prêtaient pas attention; il s'arrêta alors.
Du milieu de l'assemblée se leva un grand chat, à l'air grave. Il regarda les autres et dit alors: " Frères prions! Quand vous aurez prié, et prié encore, alors, plus de doute, en vérité, il pleuvra des souris."
Le chien, entendant cela, rit dans son coeur et s'éloigna en disant: "Ô chats aveugles et insensés, n'est-il pas écrit - et n'ai-je pas appris comme mes pères avant moi - qu'en réponse aux prières, aux actes de foi, aux supplications, il ne pleut pas des souris, mais des os!"
Khalil Gibran, Le Fou
dimanche 9 septembre 2012
samedi 8 septembre 2012
Résumons : absence de contradiction, processus primaires (mobilité des investissements), atemporalité et remplacement de la réalité extérieure par la réalité psychique sont les caractères que nous pouvons nous attendre à trouver dans les processus appartenant au système Ics.
Sigmund Freud, Métapsychologie
Sigmund Freud, Métapsychologie
vendredi 7 septembre 2012
Homéostasie
Toute forme de vie est en recherche d'homéostasie.
"Homéostasie" signifie équilibre entre milieu intérieur et milieu extérieur.
Toute structure vivante fonctionne en homéostasie. L'oiseau a des os creux pour voler. Le chameau a des réserves d'eau pour survivre dans le désert. Le caméléon change la pigmentation de sa peau pour passer inaperçu de ses prédateurs.
Ces espèces, comme tant d'autres, se sont maintenues jusqu'à nos jours en s'adaptant à tous les bouleversements de leur milieu ambiant. Celles qui ne surent pas s'harmoniser avec le monde extérieur ont disparu.
L'homéostasie est la capacité d'autorégulation de nos organes par rapport aux contraintes extérieures.
On est toujours surpris de constater à quel point un simple individu peut endurer les épreuves les plus rudes et y adapter son organisme. Durant les guerre, circonstances où l'homme est contraint de se surpasser pour survivre, on a vu des gens qui n'avaient jusque là connu que confort et tranquillité se mettre sans rechigner au régime eau et pain sec. En quelques jours, les citadins perdus en montagne apprennent à reconnaître les plantes comestibles, à chasser et manger des animaux qui leur avaient toujours répugné: taupes, araignées, souris, serpents…
"Robinson Crusoe" de Daniel Defoe ou "L'Ile mystérieuse" de Jules Verne sont des livres à la gloire de la capacité d'homéostasie de l'être humain.
Tous, nous sommes en perpétuelle recherche de l'homéostasie parfaite car nos cellules ont déjà cette préoccupation. Elles convoitent en permanence un maximum de liquide nutritif à la meilleure température et sans agression de substance toxique. Mais quand elles n'en disposent pas, elles s'adaptent. C'est ainsi que les cellules du foie d'un ivrogne sont mieux accoutumées à assimiler l'alcool que celles d'un abstinent. Les cellules des poumons d'un fumeur fabriqueront des résistances à la nicotine. Le roi Mithridate avait même entraîné son corps à supporter l'arsenic.
Plus le milieux extérieur est hostile, plus il oblige la cellule ou l'individu à développer des talents inconnus.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Toute forme de vie est en recherche d'homéostasie.
"Homéostasie" signifie équilibre entre milieu intérieur et milieu extérieur.
Toute structure vivante fonctionne en homéostasie. L'oiseau a des os creux pour voler. Le chameau a des réserves d'eau pour survivre dans le désert. Le caméléon change la pigmentation de sa peau pour passer inaperçu de ses prédateurs.
Ces espèces, comme tant d'autres, se sont maintenues jusqu'à nos jours en s'adaptant à tous les bouleversements de leur milieu ambiant. Celles qui ne surent pas s'harmoniser avec le monde extérieur ont disparu.
L'homéostasie est la capacité d'autorégulation de nos organes par rapport aux contraintes extérieures.
On est toujours surpris de constater à quel point un simple individu peut endurer les épreuves les plus rudes et y adapter son organisme. Durant les guerre, circonstances où l'homme est contraint de se surpasser pour survivre, on a vu des gens qui n'avaient jusque là connu que confort et tranquillité se mettre sans rechigner au régime eau et pain sec. En quelques jours, les citadins perdus en montagne apprennent à reconnaître les plantes comestibles, à chasser et manger des animaux qui leur avaient toujours répugné: taupes, araignées, souris, serpents…
"Robinson Crusoe" de Daniel Defoe ou "L'Ile mystérieuse" de Jules Verne sont des livres à la gloire de la capacité d'homéostasie de l'être humain.
Tous, nous sommes en perpétuelle recherche de l'homéostasie parfaite car nos cellules ont déjà cette préoccupation. Elles convoitent en permanence un maximum de liquide nutritif à la meilleure température et sans agression de substance toxique. Mais quand elles n'en disposent pas, elles s'adaptent. C'est ainsi que les cellules du foie d'un ivrogne sont mieux accoutumées à assimiler l'alcool que celles d'un abstinent. Les cellules des poumons d'un fumeur fabriqueront des résistances à la nicotine. Le roi Mithridate avait même entraîné son corps à supporter l'arsenic.
Plus le milieux extérieur est hostile, plus il oblige la cellule ou l'individu à développer des talents inconnus.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
jeudi 6 septembre 2012
mercredi 5 septembre 2012
mardi 4 septembre 2012
lundi 3 septembre 2012
dimanche 2 septembre 2012
samedi 1 septembre 2012
vendredi 27 juillet 2012
mercredi 25 juillet 2012
Ce que nous appelons "moi" est un costume d'arlequin composé d'histoires rapportées, d'étoffes empruntées. C'est un vêtement pauvre, mal cousu. Parfois il se déchire et va dans la folie - et quand il tient, c'est toujours par miracle. Nous ne sommes soudain faits que d'une seule pièce que par la chance d'une voix qui nous appelle en nous aimant. Nommer d'amour fait venir l'unique au monde.
Christian Bobin, Mozart et la pluie
Christian Bobin, Mozart et la pluie
lundi 23 juillet 2012
Quand nous avons dépassé les savoirs
Alors nous avons la connaissance
La raison fût une aide
La raison est l'entrave
Quand nous avons dépassé les velléités
Alors nous avons le pouvoir
L'effort fût une aide
L'effort est l'entrave
Quand nous avons dépassé les jouissances
Alors nous avons la béatitude
Le désir fût une aide
Le désir est l'entrave
Quand nous avons dépassé l'individualisation
Alors nous sommes des personnes réelles
Le moi fût une aide
Le moi est l'entrave
Quand nous dépasserons l'humanité
Alors nous serons l'homme
L'animal fût une aide
L'animal est l'entrave
Sri Aurobindo et Georges Moustaki, Aphorismes
Alors nous avons la connaissance
La raison fût une aide
La raison est l'entrave
Quand nous avons dépassé les velléités
Alors nous avons le pouvoir
L'effort fût une aide
L'effort est l'entrave
Quand nous avons dépassé les jouissances
Alors nous avons la béatitude
Le désir fût une aide
Le désir est l'entrave
Quand nous avons dépassé l'individualisation
Alors nous sommes des personnes réelles
Le moi fût une aide
Le moi est l'entrave
Quand nous dépasserons l'humanité
Alors nous serons l'homme
L'animal fût une aide
L'animal est l'entrave
Sri Aurobindo et Georges Moustaki, Aphorismes
jeudi 19 juillet 2012
mardi 17 juillet 2012
samedi 14 juillet 2012
Il faut toujours se méfier quand on évoque une pensée qui viendrait "après" Freud, car Freud a écrit vingt gros volumes plus la correspondance, etc. ; et il a dit énormément de choses et, à mon avis, en cherchant bien, on y trouve à peu près tout formulé.
René Roussillon, Transitionnel et réflexivité
René Roussillon, Transitionnel et réflexivité
vendredi 13 juillet 2012
jeudi 12 juillet 2012
mercredi 11 juillet 2012
Il est utile de postuler l'existence, pour l'enfant immature, de deux mères que j'appelerai la mère-objet et la mère-environnement. Je n'ai nullement le désir d'inventer des noms qui deviendront des étiquettes et prendront éventuellement un sens rigide et gênant, mais dans ce contexte, il me paraît possible d'utiliser ces termes : "mère-objet" et "mère-environnement" pour décrire la grande différence qui existe, aux yeux du nourrisson, entre deux aspects des soins infantiles : la mère qui est un objet ou détient l'objet partiel propre à satisfaire les besoins immédiats, et la mère qui est une personne veillant à écarter l'imprévisible et qui, d'une façon active, soigne et dirige.
Donald W. Winnicott, Elaboration de la capacité de sollicitude
Donald W. Winnicott, Elaboration de la capacité de sollicitude
mardi 3 juillet 2012
Hiérarchie chez les rats
Une expérience a été effectuée sur des rats. Pour étudier leur aptitude à nager, un chercheur du laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy, Didier Desor, en a réuni six dans une cage dont l'unique issue débouchait sur une piscine qu'il leur fallait traverser pour atteindre une mangeoire distribuant les aliments. On a rapidement constaté que les six rats n'allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus qu'ils s'étaient ainsi répartis: deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.
Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l'eau. Lorsqu'ils revenaient à la cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l'eau jusqu'à ce qu'ils lâchent leur magot. Ce n'est qu'après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités soumis pouvaient se permettre de consommer leur propre croquette. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.
L'autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d'effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats. La même structure-deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur ñse retrouva dans les vingt cages où l'expérience fut reconduite.
Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble. Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréée les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome. Et on a obtenu encore le même résultats en réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre douleur.
Puis l'expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres avaient arraché la peau. Moralité: plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les souffre douleur augmente. Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu'ils aient besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.
Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et analysés les cerveaux. Or les plus stressés n'étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut privilégié et d'être obligés d'aller un jour au travail.
Se pourrait-il que pour chaque espèce animale il existe une sorte de grille d'organisation spécifique. Quels que soient les individus choisis, dès qu'ils sont plus de deux, ils s'empressent de tenter de reproduire cette grille pour s'y intégrer. Peut-être que l'espèce humaine est tributaire elle aussi d'une telle grille. Et quel que soit le gouvernement anarchiste, despotique, monarchiste, républicain ou démocratique, nous retombions dans une répartition similaire des hiérarchies. Seules changent l'appellation et le mode de désignation des exploiteurs.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Une expérience a été effectuée sur des rats. Pour étudier leur aptitude à nager, un chercheur du laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy, Didier Desor, en a réuni six dans une cage dont l'unique issue débouchait sur une piscine qu'il leur fallait traverser pour atteindre une mangeoire distribuant les aliments. On a rapidement constaté que les six rats n'allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus qu'ils s'étaient ainsi répartis: deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.
Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l'eau. Lorsqu'ils revenaient à la cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l'eau jusqu'à ce qu'ils lâchent leur magot. Ce n'est qu'après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités soumis pouvaient se permettre de consommer leur propre croquette. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.
L'autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d'effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats. La même structure-deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur ñse retrouva dans les vingt cages où l'expérience fut reconduite.
Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble. Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréée les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome. Et on a obtenu encore le même résultats en réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre douleur.
Puis l'expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres avaient arraché la peau. Moralité: plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les souffre douleur augmente. Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu'ils aient besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.
Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et analysés les cerveaux. Or les plus stressés n'étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut privilégié et d'être obligés d'aller un jour au travail.
Se pourrait-il que pour chaque espèce animale il existe une sorte de grille d'organisation spécifique. Quels que soient les individus choisis, dès qu'ils sont plus de deux, ils s'empressent de tenter de reproduire cette grille pour s'y intégrer. Peut-être que l'espèce humaine est tributaire elle aussi d'une telle grille. Et quel que soit le gouvernement anarchiste, despotique, monarchiste, républicain ou démocratique, nous retombions dans une répartition similaire des hiérarchies. Seules changent l'appellation et le mode de désignation des exploiteurs.
Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu
lundi 2 juillet 2012
dimanche 1 juillet 2012
La psychanalyse s'est développée comme une forme très spécialisée du jeu mise au service de la communication avec soi-même et avec les autres.... Il serait bon de rappeler constamment à l'analyste non seulement ce qu'il doit à Freud, mais aussi ce que nous devons à cette chose naturelle et universelle, le jeu.
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité. L'espace potentiel
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité. L'espace potentiel
vendredi 29 juin 2012
Ma propre analyse n'a pas pu aller assez en profondeur parce que mon analyste avec sa ferme détermination d'être en bonne santé et son antipathie pour les faiblesses et les anomalies, n'a pas pu me suivre dans cette profondeur et a commencé trop tôt avec "l'éducatif".
Sándor Ferenczi, Journal clinique, 17 mars 1932
Sándor Ferenczi, Journal clinique, 17 mars 1932
jeudi 28 juin 2012
La vertu de patience, c'est supporter les tourments intérieurs de nos insatisfactions par rapport à l'idéal auquel on aspire. C'est aussi endurer d'être persécuté ou vilipendé parce qu'on pratique du mieux qu'on peut l'idéal auquel on aspire. Pour endurer les insatisfactions intérieures, il faut mettre toute sa confiance dans son destin.
Denis Kengan Robert, Introduction au Shobogenzo Zuimonki : Etre zen selon Dogen
Denis Kengan Robert, Introduction au Shobogenzo Zuimonki : Etre zen selon Dogen
mercredi 27 juin 2012
mardi 26 juin 2012
La marque d’une intelligence de premier plan est qu’elle est capable de se fixer sur deux idées contradictoires sans pour autant perdre la possibilité de fonctionner. On devrait par exemple pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et cependant être décidé à les changer.
Francis Scott Fitzgerald, La Fêlure
Francis Scott Fitzgerald, La Fêlure
vendredi 22 juin 2012
mercredi 20 juin 2012
Le complexe de castration s’enracine dans la sexualité infantile. Il est relatif, le plus souvent, aux fantasmes de castration que l’enfant imagine subir de la part de personnages investis d’autorité, comme punition pour avoir été porté à la recherche du plaisir en s’accordant des caresses mises en œuvre à l’insu des parents pour se procurer une jouissance et stimuler surtout des imaginations qui sont au centre des pratiques masturbatoires.
André Green, Le complexe de castration
André Green, Le complexe de castration
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