vendredi 26 septembre 2014
jeudi 25 septembre 2014
Donald W. Winnicott, Les aspects métapsychologiques et cliniques de la régression au sein de la situation analytique
mercredi 24 septembre 2014
mardi 23 septembre 2014
lundi 22 septembre 2014
jeudi 18 septembre 2014
Michel Gribinski et Josef Ludin, Dialogue sur la nature du transfert
mercredi 17 septembre 2014
mardi 16 septembre 2014
lundi 15 septembre 2014
jeudi 11 septembre 2014
mercredi 10 septembre 2014
mardi 9 septembre 2014
J.-B. Pontalis, Fenêtres
lundi 8 septembre 2014
René Roussillon, Agonie, clivage et symbolisation
jeudi 4 septembre 2014
Le transfert et le contre-transfert ne consistent pas seulement dans les termes d'opérations de délestage ou de charge des investissements dans la psyché d'un autre, d'une extension topique qui au-dehors serait le réceptacle de l’irreprésentable du dedans, la délégation de traitement des représentations non refoulées à un autre. A cette perspective il conviendrait sans doute de substituer la problématique d'une résonance et d'une interférence des topiques, avec des espaces communs et des dispositifs intersubjectifs de gestion des économies et des dynamiques psychiques.
René Kaës, Un singulier pluriel
mardi 2 septembre 2014
lundi 1 septembre 2014
André Green, La déliaison
vendredi 29 août 2014
jeudi 28 août 2014
mercredi 27 août 2014
mardi 26 août 2014
lundi 25 août 2014
vendredi 22 août 2014
René Kaës, Un singulier pluriel
jeudi 21 août 2014
- La première est la fonction contenante décrite par Bleger lorsqu'il dit que le cadre est "récepteur de la symbiose", contient la "partie psychotique de la personnalité". A l'intérieur de cette première fonction, nous pouvons distinguer la contenance comme réceptacle ou comme contrainte, le dépôt, soit pure et simple consignation, soit lieu où l'on entrepose certains objets pour les conserver ou mettre à l'abri, et la crypte, qui reçoit le caché et l’archaïque.
- La deuxième fonction, de limitation, assure la distinction entre le "moi" et le "non-moi". Le cadre est le garant des limites du sujet, de son espace corporel et psychique.
- La troisième fonction du cadre est transitionnelle : frontière entre le moi et le non-moi, le cadre articule le dedans et le dehors, le cadre participe de cet espace qu'a conceptualisé Winnicott, où règnent la paradoxalité et l'indécidabilité. Trouvé-créé, le cadre n'est ni subjectivement conçu, ni objectivement perçu. Un des problèmes conséquents est celui du maintien de la dimension contractuelle du cadre confronté avec celui de son adéquation et de son aménagement. Ce problème définit en partie le contenu de ce que j'ai nommé analyse transitionnelle.
- Le cadre accomplit une quatrième fonction d'adossement et d'étayage, sur le modèle de l'appui sur l'objet d’arrière-plan ; les travaux de J. Grostein, J. Sandler et G. Haag ont mis en évidence le rôle de cet objet dans la formation du sentiment de sécurité et d'identité.
- La cinquième fonction est celle du "conteneur" : elle correspond à la fonction de figuration et de transformation des représentations d'objets et des affects en représentation de mots qui sont rendues possibles par le cadre.
- Lorsque ces cinq conditions sont remplies, le cadre peut exercer une sixième fonction, symbolisante, condition majeure de la formation de la pensée.
René Kaës, Un singulier pluriel
mercredi 20 août 2014
J.-B. Pontalis, Le petit groupe comme objet
lundi 18 août 2014
René Kaës, Un singulier pluriel
mercredi 16 juillet 2014
mardi 15 juillet 2014
mercredi 9 juillet 2014
mardi 8 juillet 2014
lundi 7 juillet 2014
Margaret I. Little, Le transfert dans les états limites in Des états limites. L'alliance thérapeutique
mardi 1 juillet 2014
lundi 30 juin 2014
mercredi 25 juin 2014
Maurice Dayan, Dire et devenir
mardi 24 juin 2014
mercredi 18 juin 2014
mardi 17 juin 2014
Sigmund Freud, Les voies nouvelles de la thérapeutique psychanalytique
jeudi 12 juin 2014
mercredi 11 juin 2014
Donald W. Winnicott, Psychanalyse et science, amies ou simples relations ? in Conversations ordinaires
jeudi 5 juin 2014
mardi 3 juin 2014
lundi 2 juin 2014
vendredi 23 mai 2014
mercredi 21 mai 2014
mardi 20 mai 2014
lundi 19 mai 2014
vendredi 16 mai 2014
mercredi 14 mai 2014
mardi 13 mai 2014
Paul Denis, Les pulsions. Les grands concepts de la psychologie clinique
lundi 12 mai 2014
vendredi 9 mai 2014
mercredi 7 mai 2014
mardi 6 mai 2014
Todo pasa y todo queda, [Tout passe et tout reste,]
pero lo nuestro es pasar, [mais le propre de l'homme est de passer,]
pasar haciendo caminos, [passer en faisant des chemins,]
caminos sobre el mar. [des chemins sur la mer.]
Nunca perseguí la gloria, [Je n'ai jamais cherché la gloire,]
ni dejar en la memoria [ni cherché à laisser dans la mémoire]
de los hombres mi canción; [des hommes ma chanson ;]
yo amo los mundos sutiles, [j'aime les mondes subtils,]
ingrávidos y gentiles, [légers et aimables,]
como pompas de jabón. [comme des bulles de savon.]
Me gusta verlos pintarse [J'aime les voir se peindre]
de sol y grana, volar [de soleil et de rouge, voler]
bajo el cielo azul, temblar [sous le ciel bleu, trembler]
súbitamente y quebrarse... [soudainement et se rompre...]
Nunca perseguí la gloria. [Je n'ai jamais cherché la gloire.]
Caminante, son tus huellas [Toi qui marche, ce sont tes traces]
el camino y nada más; [qui font le chemin, rien d'autre ;]
caminante, no hay camino, [toi qui marche, il n'existe pas de chemin,]
se hace camino al andar. [le chemin se fait en marchant.]
Al andar se hace camino [En marchant on fait le chemin]
y al volver la vista atrás [et lorsqu'on se retourne]
se ve la senda que nunca [on voit le sentier que jamais]
se ha de volver a pisar. [on n'empruntera à nouveau.]
Caminante no hay camino [Toi qui marche, il n'existe pas de chemin]
sino estelas en la mar... [si ce n'est le sillage dans la mer...]
Hace algún tiempo en ese lugar [Il fut un temps dans ce lieu]
donde hoy los bosques se visten de espinos [où aujourd'hui les bois s'habillent d'épines]
se oyó la voz de un poeta gritar [on entendit la voix d'un poète crier]
"Caminante no hay camino, ["Toi qui marche, il n'existe pas de chemin,]
se hace camino al andar..." [le chemin se fait en marchant..."]
Golpe a golpe, verso a verso... [Coup après coup, vers après vers...]
Murió el poeta lejos del hogar. [Le poète mourut loin de chez lui.]
Le cubre el polvo de un país vecino. [Il est recouvert de la poussière d'un pays voisin.]
Al alejarse le vieron llorar. [En s'éloignant on le vit pleurer.]
"Caminante no hay camino, [Toi qui marche, il n'existe pas de chemin,]
se hace camino al andar..." [le chemin se fait en marchant...]
Golpe a golpe, verso a verso... [Coup après coup, vers après vers...]
Cuando el jilguero no puede cantar. [Quand le chardonneret ne peut chanter]
Cuando el poeta es un peregrino, [Quand le poète est un pèlerin,]
cuando de nada nos sirve rezar. [quand il ne sert à rien de prier.]
"Caminante no hay camino, ["Toi qui marche, il n'existe pas de chemin,]
se hace camino al andar..." [le chemin se fait en marchant..."]
Golpe a golpe, verso a verso. [Coup après coup, vers après vers.]
Antonio Machado, Campos de Castilla [Champs de Castille]
lundi 5 mai 2014
mercredi 30 avril 2014
mardi 29 avril 2014
lundi 28 avril 2014
vendredi 25 avril 2014
Donald W. Winnicott, Conseils aux parents
jeudi 24 avril 2014
mercredi 23 avril 2014
Sigmund Freud, Psychanalyse et théorie de la libido
mardi 22 avril 2014
vendredi 18 avril 2014
Wilfred R. Bion, Cogitations, note de mars 1970
jeudi 17 avril 2014
Gaston Bachelard, La poétique de la rêverie
mercredi 16 avril 2014
Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation
lundi 14 avril 2014
jeudi 10 avril 2014
mercredi 9 avril 2014
mardi 8 avril 2014
lundi 7 avril 2014
Jean Laplanche, La sexualité humaine. Biologisme et biologie
jeudi 3 avril 2014
mercredi 2 avril 2014
mardi 1 avril 2014
lundi 31 mars 2014
vendredi 28 mars 2014
jeudi 27 mars 2014
mercredi 26 mars 2014
Sigmund Freud, Trois essais sur la théorie de la sexualité
mardi 25 mars 2014
lundi 24 mars 2014
vendredi 21 mars 2014
mercredi 19 mars 2014
Sigmund Freud, L'interprétation du rêve
lundi 17 mars 2014
jeudi 13 mars 2014
mercredi 12 mars 2014
mardi 11 mars 2014
Sigmund Freud, Pulsions et destins des pulsions
vendredi 7 mars 2014
jeudi 6 mars 2014
mercredi 5 mars 2014
mardi 4 mars 2014
Donald W. Winnicott, Agressivité, culpabilité et réparation
mardi 25 février 2014
François Flahaut, "L'économisme : ce dogme qui met la société au service du capitalisme", Télérama n° 2791, 9 juillet 2003
jeudi 20 février 2014
mardi 18 février 2014
Wilfred R. Bion, Séminaires cliniques
mardi 11 février 2014
lundi 10 février 2014
vendredi 7 février 2014
mercredi 5 février 2014
lundi 3 février 2014
vendredi 31 janvier 2014
jeudi 30 janvier 2014
mardi 28 janvier 2014
vendredi 24 janvier 2014
jeudi 23 janvier 2014
mardi 21 janvier 2014
vendredi 17 janvier 2014
jeudi 16 janvier 2014
Lynne Jacobs, Honte et défenses contre la honte. Ombre sur le dialogue thérapeutique, Cahiers de Gestalt-thérapie n° 7
mercredi 15 janvier 2014
Donald W. Winnicott, La nature humaine
mardi 14 janvier 2014
lundi 13 janvier 2014
dimanche 12 janvier 2014
mardi 7 janvier 2014
C'est la capacité innée de vivre, généralement hors conscience, de ce qu'un autre vit. C'est un acte non volontaire de vécu comme si votre centre d'orientation et votre point de vue étaient centrés en l'autre. ce n'est pas une forme de savoir sur l'autre, mais plutôt une participation à l'expérience de l'autre. c'est la capacité intersubjective fondamentale qui rend possible l'imitation, l'empathie, la sympathie, la contagion émotionnelle et l'identification. Si elle est innée, cette capacité grandit et s'affine au cours du développement.
Daniel N. Stern, Le moment présent en psychothérapie
Fanita English, Analyse transactionnnelle et émotions
lundi 23 décembre 2013
André Green et Fernando Urribarri, Dialoguer avec André Green : La psychanalyse contemporaine, chemin faisant
jeudi 19 décembre 2013
Opération par laquelle le sujet expulse de soi et localise dans l'autre, personne ou chose, des qualités, des sentiments, des désirs, voire des "objets" qu'il méconnaît ou refuse en lui. Il s'agit là d'une défense d'origine très archaïque et que l'on retrouve à l’œuvre particulièrement dans la paranoïa mais aussi dans des modes de pensées "normaux" comme la superstition.
mercredi 18 décembre 2013
mardi 17 décembre 2013
lundi 16 décembre 2013
Postulat : Nous avons décidé pour nous même, inconsciemment, une position de vie qui nous détermine face aux autres, en fonction de la valeur intrinsèque que nous nous accordons. Les expériences primales déterminent la position de vie. Elle tourne autour des polarités “toi” “moi” et “vous”.
Il y a 4 types de position de vie :
La position positive fondamentale notée + +.
La position - - "Je suis nul, toi aussi, c’est la catastrophe..." C’est une position dépressive où tout est permis.
La position + - “ Si tu es comme moi tu es ok sinon je te rejette...” c’est une position de mépris, paranoïaque.
La position - + “Je laisse tomber...”.
www.dicopsy.com
mercredi 11 décembre 2013
C'est le passage d'une position passive à une position active chez un patient qui, ayant subi le traumatisme d'un abandon par exemple, ne peut que retourner activement cet éprouvé de telle sorte que ce soit l'autre, le thérapeute qui le ressente et qui en souffre à sa place momentanément.
René Roussillon, Agonie, clivage et symbolisation
mardi 10 décembre 2013
Désignent les façons de méconnaître la réalité en répondant à côté, en pinaillant, en se mettant en rivalité artificielle, en jouant des rôles de persécuteur, sauveur, victime, en généralisant ou en rêvant de vouloir tout changer (grandiosité).
Dominique Chalvin, Les nouveaux outils de l'analyse transactionnelle
vendredi 6 décembre 2013
jeudi 5 décembre 2013
C'est l'ensemble des courants et des écoles qui associent une description des maladies de l'âme (folie), des nerfs (névroses) et de l'humeur (mélancolie) à un traitement psychique de nature dynamique, c'est à dire faisant intervenir une relation transférentielle entre le médecin et le malade.
Elisabeth Roudinesco, Pourquoi la psychanalyse ?
mercredi 4 décembre 2013
mardi 3 décembre 2013
Maud Mannoni, La théorie comme fiction
lundi 2 décembre 2013
Maud Mannoni, La théorie comme fiction
jeudi 28 novembre 2013
Gregory Bateson, Vers une écologie de l'esprit, tome 1
mercredi 27 novembre 2013
Pierre Kaufmann (dir.), L'apport freudien : éléments pour une encyclopédie de la psychanalyse
mardi 26 novembre 2013
Lu sur wikipedia.fr
lundi 25 novembre 2013
vendredi 22 novembre 2013
jeudi 21 novembre 2013
Jean-François Dortier (dir), Dictionnaire des sciences humaines
mercredi 20 novembre 2013
Wilfred R. Bion, Bion à New-York et Sao Paulo
mardi 19 novembre 2013
Cette activité de relance, cet espace de jeu présente trois propriétés que nous ne ferons qu’ébaucher ici.
- la première de ces propriétés, non la moindre, est la délimitation d’un espace-temps, limité, défini comme situation de soin et qui fonctionne comme appui externe à la constitution d’un espace interne. Un cadre est ainsi construit.
- Second aspect : le thérapeute est amené à présenter (formuler ou mettre en forme) des représentations psychiques au patient, il « nourrit » les processus élaboratifs dans une activité que nous avons rapprochée de la capacité de rêverie décrite par Bion et qui s’apparente, à un niveau métaphorique, à la «présentation d'objet» du maternage selon Winnicott.
- En troisième lieu, le thérapeute adopte à l’égard de la vie psychique une certaine attitude qui transmet un cadre de référence qui introduit un certain décollement par rapport aux imagos mobilisées, qui introduit un certain jeu dans les représentations psychiques et les processus. Ces méthodes, toujours suivant notre expérience propre, peuvent être utilisées corrélativement à des interventions thérapeutiques plus traditionnelles et dérivées de la psychanalyse qu’elles ne sauraient remplacer. Elles fournissent en situation de crise de la situation de soin, un « supplément de cadre » qui permet de contenir plus économiquement la crise.
René Roussillon, Paradoxes et situations limites de la psychanalyse
lundi 18 novembre 2013
Darian Leader, À quoi penses-tu ? Les incertitudes de l'amour
mercredi 13 novembre 2013
vendredi 8 novembre 2013
jeudi 7 novembre 2013
Bertram D. Lewin, Le sommeil, la bouche et l'écran du rêve. Nouvelle revue de psychanalyse n° 5, 1972
mercredi 6 novembre 2013
mardi 5 novembre 2013
Un scénario de vie est composé des éléments suivants :
* les injonctions. Il y en a 12 dont N'existe pas, Ne sois pas un enfant, Ne grandis pas, Ne sois pas intime... ;
* les prescriptions ou mini-scénarios : Sois Fort, Sois Parfait, Fais Effort, Fais Plaisir, Dépêche-Toi ;
* le programme qui indique comment mettre en place les injonctions et les prescriptions. Le programme est montré par le parent du même sexe ;
* la décision prise par l'enfant pour satisfaire désirs et envies propres et intégrer les contraintes senties.
Il y a plusieurs types de scénarios :
- gagnant, non-gagnant ou perdant ;
- jamais, toujours, jusqu'à ce que, après, sans cesse ou sans but ;
- sans joie, sans amour ou sans plaisir.
On désigne par "harmatique" un scénario avec une fin tragique.
Gérard Chandezon et Antoine Lancestre, L'analyse transactionnelle, éd. PuF, coll. Que sais-je ? n° 1936
lundi 4 novembre 2013
James S. Grotstein, Dictionnaire international de psychanalyse
jeudi 31 octobre 2013
Recadrer signifie changer de regard sur les choses. En modifiant le sens que nous donnons à des faits ou à des comportements, nous changeons notre opinion et notre jugement. Le sens donné à un événement dépend du cadre dans lequel nous le situons.
Reine Lepinaux, Nicole Soleilhac et Andrée Zerah, La programmation neuro-linguistique à l'école
mercredi 30 octobre 2013
Le pacte dénégatif est une métadéfense qui se fonde sur diverses opérations défensives : de refoulement et de dénégation, mais aussi de déni, de désaveu, de rejet et d'enkystement. En même temps qu'il est nécessaire à la formation du lien, il crée dans celui-ci du non-signifiable, du non-transformable, des zones de silence, des poches d'intoxication qui maintiennent les sujets d'un lien étrangers à leur propre histoire et à l'histoire des autres.
René Kaës, Un singulier pluriel : la psychanalyse à l'épreuve du groupe
mardi 29 octobre 2013
Il s'agit du processus par lequel les points de repère précédents, qui régissent la perception des événements suivant un code de référence déterminé, sont bouleversés. Ceci provoque un moment de confusion, mais si on parvient à le surmonter, on arrive à percevoir la réalité suivant un nouveau schéma de perception.
Claudio Neri, Une pièce, où des gens parlent et discutent. Le modèle implicite de groupe chez W. R. Bion. Revue française de psychanalyse "Groupes", n° 3, Tome LXIII, 1999
lundi 28 octobre 2013
La pensée groupale (Janis) désigne le fait qu’à l’intérieur du groupe se développent des mécanismes psychologiques qui incitent les individus à rapprocher leurs points de vue les uns des autres, à développer une cohésion qui leur fait prendre des positions irrationnelles ; elles se manifeste en particulier par le fait que l’on ne tient plus compte des réalités extérieures et, de ce fait, la décision prise est souvent boiteuse.
La pensée groupale comporte plusieurs aspects qui interviennent dans les prises de décision :
- le sentiment d’invulnérabilité qui fait que le groupe par exemple peut se croire au-dessus des lois ;
- la conviction d’être dans son bon droit ;
- la tendance à dénaturer une information contraire à la décision du groupe ;
- les pressions exercées sur les membres afin qu’ils soutiennent la décision majoritaire ;
- la tendance des membres à construire des stéréotypes concernant des personnes opposées à leur décision.
Les membres d’un groupe sont plus intéressés et préoccupés à sauvegarder leur cohésion ou à défendre le groupe contre des menaces externes plutôt qu’à trouver et à aboutir à une décision rationnelle.
Gustave-Nicolas Fischer, La psychologie sociale
vendredi 25 octobre 2013
On sait que Freud s'y est intéressé dans Psychologie des masses et analyse du moi, sous le terme de Einfühlung, le "mécanismes qui seul rend possible une prise de position à l'égard d'une autre vie psychique" Ferenczi aussi. Mais ce fut R. R. Greenson (1959) le premier à donner une place majeure à l'empathie (L'empathie et ses phases diverses", Congrès international de psychanalyse, 1959, repris in Revue française de psychanalyse, 1961, n° 4-5-6). Daniel Wildlöcher (1996, Les nouvelles cartes de la psychanalyse), en décrivant les possibilités et les limites de l'empathie, pense que le concept, emprunté à la psychologie, n'est pas propre à la découverte de l'inconscient. Il souligne que, dans la technique de Kohut, "l'écoute empathique" est privilégiée au détriment de l'interprétation. Critique à l'esprit de la "communication intersubjective", D. Widlöcher préfère la notion de "copensée", entendant par là non pas une réciprocité des interprétations entre analyste et analysant, mais "l'existence d'une construction commune du sens à partir d'une expérience psychique partagée ; partage du travail interprétatif et non réciprocité".
César et Sara Botella, Figurabilité et régrédience. Revue française de psychanalyse 2001/4, volume 65
jeudi 24 octobre 2013
Robert D. Hinshelwood, Dictionnaire de la pensée kleinienne
mercredi 23 octobre 2013
Image de parents fantasiés comme unifiés dans le rapport sexuel. Cette image se forme lorsque le père n'est pas encore complètement distingué de la mère et que son pénis est senti comme faisant partie du corps de la mère. Quand les angoisses œdipiennes surgissent, une régression réactive ce fantasme comme un moyen de dénier le coït parental. Cette image est vécue comme terrifiante.
Hanna Segal, Introduction à l’œuvre de Melanie Klein
mardi 22 octobre 2013
Donald W. Winnicott, Lettres vives
lundi 21 octobre 2013
vendredi 18 octobre 2013
Il y a alors aussi une dissociation, qui est une sorte de clivage assez sophistiqué dans lequel la personnalité totale n'est pas scindée. Cela n'est pas tant la "contrepartie pathologique de la non-intégration" qu'une forme sophistiquée de la désintégration. La non-intégration me semble décrire un état primaire, ou encore un état qui est associé cliniquement à la régression à la dépendance. La dissociation (comme la désintégration et le clivage) semblent être des organisations défensives.
Donald W. Winnicott, Lettre à Masud Khan du 26 juin 1961 in Lettres vives
jeudi 17 octobre 2013
Dans notre culture, quand un sujet perçoit un renforcement comme n'étant pas totalement déterminé par une certaine action de sa part, ce renforcement est perçu comme action de sa part, ce renforcement est perçu comme le résultat de la chance, du hasard, du destin, ou comme le fait d'autres tout-puissants, ou bien encore comme totalement imprévisible en raison de la grande complexité des forces entourant l'individu. Quand l'individu perçoit l'événement (il faut entendre le renforcement) de cette façon, nous disons qu'il s'agit d'une croyance en un contrôle externe. Si, au contraire, la personne considère que l'événement dépend de son propre comportement ou de ses caractéristiques personnelles relativement stables, nous disons qu'il s'agit d'une croyance en un contrôle interne.
Julian B. Rotter, Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs, 80, whole n° 609. Cité par Nicole Dubois, La psychologie du contrôle
mercredi 16 octobre 2013
Donald W. Winnicott, La crainte de l'effondrement
mardi 15 octobre 2013
C'est une fonction fondamentale de la psyché puisqu'elle transmet la perception par voie inconsciente. Sa particularité est de ne pas être à proprement parler, ni sensation sensorielle, ni sentiment, ni déduction, bien que malgré tout, elle puisse se manifester sous toutes ces formes. C'est une sorte d'appréhension instinctive de n'importe quel contenu.
Carole Sédillot, ABC de la psychologie jungienne
lundi 14 octobre 2013
La séduction précoce [est] liée aux soins maternels, qui dans la théorisation freudienne est marquée par un refoulement toujours plus net (mais il y a des oscillations), ainsi que par un morcellement, un éclatement de la problématique de la séduction. Dans la cure, le transfert est connoté comme illusion. C'est seulement chez Ferenczi que la question reste ouverte (de façon ambigüe cependant). La recherche d'un sol originaire à partir de la pulsion, et d'une pulsion ancrée dans le biologique, ferme la voie à une théorie de la séduction. Néanmoins, la factualité de la séduction précoce progresse, avec la prise en compte des soins de la mère. Il y manque l'attention à l'inconscient de la mère.
Dominique Bourdin, La psychanalyse de Freud à aujourd'hui
vendredi 11 octobre 2013
Désignent les sentiments refoulés pendant une longue période et qui éclatent de façon excessive à un moment inattendu, provoquant des ennuis à tout le monde. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Par exemple, à force de ne vouloir jamais manifester sa colère et son désaccord à dose modérée, cette colère finit par éclater avec violence et au mauvais moment (sentiment-tabou).
Dominique Chalvin, Les nouveaux outils de l'analyse transactionnelle
jeudi 10 octobre 2013
Le potlatch regroupe l’ensemble des rites, codes, cérémonies, sanctions qui régissent le don de cadeaux dans les ethnies dites de type primitive : Nord-ouest américain, Australie, Afrique.
Le potlatch c’est essentiellement l’obligation de donner : un chef doit exercer le potlatch, c’est ce qui montre son autorité, son rang par rapport aux membres de son clan et par rapport aux clans voisins. C’est surtout un combat pour la prépondérance, ce n’est pas du commerce, même si en apparence il y a échange de richesses matérielles ou de rites et de fêtes.
Ce serait un invariant social universel.
Gabrielle Rubin, Pourquoi on en veut aux gens qui nous veulent du bien
mercredi 9 octobre 2013
Totalité chez Carl Gustav Jung
A propos de la notion de totalité que Jung emploie fréquemment, il faut rappeler que le mot français trahit l'original allemand. Jung utilise rarement die Totalität, mais presque toujours die Ganzheit (ganz, ganzwerden...). Or, le radical ganz ne signifie pas "total" mais "entier". Il faudrait traduire Ganzheit par un néologisme tel que "entièreté" dont les idées d'intégrité et d'intégration se rapprochent davantage que celle de totalité. Loin de viser à être tout, tout posséder ou faire toutes les expériences, la Ganzheit est corrélative aux expériences de dissociation et de morcellement. Jung précise que la Ganzheit n'est pas une Volkommenheit, "accomplissement total, perfection". A l'homme qui sent la présence de deux être en lui, la Ganzheit vient comme l'unité possible. C'est dans ce sens que l'expérience du soi résout la dissociation du conscient et de l'inconscient et donne au sujet d'être entier.
Élie G. Humbert, Jung
mardi 8 octobre 2013
C'est ce verbe, et dès 1967, que Bion prend comme support d'une césure de la psychanalyse d'avec le modèle de la médecine, et dont il fait la caractéristique propre aux réalisations du domaine du psychanalyste.
Traduire "intuit" par "intuitionner" ("intuitionables"), "intuition", "percevoir par intuition", etc. c'est maintenir la prévalence du sens de la vue, autrement dit, annuler la portée du choix de Bion, et ne pas décider de différencier les réalisations du domaine du psychanalyste, "intuitables" par aucun des cinq sens.
Il n'y a d'autre solution en français que laisser ce terme non traduit, ou admettre le néologisme - intuiter, intuitable - solution qui me semble préférable car elle fait entrer une terminologie propre au psychanalyste dans le vocabulaire de la psychanalyse.
Jacquelyne Poulain-Colombier, Lexique de traduction de Bion en français in Le Mouvement psychanalytique n° 10, 2005
lundi 7 octobre 2013
samedi 5 octobre 2013
vendredi 4 octobre 2013
- la honte proprement dite : c'est l'expérience directe de la honte, vécue comme affect, émotion spécifique ;
- l'angoisse de la honte : il y anticipation de la honte comme danger immédiat et donc mise en place de défenses d'évitement ;
- la honte comme potentiel : elle donne lieu à la création d'un style qui porte à éviter une honte possible (par exemple, à manifester une grandiosité défensive, à cacher ou accentuer sa différence).
Jean-Marie Robine, La honte en supervision in La supervision en psychanalyse et en psychothérapie
jeudi 3 octobre 2013
- une expérience "suffisamment bonne" du narcissisme primaire grâce à la préoccupation maternelle primaire (1956) qui permet au nourrisson de vivre son omnipotence et de créer ses objets subjectifs ;
- la présence d'un troisième espace, l'espace transitionnel entre l'enfant et sa mère, espace de jeu et de symbolisation primaire, où l'ambiguïté est acceptée, sans clivage entre le sujet et l'objet (1951) ;
- la capacité d'être seul en présence de la mère (1958) ;
- la capacité d'utiliser l'objet et de se laisser utiliser (1969).
Philippe Jaeger, Elaboration sans fin du deuil de l'objet primaire chez Winnicott ou le paradoxe de la séparation, Revue française de psychanalyse n° 2, vol. 65, 2001
mercredi 2 octobre 2013
1) La dépendance infantile, qui est marqué par la non-différenciation relative entre le moi et le non-moi et par la prépondérance de l'incorporation ou de l'"acquisition" d'objets ;
2) La transition ;
3) La dépendance mûre, caractérisée par des "rapports entre deux êtres qui sont complètement différenciés" et par la prédominance du "don" dans les relations d'objets.
Paul Watzlawick et John Weakland, Sur l'interaction
mardi 1 octobre 2013
Ces déclarations, explicites ou implicites, essentielles pour la croissance et la survie d'un groupe se retrouvent dans les structures de toutes les organisations saines et efficaces. Elles prévoient les clauses suivantes :
D'amendement. Prévoyant le mécanisme de changement de la constitution proprement dite.
Existentielle. Formalisant l'existence du groupe en lui attribuant son nom, ses devoirs, ses prérogatives et ses responsabilités.
Réglementaire. Prévoyant des sanctions pour renforcer la discipline et l'ordre pendant le travail du groupe.
Structurale. Fixant les conditions d'appartenance, tout particulièrement la structure majeure d'un groupe.
Téléologique. Fixant ou suggérant l'objectif ou l'activité.
Eric Berne, Structure et dynamique des organisations et des groupes
lundi 30 septembre 2013
Formation psychique qui comporte un contenu représentatif (figurable) psychiquement investi. La dissociation entre l'affect et la représentation proprement dite (la figuration) peut intervenir sous l'effet du refoulement ou d'un autre mécanisme de défense.
Dominique Bourdin, La psychanalyse de Freud à aujourd'hui
dimanche 29 septembre 2013
samedi 28 septembre 2013
vendredi 27 septembre 2013
jeudi 26 septembre 2013
Je dois faire la complexe déclaration suivante. Le nourrisson peut utiliser un objet transitionnel quand l'objet interne est vivant et réel et suffisamment bon (pas trop persécuteur). Mais cet objet interne dépend, dans ses qualités, de l'existence, du caractère vivant et du comportement de l'objet externe (sein, image de la mère, et en général soins apportés par l'environnement). Le caractère mauvais ou l'échec de ce dernier conduisent indirectement à la mort de l'objet interne, celui-ci cesse d'avoir une signification pour le nourrisson et dès lors, et seulement alors, le stade transitionnel cesse également d'avoir un sens. L'objet transitionnel peut tenir lieu de sein "externe", mais indirectement, en tant qu'il représente la mère "interne".
L'objet transitionnel n'est jamais sous contrôle magique comme l'objet interne, ni sous contrôle extérieur comme l'est la mère réelle.
Donald W. Winnicott, Jeu et réalité
mercredi 25 septembre 2013
mardi 24 septembre 2013
Didier Anzieu, Journal de psychanalyse de l'enfant n° 14, 1993
lundi 23 septembre 2013
samedi 21 septembre 2013
vendredi 20 septembre 2013
jeudi 19 septembre 2013
Sigmund Freud, Fragment d'une analyse d'un cas d'hystérie
mercredi 18 septembre 2013
mardi 17 septembre 2013
Michel de M'Uzan, Contre-transfert et système paradoxal
lundi 16 septembre 2013
dimanche 15 septembre 2013
Un jour, une de ses patientes lui racontait un rêve qui l'avait particulièrement impressionnée. Dans ce rêve, un inconnu lui donnait un scarabée d'or sous la forme d'un objet très précieux. A ce moment, Jung entendit quelque chose qui tapait discrètement contre la fenêtre derrière lui. Il se retourna. C'était un cétoine vert doré qui cherchait à entrer. Elle ressemblait étrangement au scarabée que décrivait au même moment sa patiente.
La présence de ce scarabée à la fois dans le rêve et dans la réalité sensible était pleine de sens. En Egypte ancienne, le scarabée symbolisait la transformation, la renaissance. Or, la patiente de Jung était précisément dans une phase de grande métamorphose intérieure et extérieure.
[...]
En fait, toute personne qui entretient un lien magique avec sa propre vie, sait que de tels faits existent en profusion. Si nous sommes suffisamment attentifs, c’est réellement une "forêt de symboles" qui s'ouvre. Tout parle. Tout est signe. L'univers reflète nos états intérieurs, et la destinée peut s’interpréter comme un rêve s'interprète.
Cette étrange osmose entre le "dedans" et le "dehors" suggère que le monde extérieur se déroule en fait à l'intérieur de notre conscience.... comme un rêve. comme si la substance du rêve et la substance du monde étaient deux cristallisation différentes de la même et unique substance.
Si le monde parle comme un rêve, c'est qu'il est un rêve.
Erik Sablé, L'univers est un rêve
samedi 14 septembre 2013
vendredi 13 septembre 2013
Sigmund Freud, A partir de l'histoire d'une névrose infantile : l'Homme aux loups
jeudi 12 septembre 2013
Donald W. Winnicott, Agressivité, culpabilité et réparation
mercredi 11 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
Jan Abram, Le langage de Winnicott. Dictionnaire explicatif des termes winnicottiens
lundi 9 septembre 2013
dimanche 8 septembre 2013
samedi 7 septembre 2013
vendredi 6 septembre 2013
jeudi 5 septembre 2013
Dominique Maugrendre, lu sur www.melaniegribinski.com